Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

On dit également : « Le temps a afnad Untel » quand il l’a corrompu.

Ibn Muqbil a dit à ce propos :
« Laisse le temps faire ce qu’il veut, car lorsqu’on le charge d’anéantir les hommes, il les anéantit bel et bien. »

Parole du Très-Haut :
« Ils dirent : “Par Allah ! Tu es certes dans ton égarement ancien.” »
C’est-à-dire : tu t’es détourné du chemin de la rectitude.

Ibn ʿAbbâs et Ibn Zayd ont dit : « Dans ton ancienne erreur : cet amour pour Yûsuf que tu ne saurais oublier. »

Saʿîd ibn Jubayr a dit : « Dans ta vieille folie. »

Al-Ḥasan a commenté : « Ceci constitue un acte de désobéissance filiale. »

Qatâdah et Sufyân ont dit : « Dans ton amour ancien. »

On a encore dit : ils ont tenu ces propos parce qu’à leurs yeux Yûsuf était déjà mort.

D’autres ont avancé que celui qui les prononça était l’un de ses fils resté auprès de lui et qui ignorait la nouvelle.

D’autres encore : c’était quelqu’un parmi sa famille et ses proches.

Et il a été dit : ce furent les fils de ses fils, encore enfants. – Allah est plus Savant.

Parole du Très-Haut :
« Puis, lorsque arriva le porteur de la bonne nouvelle, il le posa sur son visage »
c’est-à-dire sur ses yeux,
« et aussitôt il recouvra la vue. »

Le terme « an » est ici superfétatoire.

Quant au « porteur de la bonne nouvelle », certains ont dit qu’il s’agit de Shimʿôn ; d’autres ont mentionné Yahûdhâ, qui déclara : « Aujourd’hui, je partirai avec la tunique comme je l’avais rapportée autrefois, maculée de sang » – d’après Ibn ʿAbbâs.

Selon as-Suddî, il dit à ses frères : « Vous savez que je lui ai apporté la tunique de tristesse ; laissez-moi aujourd’hui lui apporter la tunique de joie. »

Yahyâ ibn Yamân rapporte de Sufyân : lorsque le porteur de la bonne nouvelle arriva auprès de Yaʿqûb, celui-ci lui demanda : « Dans quelle religion as-tu laissé Yûsuf ? »
— « Sur l’Islam », répondit-il.
— « À présent, la grâce est parvenue à son accomplissement », reprit Yaʿqûb.

Al-Ḥasan a dit : lorsque le porteur de la bonne nouvelle parvint à Yaʿqûb, celui-ci ne trouva rien à lui donner pour récompense et lui dit : « Par Allah, nous n’avons rien que tu puisses recevoir ; nous n’avons pas cuit de pain depuis sept nuits. Qu’Allah toutefois t’allège les agonies de la mort. »

Je dis : cette invocation figure parmi les récompenses les plus considérables, les meilleurs dons et les plus précieux trésors.

Ce verset atteste la licéité d’offrir et de faire des présents à l’occasion d’une bonne nouvelle.

À ce sujet se trouve le long hadith de Kaʿb ibn Mâlik ; il y dit : « Lorsque celui dont j’avais perçu la voix vint m’annoncer la bonne nouvelle, j’ôtai mes deux vêtements et les lui donnai en rétribution de son annonce. » Puis il poursuivit le hadith, déjà cité intégralement dans le récit des trois qui furent laissés en arrière.

Le fait que Kaʿb ait offert ses deux vêtements au messager, alors qu’il n’en possédait pas d’autres, constitue une preuve de la permission d’agir ainsi lorsqu’on espère obtenir ce qui réjouit. Et c’est une preuve que

