d’eux ; détournez-vous donc d’eux : ils sont une souillure(1), et leur refuge sera la Géhenne, en rétribution de ce qu’ils acquéraient.
Ils vous prêtent serment afin que vous soyez satisfaits d’eux ; mais quand bien même vous seriez satisfaits d’eux, Allah n’est jamais satisfait des gens pervers. (Sourate at-Tawba, 95-96)
Kaʿb dit : « Nous, les trois, fûmes laissés à l’écart du jugement rendu par le Messager d’Allah ﷺ à l’égard de ceux dont il accepta l’excuse : ils lui avaient prêté serment, il leur avait renouvelé l’allégeance et avait imploré pour eux le pardon, tandis que le Messager d’Allah ﷺ différa notre affaire jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut, tranche à notre propos. Allah, exalté soit-Il, a dit : “Et [Il S’est aussi tourné] vers les trois qui avaient été laissés en arrière.”
L’expression “laissés en arrière” ne signifie pas que nous ayons failli à participer à l’expédition ; elle renvoie au fait qu’Il nous a laissés en suspens et retardé notre jugement, contrairement à ceux qui avaient juré et présenté leurs excuses que le Prophète avait acceptées. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim(2).
Dans une autre version : « Le Prophète ﷺ partit pour l’expédition de Tabûk un jeudi, et il aimait partir le jeudi. »
Et, dans une autre version : « Il ne rentrait jamais de voyage qu’en plein jour, dans la matinée ; lorsqu’il arrivait, il commençait par entrer à la mosquée, y accomplissait deux unités de prière, puis s’y asseyait. »
23 – D’après Abû Najîd – avec un nûn portant ḍamma et un jîm fatha – Imrân ibn Husayn al-Khuzâʿî, qu’Allah les agrée tous deux :
Une femme de la tribu de Juhayna se présenta au Messager d’Allah ﷺ, enceinte à la suite d’un adultère, et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai encouru une peine légale ; applique-la-moi. » Le Prophète ﷺ appela alors son tuteur et lui dit : « Traite-la bien ; lorsqu’elle aura accouché, amène-la-moi. » L’homme obtempéra. Le Prophète ﷺ ordonna ensuite qu’on attache solidement ses vêtements(3), puis il ordonna qu’on la lapide ; enfin, il accomplit la prière funéraire sur elle. ʿUmar lui dit : « Tu pries sur elle, ô Messager d’Allah, alors qu’elle a forniqué ? » Il répondit : « Elle s’est certes repentie d’un repentir qui, s’il était partagé entre soixante-dix habitants de Médine, les couvrirait tous ; et as-tu jamais trouvé acte plus méritoire que d’offrir sa propre vie pour Allah, le Tout-Puissant, le Très-Glorieux ?! » Rapporté par Muslim.