290 – Chapitre : L’interdiction de porter le regard sur une femme étrangère ou sur un bel imberbe lorsqu’aucune nécessité reconnue par la Loi ne l’exige.
Allah, le Très-Haut, dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards » (sourate an-Nûr, 24 : 30). Il – exalté soit-Il – dit aussi : « L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, l’homme sera interrogé » (al-Isrâ’, 17 : 36). Il dit encore : « Il connaît le regard furtif des yeux (1) et ce que dissimulent les poitrines » (Ghâfir, 40 : 19). Et Il dit : « Ton Seigneur est assurément aux aguets » (al-Fajr, 89 : 14).
1630 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Il a été inscrit pour le fils d’Adam sa part de fornication ; il l’atteindra inévitablement : la fornication des yeux est le regard, celle des oreilles l’écoute, celle de la langue la parole, celle de la main la prise, celle du pied la démarche ; le cœur, lui, désire et convoite, et c’est le sexe qui confirme ou dément tout cela. » ⦗rapporté par al-Bukhârî et Muslim⦘ – Ceci est le libellé de Muslim ; la version d’al-Bukhârî est plus concise.
1631 – Abû Saʿîd al-Khudrî – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Gardez-vous de vous asseoir sur les voies publiques ! » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous ne pouvons nous passer de nos lieux d’assemblée où nous échangeons. » Il répondit : « Si vraiment vous refusez de les quitter, accordez à la voie ce qui lui est dû. » Ils demandèrent : « Et que doit-on à la voie, ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Baisser le regard, s’abstenir de nuire, répondre au salut, ordonner le bien et interdire le blâmable. » ⦗rapporté par al-Bukhârî et Muslim⦘.
1632 – Abû Ṭalḥa Zayd ibn Sahl – qu’Allah l’agrée – rapporte : « Nous étions assis dans les cours (2) à discuter lorsque le Messager d’Allah ﷺ vint se tenir devant nous et dit : “Qu’en est-il de ces assemblées situées sur les chemins en pente ? Évitez les assemblées des chemins en pente !” Nous répondîmes : “Nous ne sommes assis là que sans mauvaise intention, nous sommes assis…” »
(1) C.-à-d. le regard dérobé que l’on croit passer inaperçu.
(2) Al-afniya : les espaces ouverts devant les maisons, sortes de petites cours où l’on se réunissait.