Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Au sujet du mariage, il a dit ; Ibn ʿAṭiyya déclara : « Cette voie d’interprétation est faible. »

Quatrième réponse : al-Farrāʾ dit : « Le terme “mā” employé ici est un masdar (nom verbal). »
Al-Naḥḥās rétorqua : « C’est extrêmement éloigné, non recevable ; le verset signifierait alors : “Épousez la bonne (femme)”, ce qui n’est pas correct. »

Al-Jawharī dit : « Le verbe ṭāba (devenir bon) se conjugue : ṭāba – yaṭību – ṭībatan et taṭyāban. »

ʿAlqama a chanté :
« On dirait que son parfum, si suave, se respire déjà par la narine. »

Cinquième réponse : l’intention du mot “mā” ici serait le contrat lui-même, c’est-à-dire : « contractez un mariage licite. » La lecture d’Ibn Abī ʿAblah réfute ces trois opinions précédentes.

Abū ʿAmr ibn al-ʿAlāʾ rapporte que les habitants de La Mecque, lorsqu’ils entendaient le tonnerre, disaient : « Gloire à Celui que le tonnerre glorifie ! » c’est-à-dire : « Gloire à Celui pour qui le tonnerre fait proclamation. » De même, ils disent : « Gloire à Celui qui vous a asservies pour nous », c’est-à-dire : « à Celui qui vous a soumises. »

Tous les savants s’accordent à dire que la parole d’Allah : « Et si vous craignez de n’être pas équitables à l’égard des orphelines… » n’a pas de “faḥwa al-khitāb” (argument par le non-dit). En effet, les musulmans sont unanimes : celui qui ne craint pas l’injustice envers les orphelines a, tout comme celui qui la craint, le droit d’épouser plus d’une femme : deux, trois ou quatre. Il apparaît donc que le verset répondait à ceux qui redoutaient cette injustice, mais que sa règle est plus générale.

Troisièmement : Abū Ḥanīfa s’est appuyé sur ce verset pour autoriser le mariage de l’orpheline avant la puberté. Il dit : « On ne demeure orpheline que tant qu’on n’a pas atteint la puberté ; après celle-ci, elle devient une femme à part entière et n’est plus qualifiée d’orpheline. La preuve en est que, s’il s’agissait d’une majeure, le texte n’aurait pas interdit de diminuer son mahr par rapport à celui de ses égales, puisqu’elle peut l’accepter d’elle-même, ce qui est, de consensus, permis. »

Mālik, aš-Šāfiʿī et la grande majorité des savants estiment, au contraire, que cela n’est pas permis avant qu’elle n’atteigne l’âge de la puberté et qu’on ne lui demande son accord, conformément à la Parole du Très-Haut : « Ils te consultent au sujet des femmes… » Le terme « femmes » (« an-nisā’ ») s’emploie pour les adultes, tout comme « rijāl » pour les hommes ; de même que le mot « rajul » ne s’applique pas à l’enfant mâle, « nisā’ » et « imra’a » ne s’appliquent pas à la fillette.

Allah – qu’Il soit exalté – a dit : « … concernant les orphelines parmi les femmes… » ; or, le sens qu’il y a là-bas est celui visé ici, comme l’a expliqué ʿĀʾišah – qu’Allah l’agrée. L’orpheline devenue adulte entre donc dans le verset : elle ne peut être mariée qu’avec son consentement. Quant à la mineure, elle ne saurait être donnée en mariage puisqu’elle n’a pas de consentement à formuler ; lorsqu’elle atteint la puberté, son mariage devient possible, mais seulement avec son autorisation.

C’est ce qu’a rapporté ad-Dāraquṭnī, par la chaîne de Muḥammad ibn Isḥāq, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar : « Mon oncle maternel, Qudāmah ibn Maẓʿūn, me maria avec la fille de son frère, ʿUthmān ibn Maẓʿūn. Al-Mughīrah ibn Šuʿbah entra alors chez sa mère, la séduisit par l’argent et la demanda en mariage. L’affaire fut portée devant le Prophète – صلى الله عليه وسلم. »

النِّكَاحَ قَالَ. ابْنُ عَطِيَّةَ: وَفِي هَذَا الْمَنْزَعِ ضَعْفٌ. جَوَابٌ رَابِعٌ- قَالَ الْفَرَّاءُ: (مَا) هَاهُنَا مَصْدَرٌ. وَقَالَ النَّحَّاسُ: وَهَذَا بَعِيدٌ جِدًّا، لَا يَصِحُّ فَانْكِحُوا الطَّيِّبَةَ. قَالَ الْجَوْهَرِيُّ: طَابَ الشَّيْءُ يَطِيبُ طِيبَةً وَتَطْيَابًا. قَالَ عَلْقَمَةُ: كَأَنَّ تَطْيَابَهَا فِي الْأَنْفِ مَشْمُومُ «١» جَوَابٌ خَامِسٌ- وَهُوَ أَنَّ الْمُرَادَ بِمَا هُنَا الْعَقْدُ، أَيْ فَانْكِحُوا نِكَاحًا طَيِّبًا. وَقِرَاءَةُ ابْنِ أَبِي عَبْلَةَ تَرُدُّ هَذِهِ الْأَقْوَالَ الثَّلَاثَةَ. وَحَكَى أَبُو عَمْرِو بْنُ الْعَلَاءِ أَنَّ أَهْلَ مَكَّةَ إِذَا سَمِعُوا الرَّعْدَ قَالُوا: سُبْحَانَ مَا سَبَّحَ لَهُ الرَّعْدُ. أَيْ سُبْحَانَ مَنْ سَبَّحَ لَهُ الرَّعْدُ. وَمِثْلُهُ قَوْلُهُمْ: سُبْحَانَ ما سخر كن لنا. أي من سخر كن. وَاتَّفَقَ كُلُّ مَنْ يُعَانِي الْعُلُومَ عَلَى أَنَّ قوله تعالى (وَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تُقْسِطُوا فِي الْيَتامى) لَيْسَ لَهُ مَفْهُومٌ، إِذْ قَدْ أَجْمَعَ الْمُسْلِمُونَ عَلَى أَنَّ مَنْ لَمْ يَخَفِ الْقِسْطَ فِي الْيَتَامَى لَهُ أَنْ يَنْكِحَ أَكْثَرَ مِنْ وَاحِدَةٍ: اثْنَتَيْنِ أَوْ ثَلَاثًا أَوْ أَرْبَعًا كَمَنْ خَافَ. فَدَلَّ عَلَى أَنَّ الْآيَةَ نَزَلَتْ جَوَابًا لِمَنْ خَافَ ذَلِكَ، وَأَنَّ حُكْمَهَا أَعَمُّ مِنْ ذَلِكَ. الثَّالِثَةُ- تَعَلَّقَ أَبُو حَنِيفَةَ بِهَذِهِ الْآيَةِ فِي تَجْوِيزِهِ «٢» نِكَاحَ الْيَتِيمَةِ قَبْلَ الْبُلُوغِ. وَقَالَ: إِنَّمَا تَكُونُ يَتِيمَةٌ قَبْلَ الْبُلُوغِ، وَبَعْدَ الْبُلُوغِ هِيَ امْرَأَةٌ مُطَلَّقَةٌ لَا يَتِيمَةٌ، بِدَلِيلِ أَنَّهُ لَوْ أَرَادَ الْبَالِغَةَ لَمَا نَهَى عَنْ حَطِّهَا عَنْ صَدَاقِ مِثْلِهَا، لِأَنَّهَا تَخْتَارُ ذَلِكَ فَيَجُوزُ إِجْمَاعًا. وَذَهَبَ مَالِكٌ وَالشَّافِعِيُّ وَالْجُمْهُورُ مِنَ الْعُلَمَاءِ إِلَى أَنَّ ذَلِكَ لَا يَجُوزُ حَتَّى تَبْلُغَ وَتُسْتَأْمَرَ، لِقَوْلِهِ تَعَالَى: (وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّساءِ) وَالنِّسَاءُ اسْمٌ يَنْطَلِقُ عَلَى الْكِبَارِ كَالرِّجَالِ فِي الذُّكُورِ، وَاسْمُ الرَّجُلِ لَا يَتَنَاوَلُ الصَّغِيرَ، فَكَذَلِكَ اسْمُ النِّسَاءِ، وَالْمَرْأَةِ لَا يَتَنَاوَلُ الصَّغِيرَةَ. وَقَدْ قَالَ: (فِي يَتامَى النِّساءِ) وَالْمُرَادُ بِهِ هُنَاكَ الْيَتَامَى هُنَا، كَمَا قَالَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا. فَقَدْ دَخَلْتِ الْيَتِيمَةُ الْكَبِيرَةُ فِي الْآيَةِ فَلَا تُزَوَّجُ إِلَّا بِإِذْنِهَا، وَلَا تُنْكَحُ الصَّغِيرَةُ إِذْ لَا إِذْنَ لَهَا، فَإِذَا بَلَغَتْ جَازَ نِكَاحُهَا لَكِنْ لَا تُزَوَّجُ إِلَّا بِإِذْنِهَا. كَمَا رَوَاهُ الدَّارَقُطْنِيُّ مِنْ حَدِيثِ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ قَالَ: زَوَّجَنِي خَالِي قُدَامَةُ بْنُ مَظْعُونٍ بِنْتَ أَخِيهِ عُثْمَانَ بْنَ مَظْعُونٍ، فَدَخَلَ الْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةَ عَلَى أُمِّهَا، فَأَرْغَبَهَا فِي الْمَالِ وَخَطَبَهَا إِلَيْهَا، فَرُفِعَ شَأْنُهَا إلى النبي صلى الله
(١). هذا عجز بيت، وصدره: يحملن اترجة نضخ العبير بها (٢). كذا في وط وى.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies