Paroles du Très-Haut :
« Si donc vous vous détournez, je ne vous ai point demandé de salaire. »
C’est-à-dire : si vous vous détournez de ce que je vous ai apporté, ce n’est pas parce que je vous aurais réclamé une rétribution qui vous pèserait.
« Mon salaire n’incombe qu’à Allah »
à propos de la transmission de Son message.
« Et il m’a été ordonné d’être du nombre des Musulmans »
c’est-à-dire des monothéistes qui vouent un culte exclusif à Allah, exalté soit-Il. Les lecteurs de Médine, Abû ‘Amr, Ibn ‘Âmir et Ḥafṣ vocalisent la yâ’ de « ajriya » (mon salaire) à chaque occurrence, tandis que les autres la rendent quiescente.
[Coran 10 : 73]
« Ils le traitèrent donc de menteur ; Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui, dans l’arche ; Nous les fîmes successeurs, et Nous noyâmes ceux qui avaient démenti Nos signes. Regarde donc quelle fut la fin de ceux qui furent avertis. »
Parole du Très-Haut :
« Ils le traitèrent donc de menteur »
c’est-à-dire Noé.
« Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui »
autrement dit les croyants,
« dans l’arche »,
c’est-à-dire le vaisseau ; il en sera question plus loin.
« Nous les fîmes successeurs »
c’est-à-dire habitants de la terre, remplaçant ceux qui avaient péri noyés.
« Regarde donc quelle fut la fin de ceux qui furent avertis »
à savoir le dénouement réservé à ceux que les messagers avaient mis en garde mais qui ne crurent pas.
[Coran 10 : 74]
« Puis, après lui, Nous envoyâmes des messagers à leurs peuples ; ils leur apportèrent les preuves manifestes, mais ils n’étaient pas disposés à croire à ce qu’ils avaient auparavant tenu pour mensonge. C’est ainsi que Nous scellons les cœurs des transgresseurs. »
Parole du Très-Haut :
« Puis, après lui »
c’est-à-dire après Noé,
« Nous envoyâmes des messagers à leurs peuples »,
tels que Hûd, Ṣâliḥ, Ibrâhîm, Loth, Shu‘ayb et d’autres encore.
« Ils leur apportèrent les preuves manifestes »
à savoir les miracles.
« Ils n’étaient pas disposés à croire à ce qu’ils avaient auparavant tenu pour mensonge »
– c’est-à-dire à ce que le peuple de Noé avait déjà nié avant eux.
On a dit aussi : « à ce qu’ils avaient rejeté auparavant » signifie avant le Jour du Pacte primordial (Yawm al-Dharr) ; certains y avaient alors nié intérieurement, bien que tous eussent répondu : « Oui. »
An-Naḥḥâs a déclaré : l’explication la plus probante est que le verset vise des gens déterminés, comme dans : « Que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas, ils ne croiront pas » (al-Baqarah : 6).
« Ainsi scellons-Nous »
c’est-à-dire Nous apposons un sceau
« les cœurs des transgresseurs »,
c’est-à-dire de ceux qui outrepassent les limites dans la mécréance et le démenti, si bien qu’ils ne croient pas. Ce verset réfute la position des Qadarites, comme exposé précédemment.