Ainsi, cet ordre constitue pour eux une preuve que tout cela procède de la volonté d’un Volontaire.
Ibn Kathîr, Abû ‘Amr, Hafs et Ya‘qûb ont lu : « yufassilu » (Il détaille), avec la voyelle yâ’. Cette lecture a été préférée par Abû ‘Ubayd et Abû Hâtim, en raison de la phrase qui précède : « Allah n’a créé cela qu’en toute vérité », et de celle qui suit : « et tout ce qu’Allah a créé dans les cieux et sur la terre » ; le verbe s’accorde ainsi avec celles-ci.
Ibn as-Samayqa‘ a récité : « tufassalu », avec un ḍamma sur le tâʼ et une fatha sur le ṣâd, à la forme passive, et « al-âyât » au nominatif. Les autres lecteurs prononcent « nufassilu », avec la nûn de majesté.
[Sourate Yûnus, 10 : 6]
« Certes, dans l’alternance de la nuit et du jour, et dans tout ce qu’Allah a créé dans les cieux et sur la terre, il y a assurément des Signes pour des gens qui craignent (Allah). »
L’explication de ce verset a déjà été exposée dans la sourate « Al-Baqarah » et ailleurs ; louange à Allah.
On a dit que la cause de sa révélation est la suivante : les habitants de La Mecque avaient demandé un miracle, et Allah les renvoya à la contemplation de Ses créations et à la réflexion à leur sujet — propos rapporté par Ibn ‘Abbâs.
« pour des gens qui craignent », c’est-à-dire qui se prémunissent contre le polythéisme. Quant à celui qui pratique l’association et n’en tire pas d’enseignement, le Signe ne constitue pas pour lui un signe.
[Sourate Yûnus, 10 : 7-8]
« Ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre, qui se complaisent dans la vie d’ici-bas et s’en satisfont, et qui restent indifférents à Nos Signes,
ceux-là auront pour demeure le Feu, pour prix de ce qu’ils acquéraient. »
Parole du Très-Haut :
« Ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre »
Le verbe « yarjûna » signifie : ils craignent. Ainsi dit le poète :
« Lorsque l’abeille l’a piqué, il n’a plus craint sa piqûre,
et il s’en est détourné vers une ruche pleine de butineuses. »
On a également dit que « yarjûna » signifie : ils convoitent. Un autre poète a dit :
« Les fils de Marwân espèrent-ils mon écoute et mon obéissance,
alors que ma tribu Tamîm et le désert sont derrière moi ? »