Il — exalté soit-Il — dit : « Si Mon serviteur s’approche de Moi d’un empan, Je M’approche de lui d’une coudée ; s’il s’avance vers Moi d’une coudée, Je M’avance vers lui d’une brasse ; et s’il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en hâte. » Rapporté par al-Bukhârî.
98 – Troisième hadith : D’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allah les agrée tous deux —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il est deux bienfaits (1) à propos desquels nombre de gens se laissent duper : la santé et le temps libre. » Rapporté par al-Bukhârî.
99 – Quatrième hadith : ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète ﷺ se levait pour prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent (2). Je lui dis : « Pourquoi fais-tu cela, Ô Messager d’Allah, alors qu’Allah t’a déjà pardonné tes fautes passées et futures (3) ? » Il répondit : « Ne devrais-je donc pas aimer être un serviteur reconnaissant ? » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim — cette formulation est celle d’al-Bukhârî.
100 – Un récit au même sens figure également dans les deux Ṣaḥîḥ d’après al-Mughîra ibn Shuʿba.
101 – Cinquième hadith : ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — a dit : « Lorsque commençaient les dix derniers jours, le Messager d’Allah ﷺ animait la nuit, réveillait sa famille, redoublait d’effort et serrait son miʾzar (pagne). » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
L’on vise ici les dix dernières nuits du mois de Ramadan. Quant au « miʾzar » — le pagne — c’est une métaphore indiquant qu’il s’abstenait des femmes. D’autres ont expliqué qu’il s’agit plutôt de se retrousser pour l’adoration ; on dit : « J’ai serré mon miʾzar pour cette affaire », c’est-à-dire : je m’y suis consacré avec énergie.