Il vient confirmer ces annonces, en même temps qu’il appelle à l’unicité d’Allah et à la foi en la Résurrection.
On a également dit : le sens est plutôt la confirmation apportée par le Prophète qui précède le Coran – à savoir Muḥammad, que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui –, car ils l’avaient vu avant même d’entendre de lui le Coran.
« Et un exposé détaillé » : le terme peut être lu au cas accusatif ou au nominatif, selon les deux analyses déjà proposées pour « tasdîqan ». Le mot « tafsîl » signifie l’explicitation ; il montre ce que contiennent les Livres antérieurs d’Allah. Quant à l’expression « le Livre », elle doit être comprise comme un nom générique.
On a dit encore : par « l’exposé détaillé du Livre », il faut entendre ce que le Coran a clarifié des dispositions juridiques.
« Il n’y a aucun doute en lui » : le pronom renvoie au Coran, c’est-à-dire qu’il n’y a nul doute quant à sa révélation émanant d’Allah – Exalté soit-Il.
Sourate Yûnus – verset 38 :
« Ou bien disent-ils : “Il l’a forgé” ? Dis : Apportez donc une sourate semblable à lui et appelez qui vous pourrez en dehors d’Allah, si vous êtes véridiques. »
Parole du Très-Haut :
« Ou bien disent-ils : “Il l’a forgé” ? » – Ici, la particule « am » remplace la hamza interrogative, parce qu’elle se rattache à ce qui précède. On a dit aussi qu’il s’agit de « am » dite disjointe, que l’on interprète par « bal » suivie de l’hamza, comme dans Sa parole : « Alif-Lâm-Mîm. La révélation du Livre, nul doute n’y est, vient du Seigneur des mondes. Ou bien disent-ils : “Il l’a forgé” ? » (As-Sajda, 1-3), c’est-à-dire : « Mais disent-ils : “Il l’a forgé” ? »
Abû ʿUbayda a dit : « am » a ici la valeur de la conjonction « wa » ; le sens est alors : « et ils disent : “Il l’a forgé”. »
Il a encore été dit : le mîm n’est qu’un élément de liaison ; le sens serait alors : « Disent-ils : “Il l’a forgé” ? », c’est-à-dire : Muḥammad aurait-il inventé le Coran de lui-même ? C’est une interrogation dont la finalité est la réprimande.
« Dis : Apportez donc une sourate semblable à lui » : cette parole a valeur d’argument ; le verset précédent a en effet prouvé que le Coran vient d’Allah, puisqu’il confirme les Écritures antérieures et leur est conforme, sans que Muḥammad – paix sur lui – l’ait appris de quiconque. Le présent verset constitue donc une sommation : apportez une sourate semblable, s’il s’agit réellement d’une invention. Nous avons déjà exposé, dans l’introduction de cet ouvrage, la question du caractère miraculeux du Coran et de son inimitabilité – louange à Allah.
Sourate Yûnus – verset 39 :
« Bien au contraire, ils ont traité de mensonge ce qu’ils n’embrassent pas de leur science et la réalité de son interprétation ne leur est pas encore parvenue. De même ont démenti ceux qui les ont précédés ; regarde donc quelle fut la fin des injustes. »