la récompense qui se trouve dans l’appel à la prière et dans la première rangée ; s’ils ne trouvaient pas d’autre moyen que de tirer au sort pour y accéder, ils le feraient. Et s’ils savaient le mérite qu’il y a à se rendre tôt à la prière, ils se feraient concurrence pour le faire. Et s’ils connaissaient la récompense attachée aux prières du ʿIchâʾ (1) et de l’aube, ils s’y rendraient même en rampant. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
al-istihâm : le tirage au sort ; at-tahjîr : venir tôt à la prière.
1041 – Muʿâwiya (qu’Allah l’agrée) rapporte : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les muezzins seront ceux dont les cous seront les plus longs (2) au Jour de la Résurrection. » Rapporté par Muslim.
1042 – ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Raḥmân ibn Abî Ṣaʿṣaʿa rapporte qu’Abû Saʿîd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Je vois que tu aimes les moutons et la vie au désert (3). Lorsque tu te trouves parmi ton troupeau – ou dans la steppe – et que tu fais l’appel à la prière, élève ta voix pour l’adhân : nul djinn, nul être humain, nulle créature n’entend la portée de la voix du muezzin (4) sans témoigner en sa faveur le Jour de la Résurrection. » Abû Saʿîd ajoute : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Rapporté par al-Bukhârî.
1043 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’appel à la prière est lancé, Satan tourne les talons en laissant échapper des vents pour ne pas entendre l’adhân ; quand l’appel est terminé, il revient ; puis, quand l’iqâma est proclamée, il s’enfuit de nouveau ; une fois l’iqâma achevée, il revient encore, jusqu’à ce qu’il se glisse (5) entre l’homme et ses pensées en disant : “Souviens-toi de ceci, souviens-toi de cela” – des choses qu’il n’avait jamais évoquées auparavant – si bien que l’homme finit par ne plus savoir combien de rakʿa il a accomplies. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le tathwîb : l’iqâma (l’annonce qui précède immédiatement la prière).
(1) al-ʿatama : autre nom de la prière de la nuit (ʿIchâʾ).
(2) Image figurée indiquant leur distinction et leur haute position.
(3) al-bâdiya : la steppe, la vie nomade au désert.
(4) Madâ ṣawt al-muʾadhdhin : l’étendue que porte la voix du muezzin.
(5) yakhturu : s’immiscer furtivement, se faufiler.