Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il rapprocha donc (l’astre) de leurs têtes ; leurs mains furent littéralement rôties, leurs langues pendirent sur leurs poitrines tant ils étaient assoiffés, et tout le bétail qu’ils possédaient périt. L’eau jaillissait alors des sources en bouillonnant avec une telle violence qu’elle atteignait le ciel ; tout ce sur quoi elle retombait était anéanti par l’intensité de sa chaleur. Ils demeurèrent ainsi, et Allah révéla à l’Ange de la Mort de ne pas saisir leurs âmes, afin de prolonger leur supplice, jusqu’au coucher du soleil ; puis un Cri retentit contre eux et ils furent exterminés.

« Ils se retrouvèrent donc, au matin, dans leurs demeures, gisant à plat ventre », c’est-à-dire affalés face contre terre, collés à la poussière tels un oiseau lorsqu’il se tapit. « Certes, les Thamûd ont renié leur Seigneur ; qu’ils soient donc éloignés (de la miséricorde)… » – l’explication de cette formule a déjà été exposée.

Sourate Hûd (11), versets 69 à 71
69 Nos envoyés vinrent assurément auprès d’Ibrâhîm porteurs de la bonne nouvelle. Ils dirent : « Paix. » — Il répondit : « Paix », puis, sans tarder, il apporta un veau rôti.
70 Lorsque ensuite il vit que leurs mains ne se portaient pas vers le plat, il les trouva suspects et éprouva à leur égard une crainte. Ils dirent : « Ne crains pas ! Nous avons été envoyés au peuple de Lôṭ. »
71 Sa femme, debout, se mit à rire ; Nous lui annonçâmes alors la naissance d’Isḥâq, et, après Isḥâq, celle de Yaʿqûb.

Parole du Très-Haut :
« Et Nos envoyés vinrent auprès d’Ibrâhîm porteurs de la bonne nouvelle… »

Il s’agit ici du récit de Lôṭ — paix sur lui —, fils de l’oncle d’Ibrâhîm — paix sur eux —, lié à lui par le sang. Les cités de Lôṭ se trouvaient dans la région du Shâm tandis qu’Ibrâhîm résidait en Palestine. Lorsque Allah — exalté soit-Il — dépêcha les anges pour châtier le peuple de Lôṭ, ceux-ci passèrent d’abord par Ibrâhîm et descendirent chez lui ; or quiconque séjournait chez Ibrâhîm recevait toujours une généreuse hospitalité. Ils se présentèrent donc, porteurs d’une bonne nouvelle, et il les prit pour de simples hôtes. Il s’agissait — selon Ibn ʿAbbâs — de Jibrîl, Mîkâ’îl et Isrâfîl, que la paix soit sur eux. Al-Ḍaḥḥāk rapporte qu’ils étaient neuf, tandis qu’as-Suddi affirme qu’ils étaient onze anges ayant l’apparence de jeunes garçons d’une beauté éclatante.

« … porteurs de la bonne nouvelle » :
— selon certains, la naissance d’un enfant ;
— selon d’autres, l’anéantissement du peuple de Lôṭ ;
— d’autres encore disent qu’ils l’informèrent qu’ils étaient des envoyés d’Allah, exalté soit-Il, et qu’il n’avait rien à craindre.

« Ils dirent : “Paix.” »
Le mot « Paix » (salāman) est à l’accusatif parce qu’il est l’objet direct du verbe, comme l’on dirait : « Ils dirent du bien ». C’est l’opinion retenue par aṭ-Ṭabarî. Quant à l’expression divine : « Ils diront : “Trois.” », le terme « trois » est un nom autonome et non le contenu de leur parole rapportée. S’ils étaient tous deux mis au nominatif, (l’analyse grammaticale serait différente)

