Dans une autre version : « J’étais le septième de mes frères. »
1611 – Abû Mas‘ûd al-Badrî – qu’Allah l’agrée – relate : « Je fouettais un de mes jeunes esclaves lorsqu’une voix, derrière moi, lança : « Sache, Abû Mas‘ûd ! » Sous l’effet de la colère, je ne reconnus pas la voix. Quand la personne s’approcha, je m’aperçus qu’il s’agissait du Messager d’Allah ﷺ ; il répétait : « Sache, Abû Mas‘ûd, qu’Allah a sur toi plus de pouvoir que toi sur ce garçon. » Je déclarai alors : « Je ne frapperai plus jamais aucun esclave. »
Dans une autre version : « Le fouet me tomba des mains tant je fus saisi de crainte devant lui. »
Dans une autre version encore, j’ajoutai : « Ô Messager d’Allah, je l’affranchis pour la Face d’Allah. » – Il répondit : « Si tu ne l’avais pas fait, le Feu(1) t’aurait assurément atteint. » ⦗rapporté par Muslim avec ces variantes⦘
1612 – D’après Ibn ‘Umar – qu’Allah les agrée tous deux –, le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque inflige à son esclave une peine légale qu’il n’a pas méritée, ou le gifle, devra pour expiation l’affranchir. » ⦗rapporté par Muslim⦘
1613 – Hishâm ibn Ḥakîm ibn Ḥizâm – qu’Allah les agrée – raconte : « Alors que je passais en Syrie, je vis des anbâṭ – des paysans non arabes – maintenus en plein soleil, la tête enduite d’huile. Je demandai : “Qu’est-ce que cela ?” On me répondit : “On les torture pour le kharâj (impôt foncier).” – Dans une autre version : “On les retient pour la jizya (capitation).” Hishâm déclara alors : “J’atteste avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Allah châtiera ceux qui tourmentent les gens en ce monde.’ ” Il se rendit aussitôt auprès du gouverneur, lui rapporta l’affaire, et celui-ci ordonna qu’on les relâche(2). » ⦗rapporté par Muslim⦘
1614 – Ibn ‘Abbâs – qu’Allah les agrée tous deux – rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ aperçut un âne marqué au fer sur le visage ; il désapprouva cela et dit : “Par Allah, je ne marquerai jamais un animal qu’à l’endroit le plus éloigné du visage.” »
(1) Les deux expressions sont rapportées : « le Feu te frapperait » ou « le Feu te toucherait ».
(2) C’est-à-dire qu’on les libère immédiatement de ce supplice.