Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Al-‘Abbâs possédait un tel récipient à l’époque antéislamique.

Nāfi‘ b. al-Azraq demanda : « Qu’est-ce que le ṣuwāʿ ? » – « Un vase », lui répondit-on. À son propos, le poète al-Aʿshā a dit :
« Il a, au sommet, de la fine farine et des breuvages,
un chaudron, un cuisinier, un sāʿ et un plateau d’argent. »

‘Ikrima a déclaré : « Il était d’argent. »

‘Abd ar-Raḥmān b. Zayd a dit : « Il était d’or et l’on y mesurait leur nourriture, par surcroît d’honneur envers eux. »

Il a également été rapporté qu’on ne s’en servait pour mesurer qu’en raison de la rareté de la nourriture.

Le mot ṣāʿ se conjugue au masculin comme au féminin : celui qui le féminise dit aṣwuʿ (analogue de adwur), et celui qui le masculinise dit aṣwāʿ (analogue de athwāb).

Mujāhid et Abū Ṣāliḥ ont affirmé : « Le ṣāʿ se nomme al-turjihālah dans le dialecte de Ḥimyar. »

On relève à son sujet plusieurs variantes de lecture :
– « ṣuwāʿ » (صُواع) : lecture de la majorité ;
– « ṣawgh » (صَوْغ) – avec ghayn pointée – lecture de Yaḥyā b. Yaʿmar, lequel dit : « C’était un vase façonné en or » ;
– « ṣawʿ » (صَوْع) – avec ʿayn non pointée – lecture d’Abū Rajāʾ ;
– « ṣūʿ » (صُوع) – ṣād dammée, wāw quiescente, ʿayn non pointée – lecture d’Ubayy ;
– « ṣuyāʿ » (صُيَاع) – avec yāʾ entre ṣād et alif – lecture de Saʿīd b. Jubayr ;
– « ṣāʿ » (صَاع) – avec alif entre ṣād et ʿayn – lecture d’Abū Hurayrah.

Parole du Très-Haut :
« Puis un héraut proclama : “Ô caravane, vous êtes assurément des voleurs !” »
C’est-à-dire : un crieur appela et informa. Le verbe « adh-dhana » (أَذَّنَ), à la forme intensive, suggère qu’il appela à maintes reprises : « Ô caravane ! »

Le terme ‘ʿīr’ désigne ce sur quoi l’on charge les provisions, qu’il s’agisse d’ânes, de chameaux ou de mulets. Mujāhid a précisé : « Leur caravane se composait d’ânes. » Abū ʿUbaydah a expliqué : « L’ʿīr, ce sont les chameaux bâtés et montés. » Le sens est donc : « Ô gens de la caravane », comme dans : « Et interroge la ville » (Yūsuf, 82), ou : « Ô cavalerie d’Allah, chevauche ! » – c’est-à-dire : ô compagnons des chevaux d’Allah – comme il sera précisé.

Il se présente ici deux objections :

  1. Comment Benyamin a-t-il accepté de demeurer volontairement, alors que cela constitue une désobéissance filiale en accroissant la peine de son père, et comment Yūsuf l’a-t-il approuvé ?
  2. Comment Yūsuf a-t-il pu imputer le vol à ses frères alors qu’ils en étaient innocents ?

Réponse à la première objection : le chagrin avait déjà si profondément envahi Yaʿqūb qu’une nouvelle séparation d’avec Benyamin ne pouvait plus l’affecter de façon déterminante ; ne vois-tu pas que lorsqu’il le perdit il s’écria : « Hélas pour Yūsuf ! » (Yūsuf, 84) sans même mentionner Benyamin ? Il est également possible que Yūsuf n’ait consenti à son maintien sur place que par révélation divine ; il n’y a donc là aucune objection.

