Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

C’est-à-dire : du châtiment ; le pronom « Il » (إنَّه) renvoie à l’affaire, à la question, au sujet même.

« … la frappera ce qui les a frappés ; leur rendez-vous est l’aurore. »

Lorsque les anges dirent : « Nous allons anéantir les habitants de cette cité » (al-‘Ankabût, 31), Loth s’exclama : « Tout de suite, tout de suite ! », pressant l’arrivée du supplice tant sa colère contre son peuple était grande. Ils répondirent :
« N’est-ce pas que l’aube est proche ? »

‘Îsâ b. ‘Umar a lu : « أليس الصُّبُحُ » en prononçant la bā’ avec ḍamma ; c’est un parler attesté. Il se peut aussi que l’aube ait été fixée comme moment de leur perte parce que, à cette heure, les âmes sont plus confiantes et les gens réunis.

Selon certains exégètes, Loth sortit avec ses deux filles – nul autre ne l’accompagnait – au lever de l’aube. Les anges lui dirent : « Dieu a confié cette cité à des anges porteurs du fracas du tonnerre, d’éclairs fulgurants et d’énormes foudres. Nous leur avons annoncé que Loth sortirait ; qu’ils ne lui fassent donc aucun mal. Son signe est qu’il ne se retournera pas, ni ses deux filles ; ne sois pas troublé par ce que tu verras. » Loth partit, et Dieu lui abrégea la route ; il fut sauvé et parvint jusqu’à Abraham.

Parole du Très-Haut : « Lorsque Notre ordre vint… », c’est-à-dire Notre châtiment.

« Nous renversâmes ses hauteurs en bas. »

Gabriel, paix sur lui, glissa l’une de ses ailes sous les localités du peuple de Loth – elles étaient cinq : Sadom (la plus grande), ‘Âmûrâ, Dâdûmâ, …, et Qatam – puis il les souleva depuis les profondeurs de la terre jusqu’à les rapprocher du ciel avec tout ce qu’elles contenaient, au point que les habitants du ciel entendirent le braiment de leurs ânes et le chant de leurs coqs. Pas une jarre ne se renversa, pas un récipient ne se brisa. Il les retourna ensuite la tête en bas, puis Dieu les suivit de pierres. D’après Muqâtil, quatre furent détruites et une épargnée. D’autres versions existent, – Dieu en sait mieux.

Parole du Très-Haut : « Et Nous fîmes pleuvoir sur eux des pierres de sijjîl. »

C’est la preuve que quiconque commet leur acte est puni par la lapidation, ainsi qu’il a déjà été exposé dans la sourate al-A‘râf.

Dans l’exégèse, on dit : amṭarnâ pour le châtiment et maṭarnâ pour la miséricorde.

En langue arabe, on dit indifféremment : maṭarat et amṭarat, d’après al-Harawî.

On a divergé sur le terme « sijjîl ». Al-Naḥḥâs a dit : « Sijjîl signifie très dur, très compact ; sijjîl et sijjîn sont deux formes apparentées, la lām et la nûn étant sœurs. » Abû ‘Ubayda a dit : « Sijjîl signifie le très dur », et il a cité ces vers :
« Un assaut que les héros se transmettaient, implacable (sijjînan). »

أَيْ مِنَ الْعَذَابِ، وَالْكِنَايَةُ فِي " إِنَّهُ" تَرْجِعُ إلى الأمر والشأن، فَإِنَّ الْأَمْرَ وَالشَّأْنَ وَالْقِصَّةَ. (مُصِيبُها مَا أَصابَهُمْ إِنَّ مَوْعِدَهُمُ الصُّبْحُ) لَمَّا قَالَتِ الْمَلَائِكَةُ: " إِنَّا مُهْلِكُوا أَهْلِ هذِهِ الْقَرْيَةِ" [العنكبوت: ٣١] قَالَ لُوطٌ: الْآنَ الْآنَ. اسْتَعْجَلَهُمْ بِالْعَذَابِ لِغَيْظِهِ عَلَى قَوْمِهِ، فَقَالُوا: (أَلَيْسَ الصُّبْحُ بِقَرِيبٍ) وَقَرَأَ عِيسَى بْنُ عُمَرَ " أَلَيْسَ الصُّبُحُ" بِضَمِّ الْبَاءِ وَهِيَ لُغَةٌ. وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ جَعَلَ الصُّبْحَ مِيقَاتًا لِهَلَاكِهِمْ، لِأَنَّ النُّفُوسَ فِيهِ أَوْدَعُ، وَالنَّاسَ فِيهِ أَجْمَعُ. وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ التَّفْسِيرِ: إِنَّ لُوطًا خَرَجَ بِابْنَتَيْهِ لَيْسَ مَعَهُ غَيْرُهُمَا عِنْدَ طُلُوعِ الْفَجْرِ، وَأَنَّ الْمَلَائِكَةَ قَالَتْ لَهُ: إِنَّ اللَّهَ قَدْ وَكَّلَ بِهَذِهِ الْقَرْيَةِ مَلَائِكَةً مَعَهُمْ صَوْتُ رَعْدٍ، وَخَطْفُ بَرْقٍ، وَصَوَاعِقُ عَظِيمَةٌ، وَقَدْ ذَكَرْنَا لَهُمْ أَنَّ لُوطًا سَيَخْرُجُ فَلَا تُؤْذُوهُ، وَأَمَارَتُهُ أَنَّهُ لَا يَلْتَفِتُ، وَلَا تَلْتَفِتُ ابْنَتَاهُ فَلَا يَهُولَنَّكَ مَا تَرَى. فَخَرَجَ لُوطٌ وَطَوَى اللَّهُ لَهُ الْأَرْضَ فِي وَقْتِهِ حَتَّى نَجَا وَوَصَلَ إِلَى إِبْرَاهِيمَ. (قَوْلُهُ تَعَالَى:) فَلَمَّا جاءَ أَمْرُنا) أَيْ عَذَابُنَا. (جَعَلْنا عالِيَها سافِلَها) وَذَلِكَ أَنَّ جِبْرِيلَ عَلَيْهِ السَّلَامُ أَدْخَلَ جَنَاحَهُ تَحْتَ قُرَى قَوْمِ لُوطٍ، وَهِيَ خَمْسٌ: سَدُومُ- وَهِيَ الْقَرْيَةُ الْعُظْمَى،- وَعَامُورَا، وَدَادُومَا، وضعوه، وَقَتَمُ «١» ، فَرَفَعَهَا مِنْ تُخُومِ الْأَرْضِ حَتَّى أَدْنَاهَا مِنَ السَّمَاءِ بما في فِيهَا، حَتَّى سَمِعَ أَهْلُ السَّمَاءِ نَهِيقَ حُمُرِهِمْ وَصِيَاحَ دِيَكَتِهِمْ، لَمْ تَنْكَفِئْ لَهُمْ جَرَّةٌ، وَلَمْ ينكسر «٢» لهم إناء، ثم نكسوا على رؤوسهم، وَأَتْبَعَهُمُ اللَّهُ بِالْحِجَارَةِ. مُقَاتِلٌ. أُهْلِكَتْ أَرْبَعَةٌ، وَنَجَتْ ضعوه. وَقِيلَ: غَيْرُ هَذَا، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. قَوْلُهُ تعالى: (وَأَمْطَرْنا عَلَيْهِمْ حِجارَةً مِنْ سِجِّيلٍ) دَلِيلٌ عَلَى أَنَّ مَنْ فَعَلَ فِعْلَهُمْ حُكْمُهُ الرَّجْمُ، وَقَدْ تَقَدَّمَ فِي " الْأَعْرَافِ" «٣» . وَفِي التَّفْسِيرِ: أَمْطَرْنَا فِي الْعَذَابِ، وَمَطَرْنَا فِي الرَّحْمَةِ. وَأَمَّا كَلَامُ الْعَرَبِ فَيُقَالُ: مَطَرَتِ السماء وأمطرت: حكاه الهروي. واختلف في " سِجِّيلٍ" فَقَالَ النَّحَّاسُ «٤» : السِّجِّيلُ الشَّدِيدُ الْكَثِيرُ، وَسِجِّيلٌ وَسِجِّينٌ اللَّامُ وَالنُّونُ أُخْتَانِ. وَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ: السِّجِّيلُ الشَّدِيدُ، وَأَنْشَدَ «٥» ضَرْبًا تَوَاصَى بِهِ الْأَبْطَالُ سِجِّينًا
(١). وفى ع وز وك: قاموارا ورادما وصعو، وفى ضبط هذه القرى اختلاف. (٢). في ى: ينكشف. (٣). راجع ج ٧ ص ٢٤٣. (٤). كذا في ا، وفى ز وع وك وووى: (البخاري). (٥). سيأتي البيت بتمامه في ص ٨٣.

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