quant à l’œil, Jibrîl – paix sur lui – l’informa en ces termes : « Envoie ta tunique, car elle contient un souffle du Paradis ; en vérité, le parfum du Paradis ne se pose sur aucun malade ni sur aucun éprouvé sans qu’il ne soit rétabli. »
Al-Ḥasan a dit : « N’eût été qu’Allâh – Très-Haut – en ait informé Yûsuf, il n’aurait pas su que la vue de son père lui reviendrait. » Celui qui porta la tunique fut Yahûdhâ. Il dit à Yûsuf : « C’est moi qui, jadis, lui apportai ta chemise tachée d’un sang mensonger et qui l’endeuillai ; c’est donc moi qui la lui porte aujourd’hui pour l’emplir de joie et pour que sa vue lui revienne. » Il la porta donc, ainsi que l’a rapporté As-Suddî.
« Et amenez-moi toute votre famille », afin que vous fassiez de l’Égypte votre demeure.
Masrûq dit : « Ils étaient alors soixante-treize âmes, hommes et femmes confondus. »
On a également affirmé que la tunique envoyée était celle qui avait été déchirée par derrière, afin que Ya‘qûb sache qu’Allâh l’avait préservé du péché d’adultère ; cependant, le premier avis est le plus fondé. On le rapporte, élevé jusqu’au Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui – dans un ḥadîth d’Anas, mentionné par Qushayrî – et Allâh est Plus Savant.
(Sourate Yûsuf, v. 94-99)
- « Et lorsque la caravane se fut mise en route, leur père dit : “Je sens vraiment l’odeur de Yûsuf, si seulement vous ne disiez pas que je divague.” »
- Ils dirent : « Par Allâh ! Te voilà certes dans ton égarement ancien. »
- Puis, quand arriva le porteur de la bonne nouvelle, il la posa sur son visage et celui-ci recouvra la vue. Il dit : « Ne vous ai-je pas dit que je tiens d’Allâh ce que vous ne savez pas ? »
- Ils dirent : « Ô notre père, implore pour nous le pardon de nos péchés, nous étions bel et bien fautifs. »
- Il répondit : « J’implorerai bientôt pour vous le pardon de mon Seigneur ; c’est Lui, en vérité, le Pardonneur, le Très-Miséricordieux. »
- Lorsqu’ils furent entrés auprès de Yûsuf, il hébergea ses père et mère auprès de lui et dit : « Entrez en Égypte, si Allâh le veut, en toute sécurité. »
Paroles du Très-Haut :
« Quand la caravane se fut séparée… » c’est-à-dire qu’elle quitta l’Égypte en direction du Shâm. On dit : faṣala, ya-faṣilu, faṣlan, tantôt intransitif, tantôt transitif.
« Leur père dit » : il s’adressa à ceux de ses proches qui n’étaient pas partis pour l’Égypte, c’est-à-dire aux enfants de ses fils.
« Je sens l’odeur de Yûsuf… » Il se peut aussi que quelques-uns de ses fils fussent sortis et qu’il ait dit, à ceux qui étaient restés : « Je sens l’odeur de Yûsuf, si seulement vous ne disiez pas que je perds la raison. »
Ibn ‘Abbâs a dit : un vent se leva et porta l’odeur de la tunique de Yûsuf jusqu’à lui, alors que la distance était celle de huit nuits de marche.
Al-Ḥasan dit : la distance était celle de dix nuits de marche.