Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Dans Sa parole :
« … des femmes déjà mariées et des vierges »
(at-Taḥrîm, 5),
ainsi que dans Sa parole au sujet des portes du Paradis :
« … et ses portes seront ouvertes »
(az-Zumar, 73),
et encore dans Sa parole :
« Ils diront : “Ils étaient sept, et leur huitième était leur chien.” »
(al-Kahf, 22).

Ibn Ḵālawayh a mentionné ce point dans son débat avec Abû ‘Alî al-Fârisî au sujet de la parole divine : « … et ses portes seront ouvertes » (az-Zumar, 73), mais Abû ‘Alî le contesta.

Ibn ‘Atiyya rapporte : « Mon père – qu’Allah lui fasse miséricorde – me raconta, d’après le maître grammairien Abû ‘Abdillâh al-Kafîf al-Mâliqî, qui s’était établi à Grenade et y enseigna sous le règne d’Ibn Ḥabûs, qu’il disait :
“Il s’agit d’un usage éloquent de certains Arabes : lorsqu’ils énumèrent, ils disent : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, et huit, neuf, dix. Telle est leur langue; chaque fois qu’il est question du nombre huit dans leur discours, ils font précéder le mot d’une conjonction wāw.” »

Et j’ai dit – ajoute Ibn ‘Atiyya : « C’est la langue de Quraysh; son explication, ainsi que sa réfutation, paraîtront – si Allah, le Très-Haut, le veut – dans la sourate al-Kahf, et aussi, par la permission d’Allah, dans la sourate az-Zumar. »

(Sourate at-Tawbah [9], verset 113)
« Il n’appartient ni au Prophète ni à ceux qui ont cru d’implorer le pardon pour les polythéistes, même s’ils sont des proches parents, après qu’il leur est apparu clairement qu’ils sont les hôtes de la Fournaise. » (113)

Ce passage comporte trois questions :
Premièrement – Muslim rapporte d’après Sa‘îd b. al-Musayyab, d’après son père : Lorsque la mort se présenta à Abû Ṭâlib, le Messager d’Allah – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – vint à lui et trouva auprès de lui Abû Jahl et ‘Abdullâh b. Abî Umayya b. al-Mughîra. Le Messager d’Allah – paix et salut sur lui – dit :
« Ô mon oncle ! Dis : “Lâ ilâha illallâh” ; une parole grâce à laquelle je plaiderai pour toi auprès d’Allah. »
Abû Jahl et ‘Abdullâh b. Abî Umayya dirent alors : « Ô Abû Ṭâlib ! Vas-tu renier la voie de ‘Abd al-Muṭṭalib ? »
Le Messager d’Allah – paix et salut sur lui – ne cessa de la lui proposer et de répéter cette parole jusqu’à ce qu’Abû Ṭâlib, en dernier lieu, déclara : « Il demeure sur la religion de ‘Abd al-Muṭṭalib », et il refusa de dire : « Lâ ilâha illallâh ».
Le Messager d’Allah – paix et salut sur lui – dit alors :
« Par Allah ! Je demanderai certes pardon pour toi tant que je n’en serai pas empêché. »
Alors Allah, le Puissant et Majestueux, fit descendre :
« Il n’appartient ni au Prophète ni à ceux qui ont cru d’implorer le pardon pour les polythéistes, même s’ils sont des proches parents, après qu’il leur est apparu clairement qu’ils sont les hôtes de la Fournaise. »
Et Allah fit descendre au sujet d’Abû Ṭâlib, et Il dit au Messager d’Allah – paix et salut sur lui :

في قوله: " ثَيِّباتٍ وَأَبْكاراً" [التحريم: ٥] . وقوله في أبو أب الجنة: " وَفُتِحَتْ أَبْوابُها" «١» [الزمر: ٧٣] وقوله: " وَيَقُولُونَ سَبْعَةٌ وَثامِنُهُمْ كَلْبُهُمْ" «٢» [الكهف: ٢٢] وَقَدْ ذَكَرَهَا ابْنُ خَالَوَيْهِ فِي مُنَاظَرَتِهِ لِأَبِي عَلِيٍّ الْفَارِسِيِّ فِي مَعْنَى قَوْلِهِ: " وَفُتِحَتْ أَبْوابُها" [الزمر: ٧٣] وأنكر ها أَبُو عَلِيٍّ. قَالَ ابْنُ عَطِيَّةَ: وَحَدَّثَنِي أَبِي رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ عَنِ الْأُسْتَاذِ النَّحْوِيِّ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الْكَفِيفِ الْمَالِقِيِّ، وَكَانَ مِمَّنِ اسْتَوْطَنَ غَرْنَاطَةَ وَأَقْرَأَ فِيهَا فِي مُدَّةِ ابْنِ حَبُوسٍ أَنَّهُ قَالَ: هِيَ لُغَةٌ فَصِيحَةٌ لِبَعْضِ الْعَرَبِ مِنْ شَأْنِهِمْ أَنْ يَقُولُوا إِذَا عَدُّوا: وَاحِدٌ اثْنَانِ ثَلَاثَةٌ أَرْبَعَةٌ خَمْسَةٌ سِتَّةٌ سَبْعَةٌ وَثَمَانِيَةٌ تِسْعَةٌ عَشَرَةٌ وَهَكَذَا هِيَ لُغَتُهُمْ. وَمَتَى جَاءَ فِي كَلَامِهِمْ أَمْرُ ثَمَانِيَةٍ أَدْخَلُوا الْوَاوَ. قُلْتُ: هِيَ لُغَةُ قُرَيْشٍ. وَسَيَأْتِي بَيَانُهُ وَنَقْضُهُ فِي سُورَةِ [الْكَهْفِ] «٣» إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى وَفِي الزمر «٤» [أيضا بحول الله تعالى «٥» ]. [[سورة التوبة (٩) : آية ١١٣]] مَا كانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كانُوا أُولِي قُرْبى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحابُ الْجَحِيمِ (١١٣) فِيهِ ثَلَاثُ مَسَائِلَ: الْأُولَى- رَوَى مُسْلِمٌ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ عَنْ أَبِيهِ قَالَ: لَمَّا حَضَرَتْ أَبَا طَالِبٍ الْوَفَاةُ جَاءَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَوَجَدَ عِنْدَهُ أَبَا جَهْلٍ وعبد الله بن أبي أمية ابن الْمُغِيرَةِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (يَا عَمُّ قُلْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ كَلِمَةً أَشْهَدُ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ) فقال أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ: يَا أَبَا طَالِبٍ أَتَرْغَبُ عَنْ مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ. فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعْرِضُهَا عَلَيْهِ وَيُعِيدُ لَهُ تِلْكَ الْمَقَالَةَ حَتَّى قَالَ أَبُو طَالِبٍ آخِرَ مَا كَلَّمَهُمْ: هُوَ عَلَى مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ وَأَبَى أَنْ يَقُولَ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (أَمَا وَاللَّهِ لَأَسْتَغْفِرَنَّ لَكَ مَا لَمْ أُنْهَ عَنْكَ) فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: " مَا كانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كانُوا أُولِي قُرْبى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحابُ الْجَحِيمِ" وَأَنْزَلَ اللَّهُ فِي أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ:
(١). راجع ج ١٥ ص ٣٨٢ - ٨٤ ٣. (٢). راجع ج ١٠ ص ٣٨٢. (٣). راجع ج ١٠ ص ٣٨٢. [ ..... ] (٤). راجع ج ١٥ ص ٣٨٢ - ٨٤ ٣. (٥). من ب وج وع وك وهـ وز.

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