Onzièmement –
Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Salamah : « Il m’arrivait de faire un rêve qui me mettait au lit, jusqu’à ce que j’entendis Abû Qatâdah dire : “Moi aussi je faisais un rêve qui me rendait malade, jusqu’à ce que j’entendis le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – dire : Le bon songe provient d’Allâh ; lorsque l’un d’entre vous voit ce qu’il aime, qu’il n’en parle qu’à celui qu’il aime ; et s’il voit ce qu’il déteste, qu’il se réfugie auprès d’Allâh contre son mal, qu’il crache légèrement trois fois (sur sa gauche) et qu’il n’en parle à personne ; il ne lui nuira point. »
Nos savants ont dit : Allâh a fait de la demande de protection contre ce rêve un moyen d’en écarter le tort. Ne vois-tu pas la parole d’Abû Qatâdah : « Il m’arrivait de faire un rêve plus pesant pour moi qu’une montagne ; mais lorsque j’entendis ce hadith, je cessai de lui accorder de l’importance. »
Muslim ajoute, dans la version de Jâbir, que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit : « Quand l’un de vous fait un rêve qu’il déteste, qu’il crache légèrement trois fois à sa gauche, qu’il cherche refuge auprès d’Allâh contre Satan trois fois, puis qu’il se tourne de l’autre côté. »
Selon Abû Hurayrah, le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit : « Si l’un de vous voit ce qu’il déteste, qu’il se lève alors et accomplisse la prière. »
Nos savants disent : ces prescriptions ne se contredisent pas ; l’ordre de se tourner d’un côté et celui de prier constituent un ajout. Il convient donc au rêveur de les réunir toutes ; or, se lever pour prier les englobe : en se levant il change de côté ; lorsqu’il se rince la bouche il crache ; et durant la prière il se réfugie auprès d’Allâh, L’implore et Le supplie de le préserver de ce mal, à un moment des plus propices à l’exaucement, à savoir la fin de la nuit.
[Sourate Yûsuf, 12 : 6]
« C’est ainsi que ton Seigneur te choisira, t’enseignera l’interprétation des récits et parachevera Sa grâce envers toi et envers la famille de Ya‘qûb, comme Il l’a parachevée auparavant envers tes deux pères, Ibrâhîm et Is-hâq ; ton Seigneur est, en vérité, Omniscient, Sage. »
Parole d’Allâh, Exalté soit-Il :
« C’est ainsi que ton Seigneur te choisira… » – La particule « ka » de « ka-dhâlika » est au cas de l’accusatif car elle qualifie un nom verbal sous-entendu ; il en est de même pour la « ka » dans « comme Il l’a parachevée », tandis que « mâ » est ici un pronom intensif.
On a aussi dit : « C’est ainsi » : de même qu’Il t’a honoré par cette vision, Il te choisira et te fera du bien en la réalisant.
Maqâtil dit : par le fait qu’ils se prosterneront pour toi.
Al-Hasan dit : par la prophétie. L’élection (al-ijtabâ’) consiste à réserver au choisi les degrés les plus élevés ; son origine vient du verbe « jabaytu » (j’ai recueilli).