C’est-à-dire : pour le salut de sa propre âme.
(وَمَنْ ضَلَّ) : celui qui s’égare – c’est-à-dire qui délaisse le Messager et le Coran pour suivre les idoles et les statues.
(فَإِنَّما يَضِلُّ عَلَيْها) : la conséquence de son égarement retombera exclusivement sur lui-même.
(وَما أَنَا عَلَيْكُمْ بِوَكِيلٍ) : je ne suis pas chargé de veiller sur vos œuvres ; je ne suis qu’un Messager.
Ibn ʿAbbâs a dit : ce verset a été abrogé par le « verset du sabre ».
[Yûnus 10 : 109]
« Et suis ce qui t’est révélé et sois patient jusqu’à ce qu’Allah juge, car Il est le Meilleur des juges. » (10 : 109)
Parole du Très-Haut :
(وَاتَّبِعْ مَا يُوحى إِلَيْكَ وَاصْبِرْ) : on a dit que ce verset fut abrogé par le verset du combat ; d’autres maintiennent qu’il n’est pas abrogé, son sens étant : « sois patient dans l’obéissance et face à la désobéissance. »
Ibn ʿAbbâs rapporte : lorsque ce verset fut révélé, le Prophète — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — réunit les Anṣâr, sans y joindre quiconque, et leur dit : « Vous connaîtrez après moi une préférence (à votre détriment) ; soyez donc patients jusqu’à ce que vous me rejoigniez au Bassin. » Un récit identique est rapporté par Anas.
Anas ajouta : « Ils ne patientèrent pas… » Ainsi, le Prophète leur ordonna la patience tout comme Allah la lui avait ordonnée.
À ce sujet, ʿAbd ar-Raḥmân ibn Ḥassân a dit :
« Annonce donc à Muʿâwiya ibn Ḥarb,
commandeur des croyants, — qu’il trouve bons ou mauvais mes propos —
que nous demeurons endurants, vous attendant
jusqu’au Jour de la Perte et du Litige. »
(حَتَّى يَحْكُمَ اللَّهُ وَهُوَ خَيْرُ الْحاكِمِينَ) constitue un sujet et un attribut, car le Très-Haut ne juge que selon la vérité.
Ainsi s’achève la sourate Yûnus. Louange à Allah, Seul.
Établi par son vérificateur : Abû Isḥâq Ibrâhîm Aṭfîsh.
S’achève ici le huitième volume du Tafsîr d’al-Qurṭubî ; suivra, si Allah le veut, le neuvième volume, commençant par : « Sourate Hûd ».