Que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui, lorsque ‘Alî ibn Abî Tâlib – qu’Allah l’agrée – vint à lui et lui dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Ce Coran s’est échappé de ma poitrine et je ne parviens plus à le retenir. » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – lui répondit : « Ne veux-tu pas que je t’enseigne des paroles par lesquelles Allah te sera utile, sera utile à celui à qui tu les enseigneras et par lesquelles Il affermira dans ta poitrine ce que tu as appris ? » Il dit : « Certes, ô Messager d’Allah, enseigne-les-moi. » Il dit : « Lorsque survient la nuit du vendredi, si tu peux te lever durant le dernier tiers de la nuit, alors fais-le, car c’est une heure devant laquelle les anges se tiennent témoins et durant laquelle l’invocation est exaucée. Mon frère Ya‘qoub dit à ses fils : ﴾Je demanderai bientôt pardon pour vous à mon Seigneur﴿ – c’est-à-dire jusqu’à l’arrivée de la nuit du vendredi. » Puis il rapporta le reste du hadith.
Ayyoûb ibn Abî Tamîmah as-Sakhtiyânî rapporte de Sa‘îd ibn Jubayr qu’il a dit au sujet de la parole divine ﴾Je demanderai bientôt pardon pour vous à mon Seigneur﴿ : « Il s’agit des nuits blanches : la treizième, la quatorzième et la quinzième nuit du mois lunaire, car l’invocation y est exaucée. »
‘Âmir ash-Sha‘bî a dit : la parole ﴾Je demanderai bientôt pardon pour vous à mon Seigneur﴿ signifie : « Je consulterai Yûsuf ; s’il vous pardonne, je demanderai alors à mon Seigneur de vous pardonner. »
Sunaid ibn Dâwûd rapporte : Hushaym nous a relaté, disant : ‘Abd ar-Rahmân ibn Is-hâq, d’après Muhârib ibn Dithâr, d’après son oncle : « J’avais l’habitude de me rendre à la mosquée au moment du sahar (l’avant-aube). Je passais devant la maison d’Ibn Mas‘oûd et je l’entendais dire : “Ô Allah ! Tu m’as ordonné et j’ai obéi, Tu m’as appelé et j’ai répondu ; et voici le sahar, pardonne-moi.” Je rencontrai ensuite Ibn Mas‘oûd et lui dis : “Ce sont des paroles que je t’entends prononcer au sahar.” Il répondit : “Ya‘qoub différa la demande de pardon pour ses fils jusqu’au sahar en disant : ﴾Je demanderai bientôt pardon pour vous à mon Seigneur﴿.” »
Parole du Très-Haut : ﴾ Lorsqu’ils entrèrent auprès de Yûsuf ﴿ : c’est-à-dire dans le palais qu’il possédait là-bas. ﴾Il se réfugia auprès de ses deux parents﴿ : on rapporte que Yûsuf envoya avec le porteur de la bonne nouvelle deux cents montures et des provisions, puis demanda à Ya‘qoub de venir avec toute sa famille. Lorsqu’ils arrivèrent, il se blottit contre ses deux parents, c’est-à-dire son père et sa tante maternelle, car sa mère était décédée en mettant au monde son frère Benyamin. D’autres ont dit : Allah rendit vie à sa mère afin de réaliser le songe, jusqu’à ce qu’elle se prosterne devant lui – propos rapporté par al-Hassan – et il a déjà été mentionné, dans la sourate al-Baqarah, qu’Allah rendit vie aux père et mère d’un Prophète afin qu’ils croient en lui.
Parole du Très-Haut : ﴾ Entrez en Égypte, si Allah le veut, en sécurité ﴿. Ibn Jurayj dit : c’est-à-dire : « Je demanderai bientôt pardon pour vous à mon Seigneur, si Allah le veut ». Il commenta : cela relève de la présentation et du report dans la formulation coranique. An-Nahhâs dit : Ibn Jurayj pense qu’ils étaient déjà entrés en Égypte ; comment donc le verset dirait-il : ﴾Entrez en Égypte, si Allah le veut﴿ ? – On a également dit qu’il ajouta l’expression « si Allah le veut » par recherche de bénédiction et pour confirmer la chose. « En sécurité » : à l’abri de la sécheresse, ou à l’abri de Pharaon, car on ne pénétrait dans la ville qu’avec sa permission.