Quant à l’attribution

وَكَانَ لِلْعَبَّاسِ وَاحِدٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَسَأَلَ نَافِعُ «١» بْنُ الْأَزْرَقِ مَا الصُّوَاعُ؟ قَالَ: الْإِنَاءُ، قَالَ فِيهِ الْأَعْشَى: لَهُ دَرْمَكٌ فِي رَأْسِهِ وَمَشَارِبُ ... وَقِدْرٌ وَطَبَّاخٌ وَصَاعٌ وَدَيْسَقُ «٢» وَقَالَ عِكْرِمَةُ: كَانَ مِنْ فِضَّةٍ. وَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ زَيْدٍ: كَانَ مِنْ ذَهَبٍ، وَبِهِ كَالَ طَعَامُهُمْ مُبَالَغَةً فِي إِكْرَامِهِمْ. وَقِيلَ: إِنَّمَا كَانَ يُكَالُ بِهِ لِعِزَّةِ الطَّعَامِ. وَالصَّاعُ يُذَكَّرُ وَيُؤَنَّثُ، فَمَنْ أَنَّثَهُ قَالَ: أَصْوُعٌ، مِثْلُ أَدْوُرٍ، وَمَنْ ذَكَّرَهُ قَالَ أَصْوَاعٌ، مِثْلُ أَثْوَابٍ. وَقَالَ مُجَاهِدٌ وَأَبُو صَالِحٍ: الصَّاعُ الطِّرْجِهَالَةُ بِلُغَةِ حِمْيَرَ. وَفِيهِ قِرَاءَاتٌ: " صُواعَ" قِرَاءَةُ الْعَامَّةِ، وَ " صَوْغَ" بِالْغَيْنِ الْمُعْجَمَةِ، وَهِيَ قِرَاءَةُ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، قَالَ: وَكَانَ إِنَاءً أُصِيغَ مِنْ ذَهَبٍ. " وَصَوْعَ" بِالْعَيْنِ غَيْرِ الْمُعْجَمَةِ قِرَاءَةُ أَبِي رَجَا. " وَصُوعَ" بِصَادِ مَضْمُومَةٍ وَوَاوٍ سَاكِنَةٍ وَعَيْنٍ غَيْرِ مُعْجَمَةٍ قِرَاءَةُ أُبَيٍّ. " وَصُيَاعَ" بِيَاءٍ بَيْنَ الصَّادِ وَالْأَلِفِ، قِرَاءَةُ «٣» سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ. " وَصَاعَ" بِأَلِفٍ بَيْنَ الصَّادِ وَالْعَيْنِ، وَهِيَ قِرَاءَةُ أَبِي هُرَيْرَةَ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (ثُمَّ أَذَّنَ مُؤَذِّنٌ أَيَّتُهَا الْعِيرُ إِنَّكُمْ لَسارِقُونَ) أَيْ نَادَى مناد وأعلم. و " أَذَّنَ" لِلتَّكْثِيرِ، فَكَأَنَّهُ نَادَى مِرَارًا " أَيَّتُهَا الْعِيرُ" . وَالْعِيرُ مَا امْتِيرَ عَلَيْهِ مِنَ الْحَمِيرِ وَالْإِبِلِ وَالْبِغَالِ. قَالَ مُجَاهِدٌ: كَانَ عِيرُهُمْ حَمِيرًا. قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ: الْعِيرُ الْإِبِلُ الْمَرْحُولَةُ الْمَرْكُوبَةُ، وَالْمَعْنَى: يَا أصحاب العير، كقوله: " وَسْئَلِ الْقَرْيَةَ" [يوسف: ٨٢] وَيَا خَيْلَ اللَّهِ ارْكَبِي: أَيْ يَا أَصْحَابَ خَيْلِ اللَّهِ، وَسَيَأْتِي. وَهُنَا اعْتِرَاضَانِ: الْأَوَّلُ- إِنْ قِيلَ: كَيْفَ رَضِيَ بِنْيَامِينُ بِالْقُعُودِ طَوْعًا وَفِيهِ عُقُوقُ الْأَبِ بِزِيَادَةِ الْحُزْنِ، وَوَافَقَهُ عَلَى ذَلِكَ يُوسُفُ؟ وَكَيْفَ نَسَبَ يُوسُفُ السَّرِقَةَ إِلَى إِخْوَتِهِ وهم براء وهوالثاني- فَالْجَوَابُ عَنِ الْأَوَّلِ: أَنَّ الْحُزْنَ كَانَ قَدْ غَلَبَ عَلَى يَعْقُوبَ بِحَيْثُ لَا يُؤَثِّرُ فِيهِ فَقْدُ بِنْيَامِينَ كُلَّ التَّأْثِيرِ، أَوَلَا تَرَاهُ لَمَّا فقده قال: " يا أَسَفى عَلى يُوسُفَ" [يُوسُفَ: ٨٤] وَلَمْ يُعَرِّجْ عَلَى بِنْيَامِينَ، وَلَعَلَّ يُوسُفَ إِنَّمَا وَافَقَهُ عَلَى الْقُعُودِ بِوَحْيٍ، فَلَا اعْتِرَاضَ. وأما نسبة
(١). كذا في اوع وك وى. ولعله الأشبه، وفى و: مالك. (٢). الديسق: خوان من فضه. والبيت من قصيدة يمدح بها المحلق مطلعها: أرقت وما هذا السهاد المورق ... وما بي من سقم وما بي معشق (٣). في ع: أبى جعفر. والذي في شواذ ابن خالويه: صواغ سعيد بن جبير. بغين معجمة، وابن عطية.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies