Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Il n’y a pas de mal dans ce qui relève de l’équipement militaire ; si la chose est réellement telle que vous le prétendez, il n’y a donc aucun inconvénient à l’utiliser. De même, s’agissant de celui des Compagnons – qu’Allâh les agrée – dont on rapporte qu’il ne l’a pas proscrit, on comprend son attitude en ce sens qu’il a pensé qu’il ne s’agissait pas d’un simple divertissement, mais d’un moyen d’accéder à la connaissance de l’art du combat et de l’entraînement qui y conduit ; ou encore parce que le ḥadîth, dûment rapporté, ne leur était pas parvenu.

Al-Ḥalîmî a dit : « Lorsque le ḥadîth est authentique, nul n’a d’argument à lui opposer ; il fait autorité pour l’ensemble de la communauté. »

Huitièmement : Ibn Wahb a rapporté, avec sa chaîne de transmission, qu’ ‘Abd Allâh ibn ‘Umar passa près de jeunes garçons jouant à la kujjah – il s’agit de petites fosses contenant des cailloux avec lesquels ils s’amusent. Ibn ‘Umar les reboucha et les leur interdit. Al-Harawî rapporte, dans la rubrique « kâf avec jîm », selon le ḥadîth d’Ibn ‘Abbâs : « Il y a du jeu d’argent dans toute chose, jusqu’au jeu des enfants avec la kujjah. »

Ibn al-A‘râbî explique : « Cela consiste pour l’enfant à prendre un bout d’étoffe, à le rouler de sorte qu’il devienne semblable à une balle, puis ils parient dessus. » On dit « kajja » lorsque l’on joue à la kujjah.

Parole du Très-Haut :
« فَأَنَّى تُصْرَفُونَ »
C’est-à-dire : comment détournez-vous vos esprits pour adorer ce qui ne pourvoit ni subsistance, ni vie, ni mort ?
[Sourate Yûnus, 10 : 33]

« Ainsi s’est avérée la Parole de ton Seigneur à l’égard de ceux qui se sont dépravés : qu’ils ne croiront pas. » (33)

Parole du Très-Haut :
« كَذٰلِكَ حَقَّتْ كَلِمَةُ رَبِّكَ » : c’est-à-dire Son jugement, Son décret et Sa science prééternelle ; « sur ceux qui se sont dépravés » : ceux qui ont quitté l’obéissance, ont mécru et ont démenti ; « qu’ils ne croiront pas », c’est-à-dire qu’ils ne confirmeront pas la vérité. Ce verset constitue la preuve la plus complète contre les Qadarites.

Nāfi‘ et Ibn ‘Âmir lisent ici – ainsi qu’à la fin de la sourate – « كَذٰلِكَ حَقَّتْ كَلِمَاتُ رَبِّكَ » au pluriel, de même que dans la sourate Ghâfir aux trois occurrences ; les autres lecteurs récitent au singulier. « أَنَّ » est à la place d’un complément direct, signifiant « parce qu’ils » ou « du fait qu’ils ».

Az-Zajjâj a dit : il est permis de la considérer au nominatif, en apposition à « kalimāt ». Al-Farrâ’ ajoute qu’il est également possible de lire « إِنَّهُمْ » avec kasrah en reprise indépendante.

[Sourate Yûnus, 10 : 34]

« Dis : « Existe-t-il parmi vos associés quelqu’un qui entame la création puis la renouvelle ? » Dis : « Allâh entame la création puis la renouvelle. » Comment donc êtes-vous détournés ? » (34)