وَيُقَالُ: أَفْنَدَ فُلَانًا الدَّهْرُ إِذَا أَفْسَدَهُ، وَمِنْهُ قَوْلُ ابْنُ مُقْبِلٍ: دَعِ الدَّهْرَ يَفْعَلْ مَا أَرَادَ فَإِنَّهُ ... إِذَا كُلِّفَ الْإِفْنَادَ بِالنَّاسِ أَفْنَدَا قَوْلُهُ تَعَالَى: (قالُوا تَاللَّهِ إِنَّكَ لَفِي ضَلالِكَ الْقَدِيمِ) أَيْ لَفِي ذَهَابٍ عَنْ طَرِيقِ الصَّوَابِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَابْنُ زَيْدٍ: لَفِي خَطَئِكَ الْمَاضِي مِنْ حُبِّ يُوسُفَ لَا تَنْسَاهُ. وَقَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ: لَفِي جُنُونِكَ الْقَدِيمِ. قَالَ الْحَسَنُ: وَهَذَا عُقُوقٌ. وَقَالَ قَتَادَةُ وَسُفْيَانُ: لَفِي مَحَبَّتِكَ الْقَدِيمَةِ. وَقِيلَ: إِنَّمَا قَالُوا هَذَا، لِأَنَّ يُوسُفَ عِنْدَهُمْ كَانَ قَدْ مَاتَ. وَقِيلَ: إِنَّ الَّذِي قَالَ لَهُ ذَلِكَ مَنْ بَقِيَ مَعَهُ مِنْ وَلَدِهِ وَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُمُ الْخَبَرُ. وَقِيلَ: قَالَ لَهُ ذَلِكَ مَنْ كَانَ مَعَهُ مِنْ أَهْلِهِ وَقَرَابَتِهِ. وَقِيلَ: بَنُو بَنِيهِ وَكَانُوا صِغَارًا، فَاللَّهُ أَعْلَمُ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَلَمَّا أَنْ جاءَ الْبَشِيرُ أَلْقاهُ عَلى وَجْهِهِ) أَيْ عَلَى عَيْنَيْهِ. (فَارْتَدَّ بَصِيراً) " أَنْ" زَائِدَةٌ، وَالْبَشِيرُ قِيلَ هُوَ شَمْعُونُ. وَقِيلَ: يَهُوذَا قَالَ: أَنَا أَذْهَبُ بِالْقَمِيصِ الْيَوْمَ كَمَا ذَهَبْتُ بِهِ مُلَطَّخًا بِالدَّمِ، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ. وَعَنِ السُّدِّيِّ أَنَّهُ قَالَ لِإِخْوَتِهِ: قَدْ عَلِمْتُمْ أَنِّي ذَهَبْتُ إِلَيْهِ بِقَمِيصِ التَّرْحَةِ فَدَعُونِي أَذْهَبْ إِلَيْهِ بِقَمِيصِ الْفَرْحَةِ. وَقَالَ يَحْيَى بْنُ يَمَانٍ عَنْ سُفْيَانَ: لَمَّا جَاءَ الْبَشِيرُ إِلَى يَعْقُوبَ قَالَ لَهُ: عَلَى أَيِّ دِينٍ تَرَكْتَ يُوسُفَ؟ قَالَ: عَلَى الْإِسْلَامِ، قَالَ: الْآنَ تَمَّتِ النِّعْمَةُ، وَقَالَ الْحَسَنُ: لَمَّا وَرَدَ الْبَشِيرُ عَلَى يَعْقُوبَ لَمْ يَجِدْ عِنْدَهُ شَيْئًا يُثِيبُهُ بِهِ، فَقَالَ: وَاللَّهِ مَا أَصَبْتَ عِنْدَنَا شَيْئًا، وَمَا خَبَزْنَا شَيْئًا مُنْذُ سَبْعِ لَيَالٍ، وَلَكِنْ هَوَّنَ اللَّهُ عَلَيْكَ سَكَرَاتِ الْمَوْتِ. قُلْتُ: وَهَذَا الدُّعَاءُ مِنْ أَعْظَمِ مَا يَكُونُ مِنَ الْجَوَائِزِ، وَأَفْضَلِ الْعَطَايَا وَالذَّخَائِرِ. وَدَلَّتْ هَذِهِ الْآيَةُ عَلَى جَوَازِ الْبَذْلِ وَالْهِبَاتِ عِنْدَ الْبَشَائِرِ. وَفِي الْبَابِ حَدِيثُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ- الطَّوِيلُ- وَفِيهِ: " فَلَمَّا جَاءَنِي الَّذِي سَمِعْتُ صَوْتَهُ يُبَشِّرُنِي نَزَعْتُ ثَوْبَيَّ فَكَسَوْتُهُمَا إِيَّاهُ بِبِشَارَتِهِ" وَذَكَرَ الْحَدِيثَ، وَقَدْ تَقَدَّمَ بِكَمَالِهِ فِي قِصَّةِ الثَّلَاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا «١» ، وَكِسْوَةُ كَعْبٍ ثَوْبَيْهِ لِلْبَشِيرِ مَعَ كَوْنِهِ لَيْسَ لَهُ غَيْرُهُمَا دَلِيلٌ عَلَى جَوَازِ مِثْلِ ذَلِكَ إِذَا ارْتَجَى حُصُولَ ما يستبشر به. وهو دليل على
(١). راجع ج ٨ ص ٢٨٢ فما بعد.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies