La Parole du Très-Haut :
« Et il n’appartient à aucune âme de croire si ce n’est par la permission d’Allah. »
Le terme « mâ » est ici une particule de négation : il signifie qu’il n’est pas possible qu’une âme croie si ce n’est par Son décret, Sa prédestination, Sa volonté et Son vouloir.
« Et Il fait peser la souillure… »
Al-Ḥasan, Abou Bakr et al-Mufaḍḍal lisent : « Et Nous faisons peser », avec le nûn de majesté.
Le mot « rijs » désigne le châtiment ; il s’emploie aussi bien avec ḍamma qu’avec kasra sur la lettre rā’ – deux prononciations reconnues.
« … sur ceux qui ne raisonnent pas » le commandement et l’interdiction d’Allah, Puissant et Majestueux.
« Dis : Regardez donc ce qui est dans les cieux et sur la terre ! Les signes et les avertissements ne sauraient servir à un peuple qui ne croit pas. » (v. 101)
La Parole du Très-Haut :
« Dis : Contemplez ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ! » Il s’agit d’un ordre adressé aux mécréants pour qu’ils méditent et qu’ils observent les créatures attestant l’Existence du Créateur et Sa parfaite Puissance. Cette notion a déjà été exposée, de façon détaillée, en divers passages.
« Et (mâ) n’y peut… » — « mâ » est ici négatif : rien ne saurait profiter ; selon un autre avis, c’est une interrogative : « Quel profit apportent donc… »
« les signes » : c’est-à-dire les preuves.
« et les avertissements » : les Messagers, pluriel de nadhîr, le Messager – qu’Allah prie sur lui et le salue.
« … à l’égard d’un peuple qui ne croit pas » : celui dont le savoir divin a déjà décrété qu’il ne croira pas.
« Attendent-ils donc autre chose que des jours semblables à ceux de ceux qui les ont précédés ? Dis : attendez donc ! Moi aussi, je suis parmi ceux qui attendent. » (v. 102)
La Parole du Très-Haut :
« Attendent-ils autre chose que des jours semblables à ceux de ceux qui les ont précédés ? » Ici, « les jours » signifie les événements et les batailles. On dit : « Untel est connaisseur des jours des Arabes », c’est-à-dire de leurs faits d’armes.
Qatâda a dit : il s’agit des vicissitudes infligées par Allah au peuple de Noé, à ‘Âd, à Thamûd et à d’autres encore. Les Arabes appellent tout aussi bien « jours » les châtiments que les bienfaits, conformément à la Parole du Très-Haut : « Et rappelle-leur les jours d’Allah. » Ainsi, tout ce qui t’a déjà touché, bonheur ou malheur, est un « jour ».
« Attendez donc » : demeurez dans l’expectative ; c’est là une menace et un avertissement.
« Moi aussi, je suis avec vous parmi ceux qui attendent », c’est-à-dire parmi ceux qui guettent l’échéance fixée par mon Seigneur.