Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

il y doit un dirham, ce qui correspond au quart du dixième (2,5 %). Tel est l’avis de Saʿîd ibn al-Musayyab, al-Ḥasan, ʿAtâʾ, Ṭâwûs, al-Shaʿbî, al-Zuhrî, Makḥûl, ʿAmrû ibn Dînâr et Abû Ḥanîfa.

Quatrièmement : s’agissant de la zakât de l’or, la majorité des savants estiment que, lorsque l’or atteint vingt dinars – évalués à deux cents dirhams –, tout excédent au-delà de ce seuil est soumis à la zakât. Ils se fondent sur le ḥadith rapporté dʿAlî, que l’imâm al-Tirmidhî a transmis par la chaîne de Ḍamrah et al-Ḥârith, dʿAlî.

Al-Tirmidhî dit : « J’ai interrogé Muḥammad ibn Ismâʿîl à propos de ce ḥadith ; il me répondit : “Selon moi, tous deux sont authentiques d’après Abû Isḥâq, et il est possible qu’il les ait rapportés de l’un et de l’autre à la fois.” »

Al-Bâjî remarque dans al-Muntaqâ : « La chaîne de transmission de ce ḥadith n’est pas exempte d’objection ; néanmoins, l’unanimité des savants à l’adopter constitue une preuve de la validité de son contenu. Allah sait mieux. »

On rapporte, dʿal-Ḥasan et dʿal-Thawrî – opinion suivie par certains disciples de Dâwûd ibn ʿAlî –, que l’or n’est soumis à la zakât qu’à partir de quarante dinars. Cette position est réfutée par le ḥadith dʿAlî, ainsi que par ceux dʿIbnu ʿUmar et dʿÂʾisha selon lesquels le Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui – prélevait un demi-dinar sur chaque vingt dinars, et un dinar sur quarante. C’est l’avis de la grande majorité des gens de science, à l’exception de ceux qui viennent d’être mentionnés.

Cinquièmement : la communauté s’accorde à dire que, pour un troupeau de chameaux inférieur à cinq têtes, aucune zakât n’est due. Lorsqu’il atteint cinq têtes, on doit une brebis. Par « brebis » il faut entendre n’importe quelle tête de petit bétail, qu’il s’agisse d’ovin ou de caprin. Les savants sont également unanimes pour considérer qu’il n’est dû qu’une seule brebis pour cinq chameaux ; telle est l’obligation légale.

Les prescriptions relatives à l’aumône des bestiaux sont détaillées dans l’écrit que le Véridique (Abû Bakr) adressa à Anas lorsqu’il l’envoya au Bahreïn ; ce document a été rapporté par al-Bukhârî, Abû Dâwûd, al-Dâraqutnî, al-Nasâʾî, Ibn Mâjah et d’autres encore, et fait l’objet d’un accord unanime.

La divergence ne porte que sur deux points. Le premier concerne la zakât des chameaux lorsqu’ils atteignent cent vingt-et-un têtes ;
– Mâlik dit : « Le collecteur a le choix : s’il le souhaite, il prend trois “filles de chamelle allaitante” (bint labûn) ; s’il le souhaite, il prend deux “ḥiqqahs” ».
– Ibn al-Qâsim rapporte l’avis dʿIbn Shihâb : « Il faut trois bint labûn jusqu’à cent trente têtes ; à partir de cent trente, on doit une ḥiqqah et deux bint labûn. »
Ibn al-Qâsim conclut : « Je partage l’avis dʿIbn Shihâb. » Ibn Ḥabîb ajoute quʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salamah et ʿAbd al-ʿAzîz

