Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Celui qui introduit un cheval entre deux chevaux, sans être certain qu’il devancera les autres, son acte n’est pas un jeu de hasard ; mais celui qui l’introduit tout en étant sûr de l’emporter, cela constitue un jeu de hasard. »

Dans le Al-Muwaṭṭa’ il est rapporté de Saʿîd b. al-Musayyib qu’il a dit : « Il n’y a aucun mal au pari sur les chevaux lorsqu’intervient un « muḥallil » (participant tiers) ; s’il arrive premier, il prend la mise, et s’il est devancé il n’a rien à payer. » C’est également l’avis d’aš-Šâfiʿî et de la grande majorité des savants. Quant à Mâlik, deux opinions sont rapportées de lui : il a dit une première fois : « La présence du muḥallil n’est pas indispensable dans la course de chevaux, et nous n’adoptons pas l’avis de Saʿîd à ce sujet » ; puis il déclara : « Elle n’est licite qu’avec un muḥallil », et c’est son opinion la plus judicieuse.

Sixième point : Il n’est permis de faire monter, pour la compétition, que des garçons pubères sur les chevaux et les chameaux ; à plus forte raison la monture doit-elle être conduite par son propriétaire. Il est rapporté de ʿUmar b. al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée – qu’il disait : « Personne ne monte un cheval de course si ce n’est son propriétaire. »

Aš-Šâfiʿî dit : « Le minimum de la mise (as-sabq) est qu’elle porte soit sur le “hâdî” (la partie antérieure de l’encolure) ou sur une partie de celle-ci, soit sur la croupe (al-kafal) ou une partie de celle-ci. » De même, le gain entre les archers, selon lui, suit ce principe. Muḥammad b. al-Ḥasan, dans ce chapitre, soutient un avis semblable à celui d’aš-Šâfiʿî.

Septième point : Il est rapporté que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – fit une course avec Abû Bakr et ʿUmar – qu’Allah les agrée –, le Messager d’Allah arriva premier ; Abû Bakr se « salla » et ʿUmar arriva troisième. Le mot « wa ṣallâ Abû Bakr » signifie que la tête de son cheval se trouvait au niveau du « ṣalâ » du cheval du Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui ; les « ṣalawân » désignent la partie située au-dessus de la croupe.

Parole d’Allah – Très-Haut :
« Nous avons laissé Yûsuf près de nos effets »
c’est-à-dire près de nos vêtements et de nos étoffes, pour les garder.
« Et le loup l’a dévoré » :
En réalité, ils avaient pris cette parole de la bouche de leur père, lorsqu’il avait dit : « J’ai peur que le loup ne le dévore », et ils l’utilisèrent pour justifier leur mensonge, sachant que c’était là la crainte qu’il avait le plus manifestement exprimée à son sujet.

« Et tu ne nous croiras pas » : c’est-à-dire tu ne nous tiendras pas pour véridiques.
« Même si nous sommes véridiques » : c’est-à-dire (selon al-Mubarrid et Ibn Isḥâq) : « quand bien même nous le serions ». Ils dirent cela, mais Yaʿqûb ne les crut pas, en raison de la force des soupçons qui pesaient sur eux et de la multiplicité des indices contredisant leur version, comme cela sera expliqué.

Il a également été dit : « Même si nous sommes véridiques » veut dire : « Quand bien même nous aurions à tes yeux la réputation d’être dignes de confiance et de véracité, tu ne nous croirais pas et tu ne lèverais pas le soupçon dans cette affaire, tant est grande ton affection pour Yûsuf. » Tel est le sens rapporté par aṭ-Ṭabarî, az-Zajjâj et d’autres.

عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " مَنْ أَدْخَلَ فَرَسًا بَيْنَ فَرَسَيْنِ وَهُوَ لَا يَأْمَنُ أَنْ يَسْبِقَ فَلَيْسَ بِقِمَارٍ وَمَنْ أَدْخَلَهُ وَهُوَ يَأْمَنُ أَنْ يَسْبِقَ فَهُوَ قِمَارٌ" . وَفِي الْمُوَطَّأِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيِّبِ قَالَ: لَيْسَ بِرِهَانِ الْخَيْلِ بَأْسٌ إِذَا دَخَلَ فِيهَا مُحَلِّلٌ، فَإِنْ سَبَقَ أَخَذَ السَّبَقَ، وإن سبق لم يكن عليه شي، وَبِهَذَا قَالَ الشَّافِعِيُّ وَجُمْهُورُ أَهْلِ الْعِلْمِ. وَاخْتَلَفَ فِي ذَلِكَ قَوْلُ مَالِكٍ، فَقَالَ مَرَّةً لَا يَجِبُ الْمُحَلِّلُ فِي الْخَيْلِ، وَلَا نَأْخُذُ فِيهِ بِقَوْلِ سَعِيدٍ، ثُمَّ قَالَ: لَا يَجُوزُ إِلَّا بِالْمُحَلِّلِ، وَهُوَ الْأَجْوَدُ مِنْ قَوْلِهِ. السَّادِسَةُ- وَلَا يُحْمَلُ عَلَى الْخَيْلِ وَالْإِبِلِ فِي الْمُسَابَقَةِ إِلَّا مُحْتَلِمٌ، وَلَوْ رَكِبَهَا أَرْبَابُهَا كَانَ أَوْلَى، وَقَدْ رُوِيَ عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّهُ قَالَ: لَا يَرْكَبُ الْخَيْلَ فِي السِّبَاقِ إِلَّا أَرْبَابُهَا. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: وَأَقَلُّ السَّبَقِ أَنْ يَسْبِقَ بِالْهَادِي «١» أَوْ بَعْضِهِ، أَوْ بِالْكَفَلِ أَوْ بَعْضِهِ. وَالسَّبَقُ مِنَ الرُّمَاةِ عَلَى هَذَا النَّحْوِ عِنْدَهُ، وَقَوْلُ مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ فِي هَذَا الْبَابِ نَحْوُ قَوْلِ الشَّافِعِيِّ. السَّابِعَةُ- رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ سَابَقَ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا، فَسَبَقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَصَلَّى أَبُو بَكْرٍ وثلت عُمَرُ، وَمَعْنَى وَصَلَّى أَبُو بَكْرٍ: يَعْنِي أَنَّ رَأْسَ فَرَسِهِ كَانَ عِنْدَ صَلَا فَرَسِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَالصَّلَوَانِ مَوْضِعُ الْعَجُزِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَتَرَكْنا يُوسُفَ عِنْدَ مَتاعِنا) أَيْ عِنْدَ ثِيَابِنَا وَأَقْمِشَتِنَا حَارِسًا لَهَا. (فَأَكَلَهُ الذِّئْبُ) وذلك أنهم ما سَمِعُوا أَبَاهُمْ يَقُولُ: " وَأَخافُ أَنْ يَأْكُلَهُ الذِّئْبُ" أَخَذُوا ذَلِكَ مِنْ فِيهِ فَتَحَرَّمُوا بِهِ، لِأَنَّهُ كَانَ أَظْهَرَ الْمَخَاوِفِ عَلَيْهِ. (وَما أَنْتَ بِمُؤْمِنٍ لَنا) أَيْ بِمُصَدِّقٍ. (وَلَوْ كُنَّا) أَيْ وَإِنْ كُنَّا، قَالَهُ الْمُبَرِّدُ وَابْنُ إِسْحَاقَ. (صادِقِينَ) فِي قَوْلِنَا، وَلَمْ يُصَدِّقْهُمْ يَعْقُوبُ لِمَا ظَهَرَ لَهُ مِنْهُمْ مِنْ قُوَّةِ التُّهْمَةِ وَكَثْرَةِ الْأَدِلَّةِ عَلَى خِلَافِ مَا قَالُوهُ عَلَى مَا يَأْتِي بَيَانُهُ. وَقِيلَ: " وَلَوْ كُنَّا صادِقِينَ" أَيْ وَلَوْ كُنَّا عِنْدَكَ مِنْ أَهْلِ الثِّقَةِ وَالصِّدْقِ مَا صَدَّقْتَنَا، ولا تهمتنا فِي هَذِهِ الْقَضِيَّةِ، لِشِدَّةِ مَحَبَّتِكَ فِي يُوسُفَ، قال معناه الطبري والزجاج وغيرهما.
(١). الهادي: العنق لتقدمه، والجمع (هواد)

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