C’est-à-dire au moyen de miracles manifestes et de preuves lumineuses.
« Et ils n’étaient pas disposés à croire » : Nous les avons donc anéantis, sachant qu’ils ne croiraient jamais. Par ce verset, Allah met en garde les mécréants de La Mecque par le châtiment infligé aux nations passées ; en d’autres termes, Nous sommes parfaitement capables de faire périr ces gens pour avoir traité de menteur Muhammad – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui –, mais Nous leur accordons un délai parce que Nous savons que certains, parmi eux, finiront par croire ou que sortiront de leurs reins des croyants. Ce verset réfute les gens de l’égarement qui prétendent que la guidée et la foi seraient créées par autre qu’Allah.
On a également dit que le sens de « ils n’étaient pas pour croire » est qu’Il les a rétribués pour leur mécréance en scellant leurs cœurs, comme l’indique Sa parole : « Ainsi rétribuons-Nous les criminels. »
(Sourate Yûnus, 10 : 14)
« Puis Nous fîmes de vous des successeurs sur la terre après eux, afin de voir comment vous agiriez. »
Parole du Très-Haut : « Puis Nous vous avons faits successeurs » ; les deux compléments d’objet se rapportent au verbe. « Successeurs » est le pluriel de khalîfah et cette expression a déjà été expliquée à la fin de la sourate al-An‘âm. Autrement dit : Nous vous avons établis habitants de la terre,
« après eux » : c’est-à-dire après les générations détruites.
« afin de voir » : le verbe est régi par le lâm de finalité ; des formulations analogues ont déjà été évoquées. Le sens est : pour qu’il provienne de vous ce qui vous fera mériter récompense ou châtiment, bien qu’Il en ait toujours eu connaissance dans l’invisible.
Il a été dit encore : Il vous traite comme on éprouve quelqu’un, pour que la justice apparaisse.
D’autres ont dit : le verbe « voir » se rapporte aux Messagers, c’est-à-dire : afin que Nos Messagers et Nos alliés constatent vos œuvres. Le mot « comment » (kayfa) est mis à l’accusatif par le verbe « vous agissez », car l’interrogatif, placé en tête, empêche ce qui précède d’avoir prise sur lui.
(Sourate Yûnus, 10 : 15)
« Et lorsque Nos versets leur sont récités, clairs, ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre disent : “Apporte un Coran autre que celui-ci, ou bien change-le.” Dis : “Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef ; je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible.” »