Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Ils sont concernés par les ramifications de la Sharîʿa.
Al-Bukhârî rapporte, d’après Zayd ibn Wahb, qu’il a dit :
« Je passai par ar-Rabadha et je tombai sur Abû Dharr. Je lui dis : “Qu’est-ce qui t’a fait élire domicile ici ?”
Il répondit :
“J’étais en Syrie et j’ai eu un désaccord avec Muʿâwiya à propos du verset :
« Ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans la voie d’Allah… »
Muʿâwiya soutint : ‘Il a été révélé au sujet des Gens du Livre.’
Je répliquai : ‘Il a été révélé à notre sujet et au leur.’ Un différend surgit donc entre lui et moi. Il écrivit à ʿUthmân pour se plaindre de moi. ʿUthmân m’écrivit alors de me rendre à Médine. Quand j’y arrivai, les gens se rassemblèrent autour de moi comme s’ils ne m’avaient jamais vu auparavant.
Je rapportai cela à ʿUthmân qui me dit : ‘Si tu veux, retire-toi et demeure à proximité.’ C’est cela qui m’a amené à m’installer ici. Et s’ils avaient placé sur moi un Abyssin, j’aurais écouté et obéi.”

Quatrième point.
Ibn Khuwayz Mandâd a dit : Ce verset englobe la Zakât de l’argent-numéraire (zakât al-ʿayn),
laquelle n’est due qu’à quatre conditions : la liberté, l’Islâm, l’écoulement d’une année lunaire (ḥawl) et la possession d’un niṣâb exempt de dette. Le niṣâb est de deux cents dirhams ou de vingt dinars, ou que l’on complète le niṣâb de l’un par l’autre, puis l’on acquitte le quart du dixième (2,5 %) de chacun d’eux.
Nous avons posé la liberté comme condition parce que l’esclave n’a qu’une propriété incomplète. Nous avons posé l’Islâm comme condition parce que la Zakât est une purification et qu’aucune purification ne s’applique au non-musulman.
Allah – Très-Haut – dit : « Acquittez la prière et acquittez la Zakât » (al-Baqarah, 43) ; ainsi, celui à qui l’on a imposé la prière se voit imposer la Zakât.
Nous avons posé l’écoulement d’une année lunaire comme condition parce que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Il n’y a pas de Zakât sur un bien avant qu’une année ne s’écoule sur lui. »
Nous avons posé le niṣâb comme condition parce que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Il n’y a pas de Zakât sur moins de deux cents dirhams, ni sur moins de vingt dinars. »
On ne considère pas la complétude du niṣâb au début de l’année, mais à sa fin, tous étant d’accord pour dire que le bénéfice suit le régime juridique du capital. La preuve en est que si quelqu’un possède deux cents dirhams, qu’il les investit et qu’ils deviennent mille à la fin de l’année, il acquitte la Zakât sur les mille et ne recommence pas un nouveau compte annuel pour le bénéfice.
Ainsi, la règle concernant le bénéfice ne change pas, qu’il provienne d’un niṣâb complet ou inférieur. De même, ils sont unanimes que si quelqu’un possède quarante têtes de moutons, que celles-ci mettent bas au cours de l’année, puis que toutes les mères meurent sauf une et que les agneaux complètent le niṣâb, la Zakât demeure exigible sur ce troupeau.

