Sa Parole – exalté soit-Il :
« Dis : Parmi vos associés… » c’est-à-dire vos divinités et vos objets d’adoration.
« …quiconque commence la création, puis la répète »
Dis-leur, ô Muhammad, cela à titre de reproche et d’établissement de la preuve ; s’ils ne répondent pas, alors « Dis : Allah est Celui qui commence la création puis la répète », nul autre que Lui n’accomplit cela.
« Vers où donc êtes-vous détournés ? »
autrement dit : comment vous détournez-vous et vous éloignez-vous de la vérité pour vous diriger vers le faux ?
[Sourate Yûnus, 10 : 35]
« Dis : “Parmi vos associés, y en-a-t-il un qui guide vers la vérité ?” Dis : “Allah guide vers la vérité.” Est-ce donc Celui qui guide vers la vérité qui mérite d’être suivi, ou bien celui qui ne saurait guider que s’il est lui-même guidé ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ? » (v. 35)
Sa Parole – exalté soit-Il :
« Dis : “Parmi vos associés, y en-a-t-il un qui guide vers la vérité ?” »
On dit : « il l’a guidé vers le chemin » et « il l’a guidé au chemin », les deux formes ayant le même sens, ainsi qu’il a déjà été signalé.
Autrement dit : existe-t-il, parmi vos associés, quelqu’un qui conduise à la religion de l’Islam ? Lorsqu’ils répondent non – car ils ne peuvent qu’avouer – dis-leur alors : « Allah, Lui, guide vers la vérité », puis adresse-leur ce blâme assorti d’une confirmation :
« Celui qui guide » – c’est-à-dire qui oriente – « vers la vérité », et c’est Allah – glorifié soit-Il –, « est-il plus digne d’être suivi, ou bien celui qui ne guide pas, à moins d’être lui-même guidé ? »
Il vise ici les idoles qui ne guident personne, ne se déplacent que si on les porte, et ne quittent leur place que si on les déplace. Le poète a dit :
« Le jeune homme possède une raison qui lui permet de vivre…
Là où son pied conduit sa jambe, il s’oriente. »
On a également dit qu’il s’agit des chefs et des égareurs qui ne se dirigent pas eux-mêmes vers la guidance, si ce n’est lorsqu’on les y dirige.
Concernant le terme « yahdî » (il guide), six lectures sont rapportées :
- Les Médinois – à l’exception de Warch – lisent « yahd-dî », avec ouverture du yâ’, repose de la hâ’ et gémination du dâl, réunissant ainsi deux consonnes non voyellées, comme dans leur lecture de « lâ taʿd-dû » et de « yakhis-sîmûn ».
An-Naḥḥâs dit : « L’enchaînement de deux consonnes sans voyelle est imprononçable. »
Muḥammad b. Yazîd ajoute : « Celui qui s’y essaie est contraint de glisser une légère voyelle de cassure ; Sîbawayh appelle cela l’“enlèvement” (ikhtilâs) de la voyelle. »