1397 – Ibn Masʿûd (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Qu’Allah illumine le visage de la personne(1) qui aura entendu de nous une parole, puis l’aura transmise telle qu’elle l’a entendue. Car il arrive que celui à qui l’on transmet comprenne et retienne mieux que celui qui a entendu. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui l’a qualifié de « hadith authentique et bon » (ḥasan ṣaḥîḥ).
1398 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque est interrogé au sujet d’un savoir et le dissimule sera, le Jour de la Résurrection, muselé d’un mors de feu. » Rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, lequel l’a qualifié de « hadith bon » (ḥasan).
1399 – Du même (Abû Hurayra) : le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui apprend une connaissance par laquelle on recherche la Face d’Allah, et ne l’apprend pourtant que pour obtenir quelque avantage(2) de ce bas-monde, ne sentira pas la moindre brise du Paradis le Jour de la Résurrection » – c’est-à-dire son parfum. Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne authentique.
1400 – ʿAbd Allah ibn ʿAmr ibn al-ʿÂṣ (qu’Allah les agrée, lui et son père) rapporte avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Allah ne retire pas la science en l’ôtant brutalement aux gens ; Il la retire en rappelant à Lui les savants(3). Lorsque plus aucun savant ne subsiste, les gens prennent alors pour guides des ignorants : on les interroge et ils émettent des avis juridiques sans science ; ils s’égarent eux-mêmes et égarent les autres. » Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim (« rapporté par les deux », متفق عليه).