كَانَ فِيهَا دِرْهَمٌ وَذَلِكَ رُبْعُ عُشْرِهَا. هَذَا قَوْلُ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ وَالْحَسَنِ وَعَطَاءٍ وَطَاوُسٍ وَالشَّعْبِيِّ وَالزُّهْرِيِّ وَمَكْحُولٍ وَعَمْرِو بْنِ دِينَارٍ وَأَبِي حَنِيفَةَ. الرَّابِعَةُ- وَأَمَّا زَكَاةُ الذَّهَبِ فَالْجُمْهُورُ مِنَ الْعُلَمَاءِ عَلَى أَنَّ الذَّهَبَ إِذَا كَانَ عِشْرِينَ دِينَارًا قِيمَتُهَا مِائَتَا دِرْهَمٍ فَمَا زَادَ أَنَّ الزَّكَاةَ فِيهَا وَاجِبَةٌ، عَلَى حَدِيثِ عَلِيٍّ، أَخْرَجَهُ التِّرْمِذِيُّ عَنْ ضَمْرَةَ وَالْحَارِثِ عَنْ عَلِيٍّ. قَالَ التِّرْمِذِيُّ: سَأَلْتُ مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَاعِيلَ عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ فَقَالَ كِلَاهُمَا عِنْدِي صَحِيحٌ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، يَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ عَنْهُمَا جَمِيعًا. وَقَالَ الْبَاجِيُّ فِي الْمُنْتَقَى: وَهَذَا الْحَدِيثُ لَيْسَ إِسْنَادُهُ هُنَاكَ، غَيْرَ أَنَّ اتِّفَاقَ الْعُلَمَاءِ عَلَى الْأَخْذِ بِهِ دَلِيلٌ عَلَى صِحَّةِ حُكْمِهِ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ. وَرُوِيَ عَنِ الْحَسَنِ وَالثَّوْرِيِّ، وَإِلَيْهِ مَالَ بَعْضُ أَصْحَابِ دَاوُدَ بْنِ عَلِيٍّ عَلَى أَنَّ الذَّهَبَ لَا زَكَاةَ فِيهِ حَتَّى يَبْلُغَ أَرْبَعِينَ دِينَارًا. وَهَذَا يَرُدُّهُ حَدِيثُ عَلِيٍّ وَحَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ وَعَائِشَةَ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَأْخُذُ مِنْ كُلِّ عِشْرِينَ دِينَارًا نِصْفَ دِينَارٍ، وَمِنَ الْأَرْبَعِينَ دِينَارًا دِينَارًا، عَلَى هَذَا جَمَاعَةُ أَهْلِ الْعِلْمِ إِلَّا مَنْ ذُكِرَ. الْخَامِسَةُ- اتَّفَقَتِ الْأُمَّةُ عَلَى أَنَّ مَا كَانَ دُونَ خَمْسِ ذَوْدٍ مِنَ الْإِبِلِ فَلَا زَكَاةَ فِيهِ. فَإِذَا بَلَغَتْ خَمْسًا فَفِيهَا شَاةٌ. وَالشَّاةُ تَقَعُ عَلَى وَاحِدَةٍ مِنَ الْغَنَمِ، وَالْغَنَمُ الضَّأْنُ وَالْمَعْزُ جَمِيعًا. وَهَذَا أَيْضًا اتِّفَاقٌ مِنَ الْعُلَمَاءِ أَنَّهُ لَيْسَ فِي خَمْسٍ إِلَّا شَاةٌ وَاحِدَةٌ، وَهِيَ فَرِيضَتُهَا. وَصَدَقَةُ الْمَوَاشِي مُبَيَّنَةٌ فِي الْكِتَابِ الَّذِي كَتَبَهُ الصِّدِّيقُ لِأَنَسٍ لَمَّا وَجَّهَهُ إِلَى الْبَحْرَيْنِ، أَخْرَجَهُ الْبُخَارِيُّ وَأَبُو دَاوُدَ وَالدَّارَقُطْنِيُّ وَالنَّسَائِيُّ وَابْنُ مَاجَهْ وَغَيْرُهُمْ، وَكُلُّهُ مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ. وَالْخِلَافُ فِيهِ فِي مَوْضِعَيْنِ أَحَدُهُمَا فِي زَكَاةِ الْإِبِلِ، وَهِيَ إِذَا بَلَغَتْ إِحْدَى وَعِشْرِينَ وَمِائَةً فَقَالَ مَالِكٌ: الْمُصَدِّقُ بِالْخِيَارِ إِنْ شَاءَ أَخَذَ ثَلَاثَ بَنَاتٍ لَبُونٍ، وَإِنْ شَاءَ أَخَذَ حِقَّتَيْنِ «١» . وَقَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ: وَقَالَ ابْنُ شِهَابٍ: فِيهَا ثَلَاثُ بَنَاتٍ لَبُونٍ إِلَى أَنْ تَبْلُغَ ثَلَاثِينَ وَمِائَةً فَتَكُونُ فِيهَا حِقَّةٌ وَابْنَتَا لَبُونٍ. قَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ: ورائي عَلَى قَوْلِ ابْنِ شِهَابٍ. وَذَكَرَ ابْنُ حَبِيبٍ أَنَّ عَبْدَ الْعَزِيزِ بْنَ أَبِي سَلَمَةَ وَعَبْدَ العزيز
(١). ابن لبون: ولد الناقة إذا استكمل السنة الثانية. ودخل في الثالثة. والحق (بالكسر): الذي استكمل ثلاث سنين ودخل في الرابعة.

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