فأدناها من رؤوسهم فَاشْتَوَتْ أَيْدِيهِمْ، وَتَدَلَّتْ أَلْسِنَتُهُمْ عَلَى صُدُورِهِمْ مِنَ الْعَطَشِ، وَمَاتَ كُلُّ مَا كَانَ مَعَهُمْ مِنَ الْبَهَائِمِ. وَجَعَلَ الْمَاءُ يَتَفَوَّرُ «١» مِنْ تِلْكَ الْعُيُونِ مِنْ غَلَيَانِهِ حَتَّى يَبْلُغَ السَّمَاءَ، لَا يَسْقُطُ على شي إِلَّا أَهْلَكَهُ مِنْ شِدَّةِ حَرِّهِ، فَمَا زَالُوا كَذَلِكَ، وَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى مَلَكِ الْمَوْتِ أَلَّا يَقْبِضَ أَرْوَاحَهُمْ تَعْذِيبًا لَهُمْ إِلَى أَنْ غَرَبَتِ الشَّمْسُ، فَصِيحَ بِهِمْ فَأُهْلِكُوا. (فَأَصْبَحُوا فِي دِيارِهِمْ جاثِمِينَ) أَيْ سَاقِطِينَ عَلَى وُجُوهِهِمْ، قَدْ لَصِقُوا بالتراب كالطير إذ جَثَمَتْ. (أَلا إِنَّ ثَمُودَ كَفَرُوا رَبَّهُمْ أَلا بُعْداً لِثَمُودَ) تقدم معناه. [سورة هود (١١) : الآيات ٦٩ الى ٧١] وَلَقَدْ جاءَتْ رُسُلُنا إِبْراهِيمَ بِالْبُشْرى قالُوا سَلاماً قالَ سَلامٌ فَما لَبِثَ أَنْ جاءَ بِعِجْلٍ حَنِيذٍ (٦٩) فَلَمَّا رَأى أَيْدِيَهُمْ لَا تَصِلُ إِلَيْهِ نَكِرَهُمْ وَأَوْجَسَ مِنْهُمْ خِيفَةً قالُوا لَا تَخَفْ إِنَّا أُرْسِلْنا إِلى قَوْمِ لُوطٍ (٧٠) وَامْرَأَتُهُ قائِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْناها بِإِسْحاقَ وَمِنْ وَراءِ إِسْحاقَ يَعْقُوبَ (٧١) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَلَقَدْ جاءَتْ رُسُلُنا إِبْراهِيمَ بِالْبُشْرى) هَذِهِ قِصَّةُ لُوطٍ عَلَيْهِ السَّلَامُ، وَهُوَ ابْنُ عَمِّ إِبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ السَّلَامُ لَحًّا «٢» ، وَكَانَتْ قُرَى لوط بنواحي الشام، وإبراهى م بِبِلَادِ فِلَسْطِينَ، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ الْمَلَائِكَةَ بِعَذَابِ قوم لوط ومروا بِإِبْرَاهِيمَ وَنَزَلُوا عِنْدَهُ، وَكَانَ كُلُّ مَنْ نَزَلَ عِنْدَهُ يُحْسِنُ قِرَاهُ، وَكَانُوا مَرُّوا بِبِشَارَةِ إِبْرَاهِيمَ، فظنهم أضيافا. وهم جبريل وميكائيل وإسرافيل عليم السَّلَامُ، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ. الضَّحَّاكُ: كَانُوا تِسْعَةً. السُّدِّيُّ: أَحَدَ عَشَرَ مَلَكًا عَلَى صُورَةِ الْغِلْمَانِ الحسان الوجوه، ذوو وَضَاءَةٍ وَجَمَالٍ بَارِعٍ. " بِالْبُشْرى " قِيلَ: بِالْوَلَدِ. وَقِيلَ: بِإِهْلَاكِ قَوْمِ لُوطٍ. وَقِيلَ: بَشَّرُوهُ بِأَنَّهُمْ رُسُلُ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَأَنَّهُ لَا خَوْفَ عَلَيْهِ. (قالُوا سَلاماً) نُصِبَ بِوُقُوعِ الْفِعْلِ عَلَيْهِ، كَمَا تَقُولُ: قَالُوا خَيْرًا. وَهَذَا اخْتِيَارُ الطَّبَرِيِّ. وَأَمَّا قَوْلُهُ " سَيَقُولُونَ ثَلاثَةٌ" «٣» فَالثَّلَاثَةُ اسْمٌ غَيْرَ [قَوْلٍ] «٤» مقول. ولو رفعا جميعا
(١). في ع: يفور. (٢). أي لازق النسب به. (٣). راجع ج ١٠ ص ٣٨٢. (٤). من ع.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies