et la pierre comme l’arbre diront : « Ô musulman ! Voici un Juif derrière moi ; viens donc le tuer », à l’exception de l’arbuste du gharqad (1), car il fait partie des arbres des Juifs. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
1830 – D’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, ce bas-monde ne disparaîtra pas avant qu’un homme ne passe devant une tombe, s’y roule en disant : “Si seulement j’étais à la place de l’occupant de cette tombe !”, et ce ne sera pas par piété religieuse, mais à cause de l’épreuve (2). » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim (3).
1831 – Toujours d’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure ne surviendra pas avant que l’Euphrate ne se retire (4), dévoilant une montagne d’or pour laquelle on s’entretuera ; de chaque cent combattants, quatre-vingt-dix-neuf périront, et chacun dira : “Peut-être serai-je celui qui échappera.” »
Dans une autre version : « Il est tout proche que l’Euphrate ne découvre un trésor d’or ; que celui qui sera présent alors n’en prenne rien. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
1832 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “On abandonnera Médine alors qu’elle sera à son meilleur état ; n’y pénétreront plus que les bêtes errantes — entendez les carnivores et les oiseaux. Les derniers à y être rassemblés seront deux bergers de la tribu de Muzayna ; ils se dirigeront vers Médine en poussant (5) leurs moutons, la trouveront inhabitée et, parvenus à Thaniyyat al-Wadâʿ, tomberont face contre terre.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
1833 – D’après Abû Saʿîd al-Khudrî – qu’Allah l’agrée –, le Prophète ﷺ a dit : « Il y aura… »
(1) Le gharqad est un arbuste épineux du désert ; selon le hadith, il ne dénoncera pas la présence des Juifs.
(2) Autrement dit : ce souhait de mourir ne proviendra pas d’une motivation religieuse, mais de la dureté des épreuves subies.
(3) Formule signifiant : rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
(4) Le verbe « yaḥsir » indique que le fleuve se retire, laissant apparaître son lit.
(5) « Yanaʿiqân » : ils appelleront leurs moutons en poussant les cris du berger.