Sourate Yûnus (10) – verset 66
« Certes, à Allah appartient quiconque se trouve dans les cieux et quiconque se trouve sur la terre. Quant à ceux qui invoquent en dehors d’Allah de prétendus associés, ils ne suivent rien ; ils ne se fient qu’à la conjecture et ne font que supposer. »
Parole du Très-Haut :
« Certes, à Allah appartient quiconque est dans les cieux et quiconque est sur la terre »,
c’est-à-dire qu’Il statue sur eux selon Sa volonté et agit parmi eux comme Il le veut – gloire à Lui !
Puis le Très-Haut dit :
« Et ceux qui invoquent en dehors d’Allah des associés – qu’est-ce qu’ils suivent donc ? »
Le terme « mâ » est ici employé pour la négation : ils ne suivent en réalité aucun véritable associé ; ils ne font qu’imaginer que ces idoles intercéderont pour eux ou leur procureront un profit.
D’autres ont dit que « mâ » est interrogatif : « Qu’est-ce donc que suivent ceux qui invoquent, en dehors d’Allah, des associés ? » – manière de blâmer leur attitude.
Puis Allah répond : « Ils ne suivent que la conjecture et ne font que deviner », c’est-à-dire qu’ils se livrent à des suppositions mensongères, comme il a déjà été expliqué.
Sourate Yûnus (10) – verset 67
« C’est Lui qui, pour vous, a fait la nuit afin que vous vous y reposiez, et le jour, lumineux ; il y a certes en cela des signes pour un peuple qui prête l’oreille. »
Parole du Très-Haut :
« C’est Lui qui a fait pour vous la nuit afin que vous vous y reposiez »,
Il montre ainsi qu’il est obligatoire d’adorer Celui qui est capable de créer la nuit et le jour, et non pas d’adorer celui qui n’a pouvoir sur rien.
« … afin que vous vous y reposiez », c’est-à-dire auprès de vos épouses et de vos enfants, pour que disparaissent fatigue et lassitude.
Le repos (as-sukûn) désigne l’apaisement après l’agitation.
Parole du Très-Haut :
« … et le jour, lumineux »,
c’est-à-dire éclatant afin que vous puissiez vous orienter dans vos besoins.
Le terme « mubṣiran » (lumineux) signifie : celui par qui l’on voit ; le jour est la période durant laquelle on voit.
Allah l’a qualifié de « mubṣir » par procédé stylistique et licence linguistique, selon l’usage des Arabes qui disent : « une nuit qui veille », « un jour qui jeûne ».
Le poète Jarîr a dit :
« Tu nous as blâmés, ô mère de Ghailân, d’avoir voyagé de nuit,
mais tu t’es endormie, alors que la nuit du coursier ne dort point. »
Al-Qutrub a commenté :
On dit « la nuit s’est assombrie » – c’est-à-dire qu’elle est devenue pleine d’obscurité ;
et « le jour s’est éclairé et a vu » – c’est-à-dire qu’il est devenu porteur de lumière et de clarté.