La première consiste à cesser immédiatement le péché.
La seconde est de regretter de l’avoir commis.
La troisième est de se résoudre à ne plus jamais y retourner.
Si l’une de ces trois conditions manque, le repentir n’est pas valide.
Si le péché porte atteinte à autrui, quatre conditions sont requises : ces trois-là, plus le fait de s’acquitter du droit de la personne lésée. S’il s’agit d’un bien matériel, il doit le lui restituer ; s’il relève d’une peine légale pour diffamation ou assimilé, il doit la laisser s’exécuter ou demander son pardon ; s’il s’agit de médisance, il doit obtenir son absolution (1).
Il est obligatoire de se repentir de l’ensemble des péchés ; s’il ne se repent que de certains, son repentir est valable – selon les gens de la Vérité – pour ceux-là seulement, et il demeure redevable des autres.
Les preuves issues du Coran, de la Sunna et du consensus de la communauté établissent toutes l’obligation du repentir.
Allah – Très-Haut – dit : « Repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez. » (La Lumière, 31)
Il dit aussi : « Implorez le pardon de votre Seigneur, puis repentez-vous à Lui. » (Houd, 3)
Et Il dit : « Ô vous qui avez cru, repentez-vous à Allah d’un repentir sincère. » (L’Interdiction, 8)
(1) C’est-à-dire solliciter de la personne qu’elle lui pardonne cette médisance.