le moindre présent qu’une voisine offre à sa voisine, fût-ce le sabot (1) d’une brebis. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Al-Jawharî explique : le farasin est, chez le chameau, l’équivalent du sabot d’une monture ; on emploie parfois ce terme pour la brebis.
127 – Neuvième ḥadith
D’après lui, le Prophète ﷺ a dit : « La foi compte plus de soixante-dix – ou plus de soixante – branches ; la plus éminente est la parole : “Lâ ilâha illâ Allâh”, la plus infime consiste à écarter du chemin ce qui nuit, et la pudeur est une branche de la foi. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le mot bidʿ désigne un nombre allant de trois à neuf (la bâ’ se prononce normalement i, mais peut se lire a) ; shuʿba signifie « portion, branche ».
128 – Dixième ḥadith
D’après lui, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un homme marchait sur la route lorsqu’une soif ardente le saisit. Il trouva un puits, y descendit et but. Quand il remonta, il vit un chien haletant (2), qui mangeait la terre humide tant il avait soif. L’homme se dit : “Ce chien souffre de la soif comme je l’ai souffert.” Il redescendit donc au puits, remplit son soulier d’eau, le tint dans sa bouche, remonta puis fit boire le chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna. »
On demanda : « Ô Messager d’Allah, recevons-nous une récompense pour (le bien que nous faisons aux) bêtes ? » Il répondit : « Pour tout être vivant, il y a une récompense (3). » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une version rapportée par al-Bukhârî : « Allah lui en sut gré, lui pardonna et le fit entrer au Paradis. »
Et, dans une version qu’ils rapportent tous deux : « Un chien tournait autour d’un petit puits, près de mourir de soif ; une prostituée (4) parmi les fils d’Israël le vit. Elle retira son mouq, puisa de l’eau avec, abreuva le chien, et Allah lui pardonna pour cela. »
« al-mūq : »