9 – D’après Abû Mûsâ ‘Abd Allâh ibn Qays al-Ash‘arî – qu’Allâh l’agrée –, on demanda au Messager d’Allâh ﷺ : « Un homme combat par bravoure, un autre par esprit de clan (1) et un autre encore pour se faire remarquer. Lequel de ceux-là est dans la voie d’Allâh ? » Le Messager d’Allâh ﷺ répondit : « Celui qui combat afin que la parole d’Allâh soit la plus haute, voilà celui qui est dans la voie d’Allâh. » (2) Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
10 – D’après Abû Bakra Nufay‘ ibn al-Hârith ath-Thaqafî – qu’Allâh l’agrée –, le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque deux musulmans croisent leurs épées, le tueur comme le tué sont tous deux en Enfer. » Je dis : « Ô Messager d’Allâh, voilà pour le tueur, mais pourquoi le tué ? » Il répondit : « Parce qu’il brûlait lui aussi du désir de tuer son compagnon. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
11 – D’après Abû Hurayra – qu’Allâh l’agrée –, le Messager d’Allâh ﷺ a dit : « La prière accomplie en congrégation dépasse celle qu’un homme fait dans son marché ou chez lui de vingt-et-quelques degrés (3). En effet, lorsqu’il a exécuté soigneusement ses ablutions, puis s’est rendu à la mosquée sans autre intention que la prière – rien ne le pousse à sortir si ce n’est la prière –, il ne fait aucun pas sans qu’il ne lui soit inscrit par ce pas un degré élevé et sans qu’il ne lui soit effacé, par ce même pas, un péché, et ce jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Lorsqu’il y entre, il est considéré comme étant en prière tant que c’est la prière qui le retient ; et les anges invoquent en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il demeure à la place où il a prié, disant : “Ô Allâh, fais-lui miséricorde ; ô Allâh, pardonne-lui ; ô Allâh, accepte son repentir”, tant qu’il n’y cause aucun tort et ne perd pas son état de pureté rituelle. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim, selon la version de Muslim.
Le terme « yanhazuhu » (ya, hâ et zâ en voyelle brève) signifie : le pousser à sortir, le faire se lever.