jusqu’à ce que ses gens le blessent au point de le faire saigner, et lui d’essuyer le sang de son visage en disant : « Ô Allah, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
38 – D’après Abû Sa‘îd et Abû Hurayra (qu’Allah les agrée tous deux), le Prophète ﷺ a dit : « Aucune fatigue (1), ni maladie, ni souci, ni tristesse, ni préjudice, ni angoisse n’atteignent le musulman – même l’épine qui le pique – sans qu’Allah n’efface, par cela, une part de ses fautes. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. – Le terme « al-waṣab » désigne la maladie.
39 – Ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Je me rendis auprès du Prophète ﷺ alors qu’il souffrait d’une forte fièvre. Je dis : “Ô Messager d’Allah, tu endures une fièvre intense !” Il répondit : “Oui (2), je souffre autant que deux d’entre vous.” – “Est-ce afin que tu reçoives deux récompenses ?” lui demandai-je. Il répondit : “Oui, c’est bien cela. Aucun musulman n’est atteint par un mal, fût-ce une épine ou davantage, sans qu’Allah n’efface par cela ses mauvaises actions ; ses péchés tombent de lui comme les feuilles tombent d’un arbre.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. – Le mot « al-wa‘k » (3) désigne la violente douleur provoquée par la fièvre ; selon d’autres, il s’agit simplement de la fièvre.
40 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque Allah veut du bien à quelqu’un, Il l’éprouve. » Rapporté par al-Bukhârî. – Le verbe « yuṣib » se lit avec la ṣâd tantôt ouverte, tantôt cassée.
41 – Anas (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’aucun de vous ne souhaite la mort à cause d’un malheur qui l’a frappé. S’il ne peut s’en empêcher, qu’il dise : “Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie sera meilleure pour moi, et fais-moi mourir quand la mort sera meilleure pour moi.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
(1) Al-naṣab : la fatigue, l’épuisement.
(2) Formellement : « oui » (ajl).
(3) Littéralement : la souffrance aiguë de la fièvre.