Dans une autre version, le Messager d’Allah ﷺ déclara : « Ô Bashîr, as-tu d’autres enfants que celui-ci ? » — « Oui », répondit-il. Il reprit : « À tous leur as-tu fait un don semblable ? » — « Non. » Il conclut alors : « Dans ce cas, ne me prends pas pour témoin, car je ne témoigne pas d’une injustice. » (1)
Dans une autre version : « Ne me fais pas témoigner d’une injustice. »
Dans une autre encore : « Fais plutôt témoigner quelqu’un d’autre ! » Puis il ajouta : « Aimerais-tu qu’ils soient tous également bienveillants envers toi ? » — « Bien sûr », répondit le père. Il dit : « Alors, n’agis pas ainsi. » ⦗rapporté par al-Bukhârî et Muslim⦘.
354 – Chapitre : Interdiction pour une femme d’observer un deuil de plus de trois jours pour un défunt, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours
1783 – Zaynab bint Abî Salama — qu’Allah les agrée tous deux — rapporte : « Je suis entrée auprès d’Umm Ḥabîba — qu’Allah l’agrée — l’épouse du Prophète ﷺ, au décès de son père Abû Sufyân ibn Ḥarb — qu’Allah l’agrée. Elle fit apporter un parfum teinté d’un jaune safrané de khulûq (2) ou autre, en enduisit une servante, puis en effleura ses propres tempes. Elle déclara ensuite : “Par Allah, je n’ai nul besoin de parfum ; seulement, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, depuis la chaire : ‘Il n’est pas licite à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de s’imposer un deuil pour un mort au-delà de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.’ ” »
Zaynab poursuit : « Je me rendis ensuite chez Zaynab bint Jaḥsh — qu’Allah l’agrée — quand son frère décéda. Elle fit apporter du parfum, en passa légèrement, puis dit : “Par Allah, je n’ai nul besoin de parfum ; seulement, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, depuis la chaire : ‘Il n’est pas licite à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de s’imposer un deuil pour un mort plus de trois jours, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.’ ” » ⦗rapporté par al-Bukhârî et Muslim⦘.
(1) Autrement dit : un témoignage entérinant une partialité injuste.
(2) Khulûq : parfum sous forme de pommade colorée au safran, apprécié dans l’Arabie ancienne.