Riyad al-SalihinAn-Nawawi

« Empressez-vous vers un pardon de la part de votre Seigneur et vers un Paradis dont la largeur équivaut à celle des cieux et de la terre, préparé pour les pieux. » (Âl ‘Imrân, 3 : 133)

Quant aux hadiths :

88 – Premier hadith : D’après Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Hâtez-vous d’accomplir les œuvres avant l’apparition de troubles comparables aux pans d’une nuit ténébreuse (1) : l’homme se lève croyant le matin et devient mécréant le soir, puis il est croyant le soir et se réveille mécréant le matin ; il vend sa religion pour un bien éphémère de ce bas-monde. » Rapporté par Muslim (2).

89 – Deuxième hadith : Abû Surwa — ‘Uqba ibn al-Hârith — qu’Allah l’agrée — rapporte : « J’ai accompli la prière de l’après-midi derrière le Prophète ﷺ à Médine. Lorsqu’il eut prononcé les salutations, il se leva aussitôt, traversa les rangs des fidèles jusqu’à l’une des pièces de ses épouses. Les gens furent surpris par la rapidité de son départ. Il revint, vit leur étonnement et dit : “Je viens de me rappeler un lingot (tibr) que nous avions ; j’ai détesté qu’il me retienne, aussi ai-je ordonné qu’on le répartisse.” » Rapporté par al-Bukhârî.
Dans une autre version du même auteur : « J’avais laissé à la maison un tibr provenant de l’aumône et j’ai répugné à passer la nuit avec. »
Le tibr désigne des morceaux d’or ou d’argent.

90 – Troisième hadith : D’après Jâbir — qu’Allah l’agrée —, un homme demanda au Prophète ﷺ, le jour de Uhud : « Si je suis tué, où serai-je ? » Il répondit : « Au Paradis. » L’homme jeta alors les dattes qu’il tenait dans sa main, puis combattit jusqu’à

(1) Autrement dit : une portion de la nuit obscure ; une heure ténébreuse s’écoule, aussitôt suivie d’une autre, tout aussi ténébreuse. (2) Je précise que cette formulation ne relève pas de Muslim ; elle se trouve, mot pour mot, chez at-Tirmidhî dans le Livre des Fitân, lequel l’a jugée authentique. Muslim en cite une version voisine dans le Livre de la Foi ; à partir de ces deux sources, j’ai retenu la leçon « fitanan » (des épreuves). Ce ḥadith est répertorié dans la Silsila al-Aḥâdîth aṣ-Ṣaḥîḥa, n° 758. – N. Dans l’édition précédente, on lisait : « Bâdirû bil-aʿmâl aṣ-ṣâliḥa fa-satakûnu fitanan… ». N’ayant retrouvé cette variante dans aucune des sources de base, nous avons adopté la version de Ṣaḥîḥ Muslim (cf. le Mukhtaṣar Ṣaḥîḥ Muslim d’al-Munḏirî, n° 2038) ainsi que celle de Ṣaḥîḥ Sunan at-Tirmidhî – chaîne abrégée –, n° 1786, et nous avons laissé tel quel le commentaire du shaykh Nâsir.
تعالى : ﴿ وَسَارِعُوا إِلَىٰ مَغْفِرَةٍ مِّن رَّبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ ﴾ [ آل عمران : ١٣٣ ] . وأما الأحاديث : ٨٨ - فَالْأَوَّلُ : عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله ﷺ قال : « بَادِرُوا بِالْأَعْمَالِ فِتَنًا كَقِطَعِ اللَّيْلِ الْمُظْلِمِ (١) ، يُصْبِحُ الرَّجُلُ مُؤْمِنًا وَيُمْسِي كَافِرًا ، وَيُمْسِي مُؤْمِنًا وَيُصْبِحُ كَافِرًا ، يَبِيعُ دِينَهُ بِعَرَضٍ مِنَ الدُّنْيَا » رواه مسلم (٢) . ٨٩ - الثَّانِي : عن أبي سُرْوَة - بكسر السين المهملة وفتحها - عقبة بن الحارث رضي الله عنه قال : صَلَّيْتُ وَرَاءَ النَّبِيِّ ﷺ بِالْمَدِينَةِ الْعَصْرَ ، فَسَلَّمَ ثُمَّ قَامَ مُسْرِعًا فَتَخَطَّى رِقَابَ النَّاسِ إِلَى بَعْضِ حُجَرِ نِسَائِهِ ، فَفَزِعَ النَّاسُ مِنْ سُرْعَتِهِ ، فَخَرَجَ عَلَيْهِمْ فَرَأَى أَنَّهُمْ قَدْ عَجِبُوا مِنْ سُرْعَتِهِ قَالَ : « ذَكَرْتُ شَيْئًا مِنْ تِبْرٍ عِنْدَنَا فَكَرِهْتُ أَنْ يَحْبِسَنِي فَأَمَرْتُ بِقِسْمَتِهِ » رواه البخاري . وفي رواية له « كُنْتُ خَلَّفْتُ فِي الْبَيْتِ تِبْرًا مِنَ الصَّدَقَةِ فَكَرِهْتُ أَنْ أُبَيِّتَهُ » . « التِّبْرُ » قِطَعُ ذَهَبٍ ، أَوْ فِضَّةٍ . ٩٠ - الثَّالِثُ : عن جابر رضي الله عنه قال : قال رجل للنبي ﷺ يَوْمَ أُحُدٍ : أَرَأَيْتَ إِنْ قُتِلْتُ فَأَيْنَ أَنَا ؟ قَالَ : « فِي الْجَنَّةِ » فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ كُنَّ فِي يَدِهِ ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى
(١) أي : طائفة من الليل المظلم ، أي : ذهبت ساعة منه مظلمة عقبتها ساعة مظلمة مثل ذلك . (٢) قلت : اللفظ ليس له ، وإنما للترمذي في « الفتن » بالحرف الواحد ، وصححه . ولفظ مسلم نحوه في « الإيمان » ومنهما صححت لفظ « فتنا » والحديث مخرج في سلسلة الأحاديث « الصحيحة » (٧٥٨) . - ن - كان في الطبعة السابقة « بادروا بالأعمال الصالحة فستكون فتناً . . . » ولم نجدها في أي من الأصول ، ولذلك اعتمدنا ما في « صحيح مسلم » كما في « مختصر صحيح مسلم للمنذري » رقم ٢٠٣٨ ، وما في « صحيح سنن الترمذي - باختصار السند - » رقم ١٧٨٦ ، وتركنا تعليق الشيخ ناصر كما هو .

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