Parole du Très-Haut :
« Eh quoi ! Lorsqu’il surviendra, croirez-vous donc en lui, maintenant ? »
Le propos comporte une ellipse qu’on rétablit ainsi : « Vous sentez-vous à l’abri que le châtiment ne s’abatte sur vous, puis qu’il vous soit dit, une fois arrivé : “Maintenant, vous y croyez ?” »
On a dit : cette interpellation provient des anges, par dérision à leur égard. D’autres ont estimé qu’elle émane d’Allah Lui-même ; la hamza interrogative est alors placée devant « thumma » pour introduire un blâme et une réprobation, et pour montrer que la seconde proposition découle de la première.
On a encore dit : ici « thumma » est à prendre au sens adverbial de « thamma » (là, en ce lieu) – opinion d’Al-Tabarî –, et la phrase ne relèverait plus alors de l’interrogation.
Quant à l’expression « āl-âna » (maintenant), on a soutenu que son origine est un verbe bâti sur le modèle de ḥâna ; l’article « al » sert à le substantiver. Al-Khalîl dit : il a été bâti pour éviter la rencontre de deux consonnes quiescentes, et l’article vise l’idée connue de ce moment précis, limite entre deux instants.
« Et pourtant vous vous empressiez d’en hâter (la venue) », c’est-à-dire du châtiment.
[Sourate Yûnus, 10 : 52]
« Puis il sera dit aux iniques : “Goûtez au châtiment éternel ! Ne serez-vous rétribués que selon ce que vous acquériez ?” »
Parole du Très-Haut :
« Puis il sera dit aux injustes », c’est-à-dire que les gardiens de la Géhenne leur diront :
« Goûtez au châtiment de la perpétuité », c’est-à-dire à celui qui ne s’interrompt jamais.
« Ne serez-vous rétribués que d’après ce que vous gagniez », c’est-à-dire en punition de votre mécréance.
[Sourate Yûnus, 10 : 53]
« Et ils te sollicitent : “Est-ce bien vrai ?” Dis : “Oui, par mon Seigneur ! C’est assurément la vérité, et vous ne saurez pas échapper.” »
Parole du Très-Haut :
« Ils te demandent une information », c’est-à-dire, ô Muhammad, ils s’enquièrent auprès de toi du châtiment et de l’Heure.
« Haqq-un » est un sujet, tandis que « huwa » tient lieu de prédicat – avis de Sîbawayh. On peut également considérer « huwa » comme sujet et « haqq-un » comme prédicat.
Dis : « Î (oui) » – « î » est un terme de confirmation, d’affirmation et de ratification, équivalant à « naʿam ».
« Wa-rabbî » constitue un serment.
« Il est certes la Vérité », telle est la réponse du serment ; il aura bel et bien lieu, sans l’ombre d’un doute.
« Et vous n’êtes pas hors d’atteinte (de Sa sanction) », c’est-à-dire que vous ne pourrez Le devancer ni échapper à Son châtiment et à Sa rétribution.