Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

des entraves. – Allah, Très-Haut, dit : « Et qu’Il a certes créé les deux éléments du couple : le mâle et la femelle » (sourate An-Najm, v. 45).
On appelle la femme « zawj » (épouse) de l’homme, et l’homme « zawj » (époux) de la femme. Il arrive même que, parlant de deux êtres, l’on dise : « ce sont un zawj ».
Le terme « les deux époux » peut en outre désigner deux sortes, deux espèces ; toute catégorie est alors qualifiée de « zawj ». Ainsi le Très-Haut dit : « et [la terre] fit pousser de toute espèce au charme éclatant » (sourate Al-Ḥajj, v. 5), c’est-à-dire de toute couleur ou catégorie.
D’après Al-Aʿshā :
« Et chaque étoffe de soie, de toutes les espèces, qu’Abû Qudâmah revêt avec amour ».
Il voulait dire : de toute sorte et de toute couleur.
L’expression « min kullin zawjayni » (de chaque chose, un couple) est à l’accusatif, dépendant du verbe « ahmil » ; le mot « ithnayn » (deux) en est l’apposition emphatique.
« Et ta famille » : c’est-à-dire : embarque aussi ta famille.
« Sauf celui contre qui… » – la préposition « min » est alors à l’accusatif en raison de l’exclusion –
« … la sentence a déjà été prononcée » ; c’est-à-dire voué à la perdition : son fils Kanʿân et son épouse Wāʿilah, tous deux mécréants.
« Et [embarque] celui qui a cru » : Ad-Ḍaḥḥāk et Ibn Jurayj disent : « c’est-à-dire : celui qui a cru en Moi, qui t’a tenu pour véridique » ; « min » dépend toujours du verbe « ahmil ».
« Et avec lui ne crurent qu’un petit nombre ». Ibn ʿAbbâs – qu’Allah l’agrée, lui et son père – rapporte : parmi son peuple, quatre-vingts personnes crurent ; parmi elles, trois de ses fils : Sâm, Hâm et Yâfith, ainsi que trois belles-filles. Une fois sortis de l’arche, ils bâtirent un village que l’on appelle aujourd’hui « le Village des Quatre-Vingts », près de Mossoul.
Il est rapporté qu’ils étaient dans l’arche huit personnes : Noé, son épouse – autre que celle qui fut châtiée –, ses trois fils et leurs épouses. C’est l’avis de Qatâdah, Al-Ḥakam b. ʿUtaybah, Ibn Jurayj et Muḥammad b. Kaʿb. Hâm eut commerce avec son épouse dans l’arche ; Noé invoqua alors Allah pour que sa semence fût changée, et il en vint les gens de couleur noire.
ʿAtâʾ rapporte encore : Noé invoqua contre Hâm pour que la chevelure de sa descendance ne dépasse pas leurs oreilles, et pour qu’où qu’ils se trouvent ils fussent esclaves des descendants de Sâm et Yâfith.
Al-Aʿmash dit : ils étaient sept : Noé, ses trois fils et leurs trois brus, et il omet l’épouse de Noé.
Ibn Isḥâq rapporte : ils étaient dix, sans compter leurs épouses : Noé ; ses fils Sâm, Hâm et Yâfith ; plus six hommes parmi ceux qui avaient cru, ainsi que toutes leurs femmes.
Le mot « qalîl » (« peu nombreux ») est au nominatif, dépendant du verbe « āman » ; il ne peut être mis à l’accusatif par exception, car la phrase qui précède n’est pas close. L’utilité de l’entrée de « mâ » et « illâ » est la suivante : si tu disais : « Untel et untel crurent avec lui », il resterait possible que d’autres, en plus, aient cru ; alors que l’emploi de « mâ… illâ » exclut définitivement tout autre que ceux mentionnés et réserve la croyance à eux seuls.

قُيُودٍ، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: " وَأَنَّهُ خَلَقَ الزَّوْجَيْنِ الذَّكَرَ وَالْأُنْثى " «١» [النجم: ٤٥] . وَيُقَالُ لِلْمَرْأَةِ هِيَ زَوْجُ الرَّجُلِ، وَلِلرَّجُلِ هُوَ زَوْجُهَا. وَقَدْ يُقَالُ لِلِاثْنَيْنِ هُمَا زَوْجٌ، وَقَدْ يَكُونُ الزَّوْجَانِ بِمَعْنَى الضَّرْبَيْنِ، وَالصِّنْفَيْنِ، وَكُلُّ ضَرْبٍ يُدْعَى زَوْجًا، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: " وَأَنْبَتَتْ مِنْ كُلِّ زَوْجٍ بَهِيجٍ" «٢» [الحج: ٥] أَيْ مِنْ كُلِّ لَوْنٍ وَصِنْفٍ. وَقَالَ الْأَعْشَى: وَكُلُّ زَوْجٍ مِنَ الدِّيبَاجِ يَلْبَسُهُ ... أَبُو قُدَامَةَ مَحْبُوُّ بِذَاكَ مَعَا أَرَادَ كُلَّ ضَرْبٍ وَلَوْنٍ. وَ " مِنْ كُلٍّ زَوْجَيْنِ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ بِ " احْمِلْ" . " اثْنَيْنِ" تَأْكِيدٌ. (وَأَهْلَكَ) أَيْ وَاحْمِلْ أَهْلَكَ. (إِلَّا مَنْ سَبَقَ) " مِنْ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ بِالِاسْتِثْنَاءِ. (عَلَيْهِ الْقَوْلُ) مِنْهُمْ أَيْ بِالْهَلَاكِ، وَهُوَ ابْنُهُ كَنْعَانُ وَامْرَأَتُهُ وَاعِلَةُ كَانَا كَافِرَيْنِ. (وَمَنْ آمَنَ) قَالَ الضَّحَّاكُ وَابْنُ جُرَيْجٍ: أَيِ احْمِلْ مَنْ آمَنَ بِي، أَيْ مَنْ صَدَّقَكَ، فَ " مِنْ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ بِ " احْمِلْ" . (وَما آمَنَ مَعَهُ إِلَّا قَلِيلٌ) قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا: آمَنَ مِنْ قَوْمِهِ ثَمَانُونَ إِنْسَانًا، مِنْهُمْ ثَلَاثَةٌ مِنْ بَنِيهِ، سَامٌ وَحَامٌ وَيَافِثُ، وَثَلَاثُ كَنَائِنَ لَهُ «٣» . وَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ السَّفِينَةِ بَنَوْا قَرْيَةً وَهِيَ الْيَوْمُ تُدْعَى قَرْيَةُ الثَّمَانِينَ بِنَاحِيَةِ الْمَوْصِلِ. وَوَرَدَ فِي الْخَبَرِ أَنَّهُ كَانَ فِي السَّفِينَةِ ثَمَانِيَةُ أَنْفُسٍ، نُوحٌ وَزَوْجَتُهُ غَيْرَ الَّتِي عُوقِبَتْ، وَبَنُوهُ الثَّلَاثَةُ وَزَوْجَاتُهُمْ، وَهُوَ قَوْلُ قَتَادَةَ وَالْحَكَمِ بْنِ عُتَيْبَةَ وَابْنِ جُرَيْجٍ وَمُحَمَّدِ بْنِ كَعْبٍ، فَأَصَابَ حَامٌ امْرَأَتَهُ فِي السَّفِينَةِ، فَدَعَا نُوحٌ اللَّهَ أَنْ يُغَيِّرَ نُطْفَتَهُ فَجَاءَ بِالسُّودَانِ. قَالَ عَطَاءٌ: وَدَعَا نُوحٌ عَلَى حَامٍ أَلَّا يَعْدُوَ شَعْرُ أَوْلَادِهِ آذَانَهُمْ، وَأَنَّهُمْ حَيْثُمَا كَانَ وَلَدُهُ يَكُونُونَ عَبِيدًا لِوَلَدِ سَامٍ وَيَافِثَ. وَقَالَ الْأَعْمَشُ: كَانُوا سَبْعَةً، نُوحٌ وَثَلَاثُ كَنَائِنَ وَثَلَاثَةُ بَنِينَ، وَأَسْقَطَ امْرَأَةَ نُوحٍ. وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ: كَانُوا عَشَرَةً سِوَى نِسَائِهِمْ، نُوحٌ وَبَنُوهُ سَامٌ وَحَامٌ وَيَافِثُ، وَسِتَّةُ أُنَاسٍ مِمَّنْ كَانَ آمَنَ بِهِ، وَأَزْوَاجُهُمْ جَمِيعًا. وَ " قَلِيلٌ" رفع بآمن، وَلَا يَجُوزُ نَصْبُهُ عَلَى الِاسْتِثْنَاءِ، لِأَنَّ الْكَلَامَ قَبْلَهُ لَمْ يَتِمَّ، إِلَّا أَنَّ الْفَائِدَةَ فِي دخول " إِلَّا" و " ما" لِأَنَّكَ لَوْ قُلْتَ: آمَنَ مَعَهُ فُلَانٌ وَفُلَانٌ جَازَ أَنْ يَكُونَ غَيْرُهُمْ قَدْ آمَنَ، فَإِذَا جِئْتَ بِمَا وَإِلَّا، أَوْجَبْتَ لِمَا بَعْدَ إِلَّا ونفيت عن غيرهم.
(١). راجع ج ١٧ ص ١١٦ وج ١٢ ص ١٤. (٢). راجع ج ١٧ ص ١١٦ وج ١٢ ص ١٤. (٣). الكنه (بالفتح): امرأة الابن أو الأخ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies