Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Al-Mahdawî a dit : Quant à celui qui lit : « Et ainsi est la saisie de ton Seigneur quand Il saisit », il s’agit d’une information relative à ce qu’enseigne l’habitude divine lorsqu’Il anéantit les nations passées. Le sens est donc : ainsi est la saisie de ton Seigneur de quiconque Il saisit parmi les peuples détruits, lorsqu’Il les saisit.

La lecture de l’ensemble des récitateurs retient le terme « akhdhu » comme un nom verbal ; le sens devient : telle est la saisie de ton Seigneur de quiconque Il veut faire périr, chaque fois qu’Il le saisit. Le mot « idh » renvoie alors au passé, c’est-à-dire au moment où Il a saisi les cités, tandis que « idhâ » est employé pour le futur.

« Et elle est injuste » : c’est-à-dire que ses habitants sont injustes ; le mot « ahluhâ » (ses habitants) a été omis, tout comme dans la parole : « Interroge la cité ».

« En vérité, Sa saisie est douloureuse et sévère » : c’est-à-dire que Sa punition à l’égard des associateurs est pénible et rude.

Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim et chez at-Tirmidhî, selon Abû Mûsâ, le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit : « Allah — Très-Haut — accorde un répit à l’inique, puis, lorsqu’Il le saisit, Il ne le relâche pas. » Puis il récita : « Et ainsi est la saisie de ton Seigneur lorsqu’Il saisit les cités… » — jusqu’à la fin du verset. Abû ‘Īsâ (at-Tirmidhî) déclara : « Ce hadith est bon, authentique et singulier. »

Parole du Très-Haut :
« En cela, il y a certes un signe » : c’est-à-dire un sujet de méditation et d’exhortation ; « pour celui qui craint le châtiment de l’Au-delà ».

« C’est un Jour » — sujet et prédicat — « où tous seront réunis » : « majmû‘un » est son adjectif ; « laha n-nâsu » (pour lequel les gens…) est construit à la forme où l’agent n’est pas mentionné, raison pour laquelle il n’a pas dit « majmû‘ûna ». Si tu considères « an-nâsu » comme sujet et que le prédicat est « majmû‘un lahu », on n’emploie toujours pas « majmû‘ûna », car la préposition « lahu » tient lieu d’agent. Le « rassemblement » (al-jam‘) signifie la résurrection : ils seront donc rassemblés pour ce Jour.

« Et c’est un Jour témoin » : c’est-à-dire que le pieux comme le pervers y assisteront, de même que les habitants des cieux. Nous avons cité ces deux noms, parmi d’autres appellations du Jour de la Résurrection, dans le livre « at-Tadhkira » et les avons expliqués — louange à Allah.

Parole du Très-Haut :
« Et Nous ne le retardons pas » : c’est-à-dire Nous ne retardons pas ce Jour ; « sinon pour un terme compté » : un terme fixé par Notre décret et dénombré auprès de Nous.

« Le Jour où il viendra » se lit aussi « yawma ya’t », la voyelle ‑yâ étant omise lorsqu’elle est précédée d’une kasra, comme dans l’expression « lâ adrî » ; c’est ce qu’a signalé al-Qushayrî. An-Naḥḥâs rapporte que les gens de Médine, Abû ‘Amr et al-Kisâʾî la lisent avec maintien du ‑yâ en liaison et sa suppression à l’arrêt. Il est rapporté qu’Ubayy et Ibn Mas‘ûd la lisaient « yawma ya’tî » avec le ‑yâ aussi bien en pause qu’en liaison. Al-Aʿmash et Ḥamza la lisaient « yawma ya’t » sans ‑yâ ni en liaison ni à l’arrêt.

Abû Ja‘far an-Naḥḥâs dit : La meilleure façon de faire est de ne pas s’arrêter sur ce mot et de poursuivre la récitation avec le ‑yâ, car nombre de grammairiens affirment que la voyelle ‑yâ ne s’omet pas et qu’aucun mot ne devient jussif sans particule grammaticale. Quant à s’arrêter sans le ‑yâ, al-Kisâʾî a un avis : il estime qu’on s’arrête sur le verbe sain comme sur un verbe jussif, d’où la suppression du ‑yâ, tout comme

