Parole du Très-Haut :
« … et Il connaît son lieu de repos (mustaqarr) » : c’est-à-dire, l’endroit de la terre où la créature se fixe et se tient.
« … et son dépôt (mustawdaʿ) » : autrement dit, le lieu où elle meurt et où elle sera ensevelie – telle est l’explication rapportée par Miqsam d’après Ibn ʿAbbâs (qu’Allah les agrée).
Al-Rabîʿ ibn Anas a dit :
« Son mustaqarr désigne les jours de sa vie, et son mustawdaʿ l’endroit où elle meurt puis d’où elle sera ressuscitée. »
Saʿîd ibn Jubayr rapporte d’Ibn ʿAbbâs :
« Son mustaqarr se trouve dans l’utérus, et son mustawdaʿ dans les reins. »
Il a également été dit :
« Il connaît son mustaqarr, que ce soit au Paradis ou en Enfer, et son mustawdaʿ, c’est la tombe » ; cela est corroboré par la parole du Très-Haut décrivant les gens du Paradis et ceux du Feu :
« Quel excellent séjour et quelle noble demeure ! » (Al-Furqân, 76)
« Quel détestable séjour et quelle funeste demeure ! » (Al-Furqân, 66).
« Tout est consigné dans un Livre explicite » : il s’agit de la Table gardée (al-Lawḥ al-Maḥfûẓ).
Parole du Très-Haut :
« Et c’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, alors que Son Trône était sur l’eau, afin d’éprouver lequel d’entre vous est le meilleur en œuvre. Et si tu dis : “Vous serez certes ressuscités après la mort”, ceux qui ont mécru diront assurément : “Ceci n’est qu’une magie manifeste.” » (Hûd, 7).
L’explication de « Il a créé les cieux et la terre en six jours » a déjà été mentionnée dans la sourate Al-Aʿrâf ; louange à Allah.
« Et Son Trône était sur l’eau » indique que la création du Trône et de l’eau a précédé celle de la terre et du ciel.
Kaʿb a dit : Allah créa une gemme d’émeraude verte, Il la regarda avec Sa Majesté et elle se transforma en eau frémissante de crainte d’Allah – c’est pourquoi l’eau tremble encore aujourd’hui, même lorsqu’elle paraît calme. Puis Il créa le vent, plaça l’eau à sa surface et installa le Trône au-dessus de l’eau.
Saʿîd ibn Jubayr rapporte d’Ibn ʿAbbâs qu’on l’interrogea sur la parole du Tout-Puissant : « Et Son Trône était sur l’eau ». On lui demanda : « Sur quoi reposait donc l’eau ? » Il répondit : « Sur la surface du vent. »
Al-Bukhârî rapporte d’après ʿImrân ibn Ḥusayn :
« J’étais auprès du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – lorsque vinrent des gens des Banû Tamîm. Il dit : “Accueillez la bonne nouvelle, ô Banû Tamîm !” Ils dirent : “Tu nous as donné la bonne nouvelle, accorde-nous donc quelque chose !” (et cela à deux reprises). Puis entrèrent des gens du Yémen et il dit : “Accueillez la bonne nouvelle, ô gens du Yémen, puisque les Banû Tamîm ne l’ont pas acceptée.” Ils dirent : “Nous l’acceptons ; nous sommes venus pour nous instruire dans la religion et pour t’interroger au sujet de cette affaire : comment était-elle ?” Il répondit : “Allah était, et rien d’autre que Lui n’existait, et Son Trône était sur l’eau ; puis Il créa les cieux et la terre et écrivit…” »