لَا بَأْسَ بِمَا كَانَ مِنْ آلَةِ الْحَرْبِ، إِنْ كَانَ كَمَا تَقُولُونَ فَلَا بَأْسَ بِهِ، وَكَذَلِكَ مَنْ رُوِيَ عَنْهُ مِنَ الصَّحَابَةِ أَنَّهُ لَمْ يَنْهَ عَنْهُ، فَإِنَّ ذَلِكَ مَحْمُولٌ مِنْهُ عَلَى أَنَّهُ ظَنَّ أَنَّ ذَلِكَ لَيْسَ يُتَلَهَّى بِهِ، وَإِنَّمَا يُرَادُ بِهِ التَّسَبُّبُ إِلَى عِلْمِ الْقِتَالِ وَالْمُضَارَبَةِ فِيهِ، أَوْ عَلَى أَنَّ الْخَبَرَ الْمُسْنَدَ لَمْ يَبْلُغْهُمْ. قَالَ الْحَلِيمِيُّ: وَإِذَا صَحَّ الْخَبَرُ فَلَا حُجَّةَ لِأَحَدٍ مَعَهُ، وَإِنَّمَا الْحُجَّةُ فِيهِ عَلَى الْكَافَّةِ. الثَّامِنَةُ: ذَكَرَ ابْنُ وَهْبٍ بِإِسْنَادِهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ مَرَّ بِغِلْمَانٍ يَلْعَبُونَ بِالْكُجَّةِ، وَهِيَ حُفَرٌ فِيهَا حَصًى يَلْعَبُونَ بِهَا، قَالَ: فَسَدَّهَا ابْنُ عُمَرَ وَنَهَاهُمْ عَنْهَا. وَذَكَرَ الْهَرَوِيُّ فِي بَابِ (الْكَافِ مَعَ الْجِيمِ) فِي حَدِيثِ ابْنِ عَبَّاسٍ: فِي كُلِّ شي قِمَارٌ حَتَّى فِي لَعِبِ الصِّبْيَانِ بِالْكُجَّةِ، قَالَ ابْنُ الْأَعْرَابِيِّ: هُوَ أَنْ يَأْخُذَ الصَّبِيُّ خِرْقَةً فَيُدَوِّرَهَا كَأَنَّهَا كُرَةٌ، ثُمَّ يَتَقَامَرُونَ بِهَا. وَكَجَّ إِذَا لَعِبَ بِالْكُجَّةِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَأَنَّى تُصْرَفُونَ) أَيْ كَيْفَ تَصْرِفُونَ عُقُولَكُمْ إِلَى عِبَادَةِ مَا لا يرزق ولا يحيي ولا يميت. [[سورة يونس (١٠) : آية ٣٣]] كَذلِكَ حَقَّتْ كَلِمَةُ رَبِّكَ عَلَى الَّذِينَ فَسَقُوا أَنَّهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ (٣٣) قَوْلُهُ تَعَالَى: (كَذلِكَ حَقَّتْ كَلِمَةُ رَبِّكَ) أَيْ حُكْمُهُ وَقَضَاؤُهُ وَعِلْمُهُ السَّابِقُ. (عَلَى الَّذِينَ فَسَقُوا) أَيْ خَرَجُوا عَنِ الطَّاعَةِ وَكَفَرُوا وَكَذَّبُوا. (أَنَّهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ) أَيْ لَا يُصَدِّقُونَ. وَفِي هَذَا أَوْفَى دَلِيلٍ عَلَى الْقَدَرِيَّةِ. وقرا نافع وابن عامر هنا وفي آخر ها " كَذَلِكَ حَقَّتْ كَلِمَاتُ رَبِّكَ" وَفِي سُورَةِ غَافِرٍ بِالْجَمْعِ فِي الثَّلَاثَةِ. الْبَاقُونَ بِالْإِفْرَادِ وَ " أَنَّ" فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ، أَيْ بِأَنَّهُمْ أَوْ لِأَنَّهُمْ. قَالَ الزَّجَّاجُ: وَيَجُوزُ أَنْ تَكُونَ فِي مَوْضِعِ رَفْعٍ عَلَى الْبَدَلِ مِنْ كَلِمَاتُ. قَالَ الْفَرَّاءُ: يجوز " إنهم" بالكسر على الاستئناف. [[سورة يونس (١٠) : آية ٣٤]] قُلْ هَلْ مِنْ شُرَكائِكُمْ مَنْ يَبْدَؤُا الْخَلْقَ ثُمَّ يُعِيدُهُ قُلِ اللَّهُ يَبْدَؤُا الْخَلْقَ ثُمَّ يُعِيدُهُ فَأَنَّى تُؤْفَكُونَ (٣٤)

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