l’attaque, qu’il dise : « Je jeûne. » Par Celui qui détient l’âme de Muḥammad dans Sa main, l’haleine du jeûneur est, auprès d’Allah, plus agréable que le parfum du musc. Le jeûneur connaît deux joies : lorsqu’il rompt son jeûne, il se réjouit, et lorsqu’il rencontrera son Seigneur, il se réjouira de son jeûne. » Hadith rapporté par al-Bukhârī et Muslim ; cette version est celle d’al-Bukhârī.
Dans une autre version d’al-Bukhârī : « Il délaisse sa nourriture, sa boisson et ses désirs pour Moi ; le jeûne est pour Moi et c’est Moi qui en récompense, tandis que la bonne action est comptée dix fois. »
Dans une version rapportée par Muslim : « Toute œuvre du fils d’Adam est multipliée : la bonne action vaut dix à sept cents fois sa semblable. Allah — Très-Haut — dit : “Sauf le jeûne : il est à Moi et c’est Moi qui en récompense, car il délaisse pour Moi son désir et sa nourriture.” Le jeûneur a deux joies : une joie lorsqu’il rompt son jeûne et une joie lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et l’haleine qui se dégage de sa bouche est, auprès d’Allah, plus suave que le musc. »(1)
1224 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte encore que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque dépense un couple de biens(2) dans le sentier d’Allah sera appelé depuis les portes du Paradis : “Ô serviteur d’Allah, ceci est un bien !” Ainsi, celui qui excellait dans la prière sera invité par la porte de la prière ; celui qui excellait dans le combat(3) sera invité par la porte du combat ; celui qui excellait dans le jeûne sera invité par la porte ar-Rayyân ; et celui qui excellait dans l’aumône sera invité par la porte de l’aumône. » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : « Par mon père et ma mère, ô Messager d’Allah ! Il n’y a nulle gêne pour celui qu’on appellera par l’une de ces portes ; quelqu’un sera-t-il toutefois appelé par toutes ces portes à la fois ? » Il répondit : « Oui, et j’espère que tu seras de ceux-là. » Hadith rapporté par al-Bukhârī et Muslim.
1225 – Sahl b. Saʿd (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Au Paradis se trouve une porte appelée ar-Rayyân. Le Jour de la Résurrection, seuls les jeûneurs y entreront ; nul autre qu’eux n’y pénétrera. On appellera : “Où sont les jeûneurs ?” Ils se lèveront, et nul autre qu’eux n’y entrera. Lorsqu’ils seront entrés, la porte sera refermée et plus personne n’y entrera. » Hadith rapporté par al-Bukhârī et Muslim.
(1) Ḵalûf : l’odeur naturelle qui se dégage de la bouche du jeûneur, due à l’absence d’aliments.
(2) Une paire de biens similaires (dirhams, montures, etc.) ; par extension, toute dépense répétée dans la voie d’Allah.
(3) C’est-à-dire le jihâd légitime, le combat autorisé dans la voie d’Allah.