et au Jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Ceci montre clairement qu’il ne convient de parler que si la parole est bonne et que son utilité apparaît nettement ; dès que l’on hésite sur l’existence de cette utilité, on doit s’abstenir de parler.
1520 – D’après Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée), je demandai : « Ô Messager d’Allah, quel est le meilleur des musulmans ? » Il répondit : « Celui dont les musulmans sont à l’abri de sa langue et de sa main. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
1521 – Selon Sahl ibn Saʿd (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque me garantit ce qu’il y a entre ses deux mâchoires(1) et ce qu’il y a entre ses deux jambes, je lui garantis le Paradis. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
1522 – D’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Le serviteur profère parfois une parole sans en mesurer la portée ; à cause d’elle, il chute dans le Feu plus loin que la distance qui sépare l’Orient de l’Occident. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le terme « yata-bayyanu » signifie : il réfléchit à savoir si cette parole est bonne ou non.
1523 – Et, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Le serviteur peut prononcer une parole qui plaît à Allah Très-Haut, sans y accorder d’importance, et Allah l’élève grâce à elle de plusieurs degrés. Et il peut prononcer une parole qui attire la colère d’Allah Très-Haut, sans y accorder d’importance, et il est précipité à cause d’elle dans la Géhenne. » Rapporté par al-Bukhârî.
1524 – D’après Abû ʿAbd ar-Raḥmân Bilâl ibn al-Hârith al-Muzanî (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’homme prononce parfois une parole qui satisfait Allah Très-Haut — sans imaginer qu’elle atteindra ce qu’elle atteint — et Allah lui inscrit Sa satisfaction jusqu’au Jour où il Le rencontrera ; et l’homme prononce parfois une parole qui attire la colère d’Allah — sans imaginer qu’elle atteindra ce qu’elle atteint — et Allah lui inscrit Sa colère jusqu’à… »
(1) « Entre ses deux mâchoires » : c’est-à-dire sa langue.