1218 – Abû Hurayra (qu’Allâh l’agrée) rapporte : Lorsque le Messager d’Allâh ﷺ rendit l’âme et qu’Abû Bakr (qu’Allâh l’agrée) fut investi du pouvoir, certains Arabes apostasièrent. ʿUmar (qu’Allâh l’agrée) dit alors : « Comment peux-tu combattre les gens alors que le Messager d’Allâh ﷺ a déclaré : “J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent : Il n’est de divinité qu’Allâh. Celui qui l’atteste préserve de moi ses biens et sa vie, sauf en droit de l’islam, et son compte appartient à Allâh.” » Abû Bakr répondit : « Par Allâh, je combattrai quiconque sépare la prière de la zakât, car la zakât est le droit attaché aux biens. Par Allâh, s’ils me refusaient ne fût-ce qu’un licou(1) qu’ils remettaient au Messager d’Allâh ﷺ, je les combattrai pour ce refus. » ʿUmar (qu’Allâh l’agrée) conclut : « Par Allâh, dès que j’ai vu qu’Allâh avait ouvert la poitrine d’Abû Bakr au combat, j’ai su que c’était la vérité. » Unanimement reconnu authentique.
(1) C.-à-d. un licou servant à entraver le genou d’un chameau.
1219 – Abû Ayyûb (qu’Allâh l’agrée) rapporte qu’un homme demanda au Prophète ﷺ : « Indique-moi une action qui me fera entrer au Paradis. » Il répondit : « Adore Allâh sans rien Lui associer, accomplis la prière, acquitte-toi de la zakât et maintiens les liens de parenté. » Unanimement reconnu authentique.
1220 – Abû Hurayra (qu’Allâh l’agrée) rapporte qu’un Bédouin vint trouver le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allâh, oriente-moi vers une action qui, si je la réalise, me fera entrer au Paradis. » Il répondit : « Adore Allâh sans rien Lui associer, accomplis la prière, acquitte-toi de la zakât prescrite et jeûne le mois de Ramadan. » L’homme déclara : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je n’y ajouterai rien. » Lorsqu’il se fut éloigné, le Prophète ﷺ dit : « Quiconque veut contempler un homme des gens du Paradis, qu’il le regarde. » Unanimement reconnu authentique.
1221 – Jarîr ibn ʿAbd Allâh (qu’Allâh l’agrée) a dit : « J’ai prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ pour établir la prière, m’acquitter de la zakât et prodiguer un conseil sincère à tout Musulman. » Unanimement reconnu authentique.
1222 – Abû Hurayra (qu’Allâh l’agrée) rapporte que le Messager d’Allâh ﷺ a dit : « Il n’est aucun détenteur d’or ou d’argent qui n’en acquitte pas le droit(2) sans qu’au Jour de la Résurrection on n’en forge pour lui des plaques… »
(2) C.-à-d. la zakât qui leur est due.