que, si toute la communauté s’accordait pour te faire du bien, elle ne pourrait te profiter que d’un bien déjà inscrit par Allah en ta faveur ; et si elle conspirait pour te nuire, elle ne te nuirait que par ce qu’Allah a déjà décrété contre toi. Les calames ont été rangés et l’encre des feuillets a séché (1). » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le déclare bon et authentique.
Dans une autre version, rapportée par un autre qu’at-Tirmidhî, on lit : « Préserve les droits d’Allah, tu Le trouveras devant toi. Fais connaissance avec Allah dans l’aisance, Il te reconnaîtra dans la détresse. Et sache : ce qui t’a manqué ne pouvait te frapper, et ce qui t’a frappé ne pouvait te manquer. Et sache encore que la victoire vient avec la patience, que le soulagement vient avec l’affliction et qu’avec la difficulté se trouve la facilité (2). »
64 – Quatrième hadith. Selon Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Vous accomplissez des actes qui, à vos yeux, sont plus subtils qu’un cheveu, alors que de notre temps, du vivant du Messager d’Allah ﷺ, nous les comptions parmi les péchés exterminateurs. » Rapporté par al-Bukhârî.
Al-Bukhârî précise : « Les “péchés exterminateurs” (al-mûbiqât) sont les œuvres menant à la perdition. »
65 – Cinquième hadith. D’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, est jaloux, et la jalousie d’Allah consiste à ce que l’homme commette ce qu’Il lui a interdit. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le terme « jalousie » (al-ghayra), avec un ghayn ouvert, renvoie originellement au sentiment d’honneur offensé.
66 – Sixième hadith. Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Trois hommes parmi les Fils d’Israël — un lépreux, un imberbe atteint de calvitie et un aveugle — Allah voulut les mettre à l’épreuve (3). Il leur envoya donc un ange. Celui-ci se rendit d’abord auprès du lépreux et lui demanda : “Qu’est-ce qui t’est le plus cher ?” — “Un beau teint, une peau saine, et que disparaisse de moi ce dont les gens se détournent (4)”, répondit-il. L’ange le toucha alors, et son mal disparut…"