aucun portier. Elle dit alors : « Je ne t’avais pas reconnu. » Il lui répondit : « La véritable patience se manifeste au premier choc. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une version rapportée par Muslim : elle pleurait la perte de son enfant.
33 – Selon Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, déclare : “Je n’ai d’autre récompense pour Mon serviteur croyant, lorsque Je reprends l’être qu’il chérit(1) dans ce bas-monde et qu’il s’en remet à Moi dans l’espérance de la rétribution, que le Paradis.” » Rapporté par al-Bukhârî.
(1) C’est-à-dire la personne qui lui est la plus chère : parent, enfant, époux ou ami intime.
34 – ‘Âisha (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’elle interrogea le Messager d’Allah ﷺ au sujet de la peste. Il lui répondit : « Elle constituait un châtiment qu’Allah, exalté soit-Il, envoyait à qui Il voulait ; puis Il en a fait une miséricorde pour les croyants. Aucun serviteur qui, atteint par la peste, demeure dans sa cité avec patience et espérance de rétribution, convaincu que rien ne le frappera en dehors de ce qu’Allah lui a déjà prescrit, n’obtient moins que la récompense d’un martyr. » Rapporté par al-Bukhârî.
35 – Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ déclarer : « Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, dit : “Lorsque J’éprouve Mon serviteur en lui retirant ses deux bien-aimées et qu’il patiente, Je lui accorde en échange le Paradis.” » – Il s’agit de ses deux yeux. Rapporté par al-Bukhârî.
36 – ‘Atâ ibn Abî Rabâḥ raconte : Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) me dit : « Ne veux-tu pas que je te montre une femme des gens du Paradis ? » – « Volontiers », répondis-je. Il désigna alors une femme noire et expliqua : « Cette femme vint trouver le Prophète ﷺ et dit : “Je fais des crises d’épilepsie et, lorsque cela arrive, je me découvre(2) ; invoque donc Allah pour moi.” » Il répondit : « Si tu veux patienter, tu auras le Paradis ; et si tu veux, j’invoquerai Allah pour qu’Il te guérisse. » Elle dit : « Je choisis de patienter. » Puis elle ajouta : « Mais je me découvre ; prie Allah afin que je ne me découvre plus. » Il invoqua donc en sa faveur. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
(2) C’est-à-dire que ses vêtements se soulèvent malgré elle et découvrent son corps.
37 – Abû ‘Abd ar-Rahmân ‘Abdullâh ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) dit : « Il me semble encore voir le Messager d’Allah ﷺ dépeindre un Prophète parmi les Prophètes – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur eux – qu’on frappa… »