Riyad al-SalihinAn-Nawawi

Explications lexicales :
• Son propos : « al-mushaddada » — déclamation durcie, expression connue.
• « fa-yushrishiru » signifie : « il découpe ».
• « ḍawḍaw », écrit avec deux ḍâd, signifie : « ils poussèrent des cris ».
• « fa-yafgharu » — avec un fâʼ et un ghayn — signifie : « il ouvre (grand) ».
• « al-marāh », avec mîm ouverte, signifie : « le spectacle, la vue ».
• « yaḥushshuhā », avec yâ ouverte, ḥâ dammée et shîn pointée, signifie : « il attise (le feu) ».
• « rawḍatun muʿtammatun » — avec mîm dammée, ʿayn muette, tâ ouverte et mîm géminée — désigne : « un jardin à la végétation abondante et haute ».
• « dawḥa » — avec dâl ouverte et ḥâ muhmala — désigne : « un grand arbre ».
• « al-maḥḍ », avec mîm ouverte et ḍâd pointée, signifie : « le lait pur ».
• « fa-samā baṣarī » signifie : « mon regard s’éleva ».
• « ṣuʿudan », avec ṣâd et ʿayn dammées, signifie : « vers le haut ».
• « al-ribāba » — avec râ ouverte et deux bâʼ — désigne : « le nuage ».

261 – Chapitre : Clarification des cas où le mensonge est permis

Sache que, bien que le mensonge soit en principe interdit, il devient autorisé dans certaines situations, sous des conditions que j’ai exposées en détail dans mon ouvrage Al-Adhkâr. En résumé : la parole n’est qu’un moyen permettant d’atteindre des finalités. Ainsi, chaque objectif louable qu’il est possible d’atteindre sans mentir rend le mensonge interdit ; mais si l’on ne peut l’atteindre que par le mensonge, celui-ci devient alors permis. Si la finalité recherchée est simplement licite, le mensonge sera licite ; si elle est obligatoire, le mensonge devient, lui aussi, obligatoire.

Ainsi, lorsqu’un musulman se cache pour échapper à un injuste qui veut le tuer ou s’emparer de ses biens, et qu’on interroge quelqu’un à son sujet, il devient obligatoire de mentir pour le protéger. Il en va de même si l’on détient un dépôt et qu’un oppresseur cherche à s’en emparer : il faut mentir pour le dissimuler.

La conduite la plus prudente, dans toutes ces situations, consiste toutefois à recourir à la tawriyya (équivoque licite) : le locuteur formule des paroles qui, pour lui, renvoient à un sens véridique, de sorte qu’il ne ment pas quant à son intention, même si, dans l’apparence des mots et pour l’interlocuteur, il semble mentir. Et quand bien même on délaisserait la tawriyya pour recourir à un mensonge explicite, cela ne serait pas interdit dans un tel cas.

المشددة ، وهو معروف . قوله « فَيُشْرِشِرُ » : أي : يُقَطَّعُ . قوله : « ضَوْضُوا » وهو بضادين معجمتين : أي صاحوا . قوله « فَيَفْغَرُ » هو بالفاء والغين المعجمة ، أي : يفتح . قوله « المَرَاة » هو بفتح الميم ، أي : المنظر . قوله « يَحُشُّهَا » هو بفتح الياء وضم الحاء المهملة والشين المعجمة ، أي : يوقدها . قوله : « رَوْضَةٌ مُعْتَمَّةٌ » هو بضم الميم وإسكان العين وفتح التاء وتشديد الميم ، أي : وافية النبات طويلته . قَوْلُهُ : « دَوْحَةٌ » وهي بفتح الدال وإسكان الواو وبالحاء المهملة : وهي الشجرة الكبيرة . قولهُ : « الْمَحْضُ » هو بفتح الميم وإسكان الحاء المهملة وبالضاد المعجمة ، وهُوَ : اللَّبَنُ . قوله « فَسَمَا بَصَرِي » أي : ارتفع . و« صُعُداً » بضم الصاد والعين ، أي : مرتفعاً . و« الرِّبَابَةُ » بفتح الراء وبالباء الموحدة مكررة ، وهي : السَّحَابَة . ٢٦١ - باب بيان ما يجوز من الكذب إِعْلَمْ أَنَّ الْكَذِبَ ، وَإِنْ كَانَ أَصْلُهُ مُحَرَّمًا ، فَيَجُوزُ فِي بَعْضِ الْأَحْوَالِ بِشُرُوطٍ قَدْ أَوْضَحْتُهَا فِي كِتَابٍ : « الْأَذْكَارِ » ، وَمُخْتَصَرُ ذَلِكَ : أَنَّ الْكَلَامَ وَسِيلَةٌ إِلَى الْمَقَاصِدِ ، فَكُلُّ مَقْصُودٍ مَحْمُودٍ يُمْكِنُ تَحْصِيلُهُ بِغَيْرِ الْكَذِبِ يَحْرُمُ الْكَذِبُ فِيهِ ، وَإِنْ لَمْ يُمْكِنْ تَحْصِيلُهُ إِلَّا بِالْكَذِبِ ، جَازَ الْكَذِبُ . ثُمَّ إِنْ كَانَ تَحْصِيلُ ذَلِكَ الْمَقْصُودِ مُبَاحًا كَانَ الْكَذِبُ مُبَاحًا ، وَإِنْ كَانَ وَاجِبًا ، كَانَ الْكَذِبُ وَاجِبًا . فَإِذَا اخْتَفَى مُسْلِمٌ مِنْ ظَالِمٍ يُرِيدُ قَتْلَهُ ، أَوْ أَخَذَ مَالَهُ وَسُئِلَ إِنْسَانٌ عَنْهُ ، وَجَبَ الْكَذِبُ بِإِخْفَائِهِ ، وَكَذَا لَوْ كَانَ عِنْدَهُ وَدِيعَةٌ ، وَأَرَادَ ظَالِمٌ أَخَذَهَا ، وَجَبَ الْكَذِبُ بِإِخْفَائِهَا . وَالْأَحْوَطُ فِي هَذَا كُلِّهِ أَنْ يُوَرِّيَ . وَمَعْنَى التَّوْرِيَةِ : أَنْ يَقْصِدَ بِعِبَارَتِهِ مَقْصُودًا صَحِيحًا لَيْسَ هُوَ كَاذِبًا بِالنِّسْبَةِ إِلَيْهِ ، وَإِنْ كَانَ كَاذِبًا فِي ظَاهِرِ اللَّفْظِ ، وَبِالنِّسْبَةِ إِلَى مَا يَفْهَمُهُ الْمُخَاطَبُ ، وَلَوْ تَرَكَ التَّوْرِيَةَ وَأَطْلَقَ عِبَارَةَ الْكَذِبِ ، فَلَيْسَ بِحَرَامٍ فِي هَذَا الْحَالِ .

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