قَالَ الْمَهْدَوِيُّ مَنْ قَرَأَ: " وَكَذَلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ إِذْ أَخَذَ" فَهُوَ إِخْبَارٌ عَمَّا جَاءَتْ بِهِ الْعَادَةُ فِي إِهْلَاكِ مَنْ تَقَدَّمَ مِنَ الْأُمَمِ، وَالْمَعْنَى: وَكَذَلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ مَنْ أَخَذَهُ مِنَ الْأُمَمِ الْمُهْلَكَةِ إِذْ أَخَذَهُمْ. وَقِرَاءَةُ الْجَمَاعَةِ عَلَى أَنَّهُ مَصْدَرٌ، وَالْمَعْنَى: كَذَلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ مَنْ أَرَادَ إِهْلَاكَهُ مَتَى أَخَذَهُ، فَإِذْ لِمَا مَضَى، أَيْ حِينَ أَخَذَ الْقُرَى، وَإِذَا لِلْمُسْتَقْبَلِ (وَهِيَ ظالِمَةٌ) أَيْ وَأَهْلُهَا ظَالِمُونَ، فَحُذِفَ الْمُضَافُ مِثْلُ: " وَسْئَلِ الْقَرْيَةَ" [يوسف: ٨٢] . (إِنَّ أَخْذَهُ أَلِيمٌ شَدِيدٌ) أَيْ عُقُوبَتَهُ لِأَهْلِ الشِّرْكِ مُوجِعَةٌ غَلِيظَةٌ. وَفِي صَحِيحِ مُسْلِمٍ وَالتِّرْمِذِيِّ حَدِيثِ أَبِي مُوسَى أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى يُمْلِي لِلظَّالِمِ حَتَّى إِذَا أَخَذَهُ لَمْ يُفْلِتْهُ" ثُمَّ قَرَأَ " وَكَذلِكَ أَخْذُ رَبِّكَ إِذا أَخَذَ الْقُرى " الْآيَةَ. قَالَ أَبُو عِيسَى: هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَةً) أَيْ لَعِبْرَةً وَمَوْعِظَةً. (لِمَنْ خافَ عَذابَ الْآخِرَةِ) . (ذلِكَ يَوْمٌ) ابْتِدَاءٌ وَخَبَرٌ. (مَجْمُوعٌ) مِنْ نَعْتِهِ. (لَهُ النَّاسُ) اسْمُ مَا لَمْ يُسَمَّ فَاعِلُهُ، وَلِهَذَا لَمْ يَقُلْ مَجْمُوعُونَ، فَإِنْ قَدَّرْتَ ارْتِفَاعَ " النَّاسُ" بِالِابْتِدَاءِ، وَالْخَبَرَ " مَجْمُوعٌ لَهُ" فَإِنَّمَا لَمْ يَقُلْ: مَجْمُوعُونَ عَلَى هَذَا التَّقْدِيرِ، لِأَنَّ " لَهُ" يَقُومُ مَقَامَ الْفَاعِلِ. وَالْجَمْعُ الْحَشْرُ، أَيْ يُحْشَرُونَ لِذَلِكَ الْيَوْمِ. (وَذلِكَ يَوْمٌ مَشْهُودٌ) أَيْ يَشْهَدُهُ الْبَرُّ وَالْفَاجِرُ، وَيَشْهَدُهُ أَهْلُ السَّمَاءِ. وَقَدْ ذَكَرْنَا هَذَيْنَ الِاسْمَيْنِ مَعَ غَيْرِهِمَا مِنْ أسماء القيامة في كتاب " التذكرة" وبينا هما والحمد الله. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَما نُؤَخِّرُهُ) أَيْ مَا نُؤَخِّرُ ذَلِكَ الْيَوْمَ. (إِلَّا لِأَجَلٍ مَعْدُودٍ) أَيْ لِأَجَلٍ سَبَقَ بِهِ قَضَاؤُنَا، وَهُوَ مَعْدُودٌ عِنْدَنَا. (يَوْمَ يَأْتِ) وقرى " يَوْمَ يَأْتِ" لِأَنَّ الْيَاءَ تُحْذَفُ إِذَا كَانَ قَبْلَهَا كَسْرَةٌ، تَقُولُ: لَا أَدْرِ، ذَكَرَهُ الْقُشَيْرِيُّ. قَالَ النَّحَّاسُ: قَرَأَهُ أَهْلُ الْمَدِينَةِ وَأَبُو عَمْرٍو وَالْكِسَائِيُّ بِإِثْبَاتِ الْيَاءِ فِي الْإِدْرَاجِ، وَحَذْفِهَا فِي الوقف، وروي أن أبيا وابن مسعود قرءا " يَوْمَ يَأْتِي" بِالْيَاءِ فِي الْوَقْفِ وَالْوَصْلِ. وَقَرَأَ الْأَعْمَشُ وَحَمْزَةُ " يَوْمَ يَأْتِ" بِغَيْرِ يَاءٍ فِي الْوَقْفِ وَالْوَصْلِ، قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ النَّحَّاسُ: الْوَجْهُ فِي هَذَا أَلَّا يُوقَفَ عَلَيْهِ، وَأَنْ يُوصَلَ بِالْيَاءِ، لِأَنَّ جَمَاعَةً مِنَ النَّحْوِيِّينَ قَالُوا: لَا تُحْذَفُ الْيَاءُ، وَلَا يُجْزَمُ الشَّيْءُ بِغَيْرِ جَازِمٍ، فَأَمَّا الْوَقْفُ بِغَيْرِ يَاءٍ فَفِيهِ قَوْلٌ لِلْكِسَائِيِّ، قَالَ: لِأَنَّ الْفِعْلَ السَّالِمَ يُوقَفُ عَلَيْهِ كَالْمَجْزُومِ، فَحَذَفَ الْيَاءَ، كَمَا

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