مُخَاطَبُونَ بِفُرُوعِ الشَّرِيعَةِ. رَوَى الْبُخَارِيُّ عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ قَالَ: مَرَرْتُ بِالرَّبَذَةِ «١» فَإِذَا أَنَا بِأَبِي ذَرٍّ فَقُلْتُ لَهُ: مَا أَنْزَلَكَ مَنْزِلَكَ هَذَا؟ قَالَ: كُنْتُ بِالشَّامِ فَاخْتَلَفْتُ أَنَا وَمُعَاوِيَةُ فِي " الَّذِينَ يَكْنِزُونَ الذَّهَبَ وَالْفِضَّةَ وَلا يُنْفِقُونَها فِي سَبِيلِ اللَّهِ" ، فَقَالَ مُعَاوِيَةُ: نَزَلَتْ فِي أَهْلِ الْكِتَابِ. فَقُلْتُ: نَزَلَتْ فِينَا وَفِيهِمْ، وَكَانَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ فِي ذَلِكَ. فَكَتَبَ إِلَى عُثْمَانَ يَشْكُونِي، فَكَتَبَ إِلَيَّ عُثْمَانُ أَنِ اقْدُمِ الْمَدِينَةَ، فَقَدِمْتُهَا فَكَثُرَ عَلَيَّ النَّاسُ حَتَّى كَأَنَّهُمْ لَمْ يَرَوْنِي قَبْلَ ذَلِكَ، فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعُثْمَانَ فَقَالَ: إِنْ شِئْتَ تَنَحَّيْتَ فَكُنْتَ قَرِيبًا، فَذَاكَ الَّذِي أَنْزَلَنِي هَذَا الْمَنْزِلَ وَلَوْ أَمَّرُوا عَلَيَّ حَبَشِيًّا لَسَمِعْتُ وَأَطَعْتُ. الرَّابِعَةُ- قَالَ ابْنُ خُوَيْزِ مَنْدَادٍ: تَضَمَّنَتْ هَذِهِ الْآيَةُ زَكَاةَ الْعَيْنِ، وَهِيَ تَجِبُ بِأَرْبَعَةِ شُرُوطٍ: حُرِّيَّةٍ، وَإِسْلَامٍ، وَحَوْلٍ، وَنِصَابٍ سَلِيمٍ مِنَ الدَّيْنِ. وَالنِّصَابُ مِائَتَا دِرْهَمٍ أَوْ عِشْرُونَ دِينَارًا. أَوْ يُكَمِّلُ نِصَابَ أَحَدِهِمَا مِنَ الْآخَرِ وَأَخْرَجَ رُبْعَ الْعُشْرِ مِنْ هَذَا وَرُبْعَ الْعُشْرِ مِنْ هَذَا. وَإِنَّمَا قُلْنَا إِنَّ الْحُرِّيَّةَ شَرْطٌ، فَلِأَنَّ الْعَبْدَ نَاقِصُ الْمِلْكِ. وَإِنَّمَا قُلْنَا إِنَّ الْإِسْلَامَ شَرْطٌ، فَلِأَنَّ الزَّكَاةَ طُهْرَةٌ وَالْكَافِرُ لَا تَلْحَقُهُ طُهْرَةٌ، وَلِأَنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ: " وَأَقِيمُوا الصَّلاةَ وَآتُوا الزَّكاةَ" «٢» [البقرة: ٤٣] فَخُوطِبَ بِالزَّكَاةِ مَنْ خُوطِبَ بِالصَّلَاةِ. وَإِنَّمَا قُلْنَا إِنَّ الْحَوْلَ شَرْطٌ، فَلِأَنَّ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: (لَيْسَ فِي مَالٍ زَكَاةٌ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ) . وَإِنَّمَا قُلْنَا إِنَّ النِّصَابَ شَرْطٌ، فَلِأَنَّ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: (لَيْسَ فِي أَقَلَّ مِنْ مِائَتَيْ دِرْهَمٍ زَكَاةٌ وَلَيْسَ فِي أَقَلَّ مِنْ عِشْرِينَ دِينَارًا زَكَاةٌ) . وَلَا يُرَاعَى كَمَالُ النِّصَابِ فِي أَوَّلِ الْحَوْلِ، وَإِنَّمَا يُرَاعَى عِنْدَ آخِرِ الْحَوْلِ، لِاتِّفَاقِهِمْ أَنَّ الرِّبْحَ فِي حُكْمِ الْأَصْلِ. يَدُلُّ عَلَى هَذَا أَنَّ مَنْ كَانَتْ مَعَهُ مِائَتَا دِرْهَمٍ فَتَجَرَ فِيهَا فَصَارَتْ آخِرَ الْحَوْلِ أَلْفًا أَنَّهُ يُؤَدِّي زَكَاةَ الْأَلْفِ، وَلَا يَسْتَأْنِفُ لِلرِّبْحِ حَوْلًا. فَإِذَا كَانَ كَذَلِكَ لَمْ يَخْتَلِفْ حُكْمُ الرِّبْحِ، كَانَ صَادِرًا عَنْ نِصَابٍ أَوْ دُونَهُ. وَكَذَلِكَ اتَّفَقُوا أَنَّهُ لَوْ كَانَ لَهُ أَرْبَعُونَ مِنَ الْغَنَمِ، فَتَوَالَدَتْ لَهُ رَأْسَ الْحَوْلِ ثُمَّ مَاتَتِ الْأُمَّهَاتُ إِلَّا وَاحِدَةً مِنْهَا، وَكَانَتِ السِّخَالُ تتمة النصاب فإن الزكاة تخرج عنها.
(١). الربذة: موضع قريب من المدينة. (٢). راجع ج ١ ص ٣٤٢ فما بعد.

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