« Ce qui en ces trois actes est prononcé sérieusement est pris au sérieux, et ce qui en est dit par plaisanterie est également pris au sérieux : le mariage, le divorce et la reprise (ar-raǧʿah). »
At-Tirmidhî dit : « Hadith ḥasan ġarîb, et la pratique des gens de science, parmi les Compagnons du Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — et parmi ceux qui vinrent après eux, s’accorde avec ce hadith. »
Je dis : c’est bien ainsi que le hadith se lit : « …et la reprise (ar-raǧʿah). »
Dans le Muwaṭṭaʾ de Mâlik, d’après Yaḥyâ b. Saʿîd, d’après Saʿîd b. al-Musayyab, il est rapporté : « Trois choses où il n’y a point de jeu : le mariage, le divorce et l’affranchissement. »
Il en a été rapporté de même d’ʿAlî b. Abî Ṭâlib, d’ʿAbd Allâh b. Masʿûd et d’Abû d-Dardâʾ ; tous dirent : « Trois choses où il n’y a ni plaisanterie [ni possibilité de retour] : le mariage, le divorce et l’affranchissement. »
Saʿîd b. al-Musayyab rapporte encore d’ʿUmar : « Quatre choses sont valides pour tout un chacun : l’affranchissement, le divorce, le mariage et les vœux. »
Ad-Ḍaḥḥâk a dit : « Trois choses où il n’y a pas de jeu : le mariage, le divorce et les vœux. »
Verset (9 : 66) :
« Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien mécru après avoir cru. Si Nous pardonnons à un groupe d’entre vous, Nous en châtierons un autre pour avoir été criminels. »
La Parole du Très-Haut : « Ne vous excusez pas ; vous avez mécru après votre foi » est formulée sur le ton du blâme, comme s’Il disait : « Ne faites pas ce qui ne vous sera d’aucune utilité. » Puis Il statue sur leur mécréance et sur l’inanité de toute excuse qu’ils pourraient avancer.
« Iʿtaḏara » porte ici le sens de « aʿḏara », c’est-à-dire « être muni d’une excuse ». Labîd a dit :
« Et quiconque pleure durant une année entière s’est excusé. »
Al-iʿtiḏâr désigne le fait d’effacer la rancœur ; on dit : « iʿtaḏarat al-manâzil » : les demeures se sont effacées, ont disparu. Al-iʿtiḏâr est donc synonyme de disparition. Le poète a dit :
« Allais-tu reconnaître des traces ? Désormais les vestiges de ton bien-aimé, à al-Wadkâ’, s’excusent (s’effacent). »
Ibn al-Aʿrâbî dit : l’origine du terme est l’idée de coupure ; « iʿtaḏartu ilayh » signifie : j’ai retranché de son cœur toute rancune. De là provient « ʿuḏrah » du garçon – le prépuce qu’on retranche lors de la circoncision – et « ʿuḏrah » de la jeune fille, parce que l’on coupe le sceau de sa virginité.