19 – D’après Abû ‘Abd ar-Raḥmân ‘Abd Allâh ibn ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah les agrée tous deux –, le Prophète ﷺ a dit : « Allah – Puissant et Majestueux – accepte certes le repentir du serviteur tant que son âme n’a pas encore atteint sa gorge (1). » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le déclare bon (ḥasan).
20 – Zirr ibn Ḥubaysh raconte : « Je me rendis auprès de Ṣafwân ibn ‘Assâl – qu’Allah l’agrée – pour l’interroger au sujet de l’essuyage sur les bottines de cuir (khuffayn). Il me dit :
– Qu’est-ce qui t’a amené, ô Zirr ?
– La recherche du savoir, répondis-je.
Il déclara alors : – Les anges étendent leurs ailes pour celui qui recherche la science, satisfaits de ce qu’il recherche.
Je repris : – Un scrupule (2) persiste dans mon cœur à propos de l’essuyage sur les bottines après avoir déféqué ou uriné. Toi qui fus l’un des compagnons du Prophète ﷺ, je viens donc te demander si tu l’as entendu mentionner quoi que ce soit à ce sujet.
Il répondit : – Oui. Lorsque nous étions en voyage – ou que nous voyagions – il nous ordonnait de ne pas enlever nos bottines pendant trois jours et trois nuits, sauf en cas de janâba (état de grande souillure). Quant à la défécation, l’urine ou le sommeil, nous pouvions simplement essuyer dessus.
Je lui demandai encore : – L’as-tu entendu mentionner quelque chose au sujet de l’« amour » ?
Il dit : – Oui. Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en voyage. Tandis que nous étions assis auprès de lui, un bédouin l’interpella d’une voix retentissante (3) : « Ô Muḥammad ! » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit d’un ton à peu près semblable : « Te voilà (4) ! » Je dis alors au bédouin : « Malheur à toi (5) ! Baisse la voix, tu te trouves devant le Prophète ﷺ et cela t’a été interdit ! » Il répliqua : « Par Allah, je ne la baisserai pas. » Le bédouin demanda ensuite : « Un homme aime des gens sans avoir encore atteint leur rang ; sera-t-il avec eux ? » Le Prophète ﷺ répondit : « L’homme sera avec ceux qu’il aime au Jour de la Résurrection. »
Safwân poursuivit : Le Prophète ne cessa de nous parler jusqu’à évoquer une porte, du côté du couchant, dont la largeur équivaut à la distance qu’un cavalier parcourrait en quarante – ou soixante-dix – années. Sufyân – l’un des rapporteurs – précisa : « Du côté du Shâm. » Allah – Exalté soit-Il – l’a créée le jour où Il créa les cieux et la terre, ouverte pour le repentir ; elle ne se refermera pas tant que le soleil ne se lèvera pas de ce côté.
Rapporté par at-Tirmidhî et d’autres. At-Tirmidhî dit : hadith bon et authentique (ḥasan ṣaḥîḥ).
21 – D’après Abû Sa‘îd Sa‘d ibn Mâlik ibn Sinân al-Khudrî – qu’Allah l’agrée –, que