On dit : « J’ai relégué son affaire derrière mon dos » lorsque je m’en suis montré négligent ; l’expression a déjà été expliquée dans la sourate « Al-Baqarah ».
« Certes, mon Seigneur cerne parfaitement ce que vous faites » : à savoir votre mécréance et vos désobéissances.
« Muḥîṭ » signifie : Omniscient, et selon d’autres : Gardien.
Parole du Très-Haut :
« Ô mon peuple ! Agissez selon votre position, moi aussi j’agis ; bientôt vous saurez. »
Il s’agit d’une menace et d’un avertissement, comme cela a déjà été évoqué dans la sourate « Al-Anʿâm ».
« Celui sur qui viendra un châtiment qui l’avilira » : c’est-à-dire qui le fera périr. Le pronom indéfini « man » est à l’accusatif, comme dans : « Il distingue le corrupteur du réformateur » (Al-Baqarah : 220).
« et celui qui est menteur » se coordonne à la précédente proposition. Certains l’expliquent ainsi : « et vous saurez bientôt qui, de nous, est menteur ». D’autres considèrent l’expression au nominatif, sous-entendant : « et Il avilira celui qui est menteur ». D’autres encore estiment : « et quant à celui qui est menteur, son mensonge sera bientôt dévoilé et il goûtera les conséquences funestes de sa conduite ».
Al-Farrâʼ a prétendu qu’on a introduit le pronom « huwa » dans « wa-man huwa kâdhib » parce qu’on ne dit pas man qâʾim ; on dit plutôt man qâma, man yaqûmu, mani l-qâʾimu. On a donc ajouté « huwa » afin que la phrase remplisse la fonction d’un verbe. An-Naḥḥâs objecte à cela en citant ce vers :
« Qui transmettra à la Pléiade que j’ai l’âme à l’étroit de son éloignement et de l’écriture ? »
« Et guettez ! Moi, je suis avec vous en observateur » : autrement dit, attendez le châtiment et la colère, tandis que moi j’attends la victoire et la miséricorde.
Parole du Très-Haut :
« Et lorsque Notre ordre survint » : il est dit que Gabriel leur lança un cri si puissant que leurs âmes quittèrent leurs corps.
« Nous sauvâmes Chuʿayb et ceux qui avaient cru avec lui, par une miséricorde venant de Nous, et le Cri saisit ceux qui avaient été injustes » : c’est le cri de Gabriel. Le verbe est mis au féminin en raison du mot ṣayḥah (cri) qui est féminin. Dans le récit de Ṣâliḥ, on lit : « wa-akhadha lladhîna ẓalamû al-ṣayḥatu », avec un verbe masculin, considéré alors selon le sens de « cri » (un hurlement).
Ibn ʿAbbâs a dit : « Allah n’a fait périr deux peuples par un même châtiment que le peuple de Ṣâliḥ et celui de Chuʿayb ; Il les a anéantis par le Cri. Seulement, le Cri frappa le peuple de Ṣâliḥ d’en-dessous d’eux, tandis qu’il frappa le peuple de Chuʿayb d’au-dessus d’eux. »
« Ils se retrouvèrent au matin gisant dans leurs demeures, comme s’ils n’y avaient jamais prospéré. Qu’éloignement soit pour Madyan, tout comme l’éloignement de Thamûd ». – Le sens en a déjà été exposé.
Al-Kisâʾî rapporte qu’Abû ʿAbd ar-Raḥmân as-Sulamî a lu : « kamâ baʿudat Thamûd » en mettant la ʿayn de baʿudat avec ḍamma.
An-Naḥḥâs dit : la forme courante dans la langue est que l’on dise baʿada