se satisfait d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Mohammad comme Messager, le Paradis lui est garanti. » Abou Saʿîd, étonné, dit : « Ô Messager d’Allah, répète-la-moi. » Il la lui répéta, puis ajouta : « Il est, en outre, une œuvre par laquelle Allah élève le serviteur de cent degrés au Paradis ; l’intervalle qui sépare deux degrés est comparable à la distance entre le ciel et la terre. » Il demanda : « Quelle est-elle, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Le jihâd dans le chemin d’Allah, le jihâd dans le chemin d’Allah. » Rapporté par Muslim.
1310 – D’après Abou Bakr ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî, il rapporte : « J’ai entendu mon père (qu’Allah l’agrée), alors qu’il se tenait face à l’ennemi, déclarer : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘Les portes du Paradis se trouvent à l’ombre des sabres.’” » Un homme à l’allure négligée(1) se leva alors et demanda : « Ô Abou Mûsâ, as-tu réellement entendu le Messager d’Allah ﷺ prononcer cela ? » Il répondit : « Oui. » L’homme retourna aussitôt vers ses compagnons, leur dit : « Je vous adresse le salâm », puis brisa le fourreau(2) de son sabre, le jeta et s’avança l’arme nue vers l’ennemi ; il frappa jusqu’à être tué. Rapporté par Muslim.
1311 – D’après Abou ʿAbs ʿAbd ar-Raḥmân ibn Jabr (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Jamais les pieds d’un serviteur couverts de poussière dans le chemin d’Allah ne seront touchés par le Feu. » Rapporté par al-Bukhârî.
1312 – D’après Abou Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’entrera pas en Enfer l’homme qui a pleuré par crainte d’Allah – et cela jusqu’à ce que le lait retourne dans le pis – ; de même, la poussière du chemin d’Allah et la fumée de la Géhenne ne se réuniront jamais sur un même serviteur. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le classe « bon et authentique ».
1313 – D’après Ibn ʿAbbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père), j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Deux yeux que le Feu ne touchera pas : un œil qui a pleuré par crainte d’Allah, et un œil qui a veillé en sentinelle dans le chemin d’Allah. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le qualifie de « bon ».
Notes :
- Raththu l-hay’a : litt. « à l’apparence défraîchie » ; c’est-à-dire mal vêtu, sans prestance.
- Jafn : le fourreau ou la gaine du sabre.