« La purification rituelle est la moitié de la foi (1). « Louange à Allah » remplit la Balance, et « Gloire à Allah » ainsi que « Louange à Allah » remplissent — ou remplit — l’espace qui sépare les cieux et la terre. La prière est une lumière, l’aumône un témoignage éclatant (2), la patience une clarté, et le Coran est un argument pour toi ou contre toi. Chaque personne sort au matin (3) : elle met son âme en vente, l’affranchissant ou la menant à sa perte. » Rapporté par Muslim.
27 – D’après Abû Saʿîd Saʿd ibn Mâlik ibn Sinân al-Khudrî, qu’Allah les agrée tous deux :
Des hommes parmi les Anṣâr sollicitèrent le Messager d’Allah ﷺ ; il leur donna. Ils revinrent demander, et il leur donna encore, jusqu’à ce qu’il n’eût plus rien. Lorsqu’il eut dépensé tout ce qu’il possédait, il leur dit : « Tout bien que je détiens, je ne le retiendrai pas loin de vous. Que celui qui cherche la retenue, Allah le préserve ; que celui qui désire se suffire, Allah l’enrichisse ; et que celui qui s’efforce de patienter, Allah lui accorde la patience. Aucun don n’a jamais été octroyé à quelqu’un de meilleur et de plus vaste que la patience. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
28 – D’après Abû Yaḥyâ Ṣuhayb ibn Sinân, qu’Allah l’agrée :
Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quelle affaire étonnante que celle du croyant ! Toutes ses situations sont un bien pour lui, et cela n’appartient à nul autre qu’au croyant : si la prospérité (4) l’atteint, il remercie, et c’est pour lui un bien ; si l’adversité le frappe, il patiente, et c’est encore un bien pour lui. » Rapporté par Muslim.
29 – D’après Anas, qu’Allah l’agrée :
Lorsque le Prophète ﷺ fut accablé par la maladie, l’angoisse l’enveloppait (5). Fâṭima, qu’Allah l’agrée, s’écria : « Quelle épreuve, ô mon père ! » Il répondit : « Il n’y aura plus d’épreuve pour ton père après ce jour (6). » Lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô mon père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ; ô mon père ! Le Jardin du Firdaws est sa demeure (7) ; ô mon père ! Nous annonçons sa perte à Jibrîl. » Et lorsqu’il eut été enterré, Fâṭima, qu’Allah l’agrée, déclara : « Comment vos cœurs ont-ils pu se résoudre à jeter de la terre sur le Messager d’Allah ﷺ ? » Rapporté par al-Bukhârî.