Nous avons également rapporté d’après l’imâm Aḥmad ibn Ḥanbal — qu’Allah lui fasse miséricorde — qu’il disait : « Les gens du Shâm ne possèdent aucun ḥadith plus noble que celui-ci. »
12 – Chapitre : Incitation à accroître les œuvres de bien dans les dernières années de la vie
Allah — Exalté soit-Il — dit : « Ne vous avons-Nous pas accordé une vie assez longue pour que celui qui voulait se rappeler se rappelle, alors que l’avertisseur vous est venu ? » (Fâṭir 35 : 37).
Ibn ʿAbbâs et les exégètes les plus fiables expliquent que le sens est : « Ne vous avons-Nous pas fait vivre soixante ans ? » Cette interprétation est étayée par le ḥadith que nous citerons, si Allah — Très-Haut — le veut. D’autres y voient l’âge de dix-huit ans, et d’autres encore — al-Ḥasan, al-Kulabî, Masrûq et, selon une autre chaînette, Ibn ʿAbbâs — celui de quarante ans. On rapporte aussi que les habitants de Médine, lorsqu’un des leurs atteignait quarante ans, se consacraient pleinement à l’adoration. Certains avancent enfin qu’il s’agit simplement de l’âge de la puberté.
Pour ce qui est de Sa parole : « l’avertisseur vous est venu », Ibn ʿAbbâs et la majorité disent qu’il s’agit du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — ; d’autres, tels ʿIkrima et Ibn ʿUyayna, estiment qu’il s’agit du blanchissement des cheveux. Allah sait mieux.
Les ḥadiths :
114 – Premier ḥadith : D’après Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée —, le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit : « Allah ne laisse plus aucune excuse à quiconque Il fait vivre jusqu’à soixante ans. » Rapporté par al-Bukhârî.
Les savants expliquent que le sens est : Il ne lui a laissé aucun prétexte, puisqu’Il lui a accordé ce sursis. On dit : « aʿdara l-rajul » lorsqu’on a atteint l’extrême limite pour présenter des excuses.
115 – Deuxième ḥadith : D’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allah les agrée — : ʿUmar — qu’Allah l’agrée — m’admettait parmi les anciens de Badr (1) ; certains d’entre eux s’en trouvèrent gênés et dirent : « Pourquoi fait-il entrer celui-ci avec nous, alors que nous avons des fils de son âge ? » ʿUmar répondit : « Il est, comme vous le savez, (2) de grande valeur ! » Un jour, il m’appela et me fit entrer